Vienne, le Danube, la nature, les promenades et les loisirs…

Vienne est une ville particulièrement adaptée à la pratique de la promenade, de la randonnée pédestre ou cycliste, des sports aquatiques, du vélo sportif ou touristique ainsi que du jogging, du roller et autres façons agréables et sportives de se déplacer. En hiver le patinage est un art très apprécié des familles. 

 

                                            Vue de Vienne depuis le satellite Landsat 8

Vienne côté eau et nature

De l’eau de Vienne et d’ailleurs en Autriche…
À Vienne, on boit aussi au robinet l’eau du Danube, elle est bonne mais elle n’est pas bleue ce qui vaut mieux ! Il faut dire que les autorités viennoises ont fait ce qu’il fallait pour améliorer et préserver la pureté de l’eau du fleuve qui arrive aux portes de la ville.Nombreuses sont les cités qui échangeraient volontiers leur place avec celle-ci pour la qualité de son eau potable. Le liquide qui coule des robinets viennois est d’une qualité telle que, régulièrement, des hommes d’affaires vont frapper à la porte du maire avec l’idée du siècle en poche : la mettre en bouteille et la vendre très cher. Sans succès, cela dit en passant.

Quant à la surface de verdure, là aussi Vienne bat largement les autres métropoles européennes : bois, prés et parcs, mais aussi jardins, terrains de sport et champs représentent 20 200 hectares, c’est-à-dire encore la moitié de la superficie de l’agglomération viennoise – sans compter le Danube et les autres plans d’eau de la capitale. Mais de cela, les Viennois ne s’en aperçoivent que lorsqu’ils sont en voyage. Quelque chose alors leur manque, quelque chose qui, à Vienne justement, rend la vie bien agréable…

Randonnées viennoises
Parlons végétation : Vienne est une ville… dans les bois ! Elle est délimitée à l’ouest par la Forêt viennoise, une chaîne de collines qui non seulement approvisionne la capitale en oxygène, mais offre un vaste réseau de chemins de randonnée et de VTT pour les marcheurs ou les simples promeneurs. Un balisage très clair permet de circuler sur des grands circuits à vélo tout terrain qui empruntent des sentiers de forêt et parcourent les collines allant vont jusqu’aux limites de la ville, puis reviennent à leur point de départ. Les sentiers pédestres sont eux aussi munis d’un excellent balisage. Ça ne veut pas dire pour autant qu’il faille tomber dans l’excès – comme ce grand marcheur viennois qui a réalisé l’exploit de faire 500 fois le tour de Vienne sur l’un de ces chemins de randonnée ! On peut se contenter d’une petite balade dans les vignobles, sur l’une des collines qui surplombent Vienne : le Cobenzl  (Latisberg, 492 m), ou le Leopoldsberg qui, avec ses 425 mètres de haut, offre une vue imprenable sur la capitale. Les sommets du  Cobenzl et  du  Leopoldsberg s’atteignent aussi très aisément en bus (ligne 38A depuis la station Heiligenstadt du métro U4). Dans cet environnement on ne boit plutôt du vin dont les vignes pontent vers le sommet des collines rappelant que Vienne est une capitale vinicole.

Des arbres qui parlent dans un pré…
Les Viennois ont leurs prés favoris. Le Himmelwiese par exemple, qui signifie littéralement « la prairie céleste ». Il est situé tout en haut du quartier de Grinzing, au bout de la Himmelstrasse (littéralement : rue du Ciel), à quelques minutes de marche du Cobenzl. On y trouve non seulement un fabuleux panorama, mais aussi des « arbres qui parlent » et qui, l’été, font même de la musique : le Lebensbaumkreis (Cercle de l’Arbre de Vie) est planté d’arbres auxquels de vieilles croyances attribuent une signification semblable à celle des signes astrologiques. Un petit haut-parleur, que l’on déclenche par l’entremise d’une cellule photoélectrique en passant, nous raconte l’histoire de chacun de ces arbres. Ou émet de la musique classique, du jazz. Et de temps à autre, des concerts y ont lieu. La prairie qui s’étend en contrebas, la Bellevuewiese, est un endroit privilégié par beau temps, un lieu idéal pour se détendre. Et savourer la vue. Car le nom de ce pré est tout un programme, comme l’avait déjà constaté un des enfants les plus célèbres de la ville : une stèle commémorative, dressée sur cette prairie plutôt excentrée mais dotée d’une très « belle vue », rappelle que Sigmund Freud aimait venir s’y attarder et y aurait résolu quelques énigmes de la psychée humaine. Pour atteindre la Bellevuewiese, remonter la Himmelstrasse sur une centaine de mètres, puis tournez à droite en traversant un petit parking, facile à repérer. La stèle de S. Freud se trouve sur le bord gauche de la prairie.

Le Parc National des Prairies Danubiennes

Encore une originalité pour Vienne !
Les amateurs d’une nature préservée trouveront leur bonheur à l’autre extrémité de la capitale : Vienne est la seule agglomération de plus d’un million d’habitants au monde à posséder un parc national. Le Parc National des  » Donauauen  » (prairies alluviales danubiennes) commence à Vienne et s’étend en aval, le long du Danube, sur plus de 9 300 hectares : une plaine alluviale sauvegardée, une authentique forêt vierge, par endroits. La partie viennoise qui couvre à peu près un tiers du Parc national, s’appelle la Lobau qui fut occupée par…Napoléon lors de son passage en Autriche : c’est une zone de nature vivante à portée de la main. Ailleurs, il faut faire des heures de route pour en trouver de semblables. Ici, il suffit de prendre les transports publics. Ou le bateau navette.

Pour rejoindre la Lobau et le Parc National Donauauen, on peut prendre le bus 91A (de la station Kaisermühlen – Vienna International Centre du métro U1). Du 2 mai au 26 octobre, le bateau du Parc National appareille tous les jours à 9 h du pont Salztorbrücke, près de la Schwedenplatz, en direction de la forêt fluviale du Danube, permettant ainsi de « conquérir » le Parc National par le fleuve. Conquérir en douceur, s’entend, en observateur silencieux d’un splendide environnement naturel. Trajet et visite du Parc National durent en tout 4 heures. Un guide attend les visiteurs dans le Parc National (réservations au plus tard la veille du circuit auprès de l’administration forestière du Parc national).
Parc  National des Donau-Auen :
www.donauauen.at

www.wald.wien.at 

Sur les bords du nouveau et du vieux Danube…
Ah, le Danube ! Quand on pense que, pendant des décennies, les Viennois l’ont ignoré… Depuis la régulation du fleuve en 1875 qui mit fin aux inondations, aussi meurtrières que régulières, Vienne n’était plus situé sur le Danube, mais à côté du Danube. Et ce n’est que dans les années soixante-dix du siècle passé, lorsque fut creusé un canal de déversement des eaux de crue, parallèle au lit du fleuve sur toute sa portion viennoise, que Vienne s’est à nouveau rapprochée du Danube : à la grande surprise des hommes politiques, les Viennois et les Viennoises prirent immédiatement possession de cette île artificielle de 21 kilomètres de long en pleine ville. Aujourd’hui, les rives de l’Île du Danube, en tout 42 kilomètres de plage, sont devenues une vraie sensation que toutes les villes du monde (excepté Rio, peut-être) envient à Vienne : en métro, il faut exactement six minutes depuis la cathédrale Saint-Étienne, le centre de la capitale, pour aller se baigner, flâner ou boire un cocktail dans une ambiance plage chic, le soir au bord de l’eau. L’Île du Danube est desservie par les lignes de métro U1 (station Donauinsel), U6 (station Neue Donau) et U2 (stations Donaumarina et Donaustadtbrücke). Aux alentours de la station Donauinsel, on trouve de nombreux bars et restaurants.

Pour tous ceux qui ont envie de surfer, mais pas seulement sur l’eau, l’Île du Danube dispose depuis fin 2012 d’un accès WiFi gratuit : le wien.at Public WLAN. Il se trouve entre les ponts Floridsdorfer Brücke et Reichsbrücke. Seule exception, la «zone calme» entre le pont Brigittenauer Brücke et la Tour du Danube. Il suffit d’enregistrer gratuitement son numéro de portable pour recevoir un code par texto et le tour est joué. Et pour tout savoir sur les activités proposées sur l’île du Danube et leur emplacement exact, faites un tour à l’«Inselinfo» (près de l’aire de jeux aquatiques, 350 mètres en aval du pont Reichsbrücke, ouvert de mai à oct. le mer., ven., sam. et dim. de 12h à 18h).

Sports aquatiques, vélo et footing
Les plaisanciers et les véliplanchistes sont évidemment de grands adeptes de l’Île du Danube. Car le vent qui souffle le long du fleuve, propulsé entre les collines viennoises comme dans une tuyère, est un défi pour les sportifs. Ce que vous diront tous ceux qui viennent apprendre l’art de barrer sur le Vieux Danube, un ancien bras du Danube, pittoresque à souhait. Mais il y a aussi des pédalos, des canots à rames et des bateaux électriques. Et même, sur le Nouveau Danube où la navigation est plus aisée, un téléski pour ski nautique et wakeboard. Pour les amateurs d’adrénaline, il existe depuis 2013 un bassin d’eaux vives près du pont Steinspornbrücke sur l’Île du Danube. Les plus hautes normes de sécurité les plus y sont appliquées, si bien que les jeunes sportifs (12 ans minimum) sachant nager peuvent se jeter à l’eau avec kayak, raft ou bouée.

Téléski nautique : www.wakeboardlift.at
Sports nautiques : www.wien.gv.at/freizeit/sportamt/sportstaetten/wildwasseranlage

Nul n’est besoin, pour aller rejoindre les flots depuis le centre-ville, d’une barque ni d’une rame de métro. Car Vienne est une ville résolument cyclophile. D’abord, elle dispose d’un important réseau de voies cyclables (plus de 1 200 kilomètres) qui incitent de plus en plus de Viennois à se mettre en selle, et ce malgré le terrain vallonné. Mais les touristes de passage, eux aussi, raffolent du vélo : visites guidées des curiosités à bicyclette, circuit des monuments de grands compositeurs et écrivains dans les charmants parcs de la ville, le long de la Ringstrasse (notamment le Stadtpark, le Volksgarten ou le Burggarten) ou découverte autonome avec un vélo de location : on va plus vite qu’à pied et on reste en contact avec la ville.

D’ailleurs, certains coins sont faits pour la petite reine : le Prater, par exemple. Ce vestige de forêt alluviale tout proche de la ville couvre plus de six kilomètres carrés. Pendant des siècles, les Habsbourg l’ont utilisé comme réserve de chasse impériale. Du côté jouxtant la ville, le personnel forestier obtint le droit d’aménager des tavernes et des attractions – ainsi naquit l’actuel « Wurstelprater » (littéralement : le Prater des Polichinelles) avec sa Grande Roue et son luna-park où manèges anciens et trains fantômes côtoient des montagnes russes modernes. Juste derrière s’étendent de vastes prairies entrecoupées de zones boisées : la fameuse Prater Hauptallee qui mène au cœur de cette vieille forêt alluviale, fait presque cinq kilomètres de long. Les cyclistes et les patineurs en rollers se la partagent avec les joggers – qui la pratiquent désormais à n’importe quelle heure du jour et de la nuit ! Normal : tout poumon qui se respecte préfère l’air de la forêt à celui de la ville, si classique soit-il. C’est sans doute pour cela que le Vienna City Marathon qui, avec ses différentes épreuves, attire d’année en année près de 41 000 coureurs originaires de 120 pays, traverse aussi le Prater.
Location de vélos à Vienne : www.wien.info/fr/vienna-for/sports

Mais rien ne vous empêche d’aller courir ailleurs. A la périphérie de la capitale, les plus jolis itinéraires de footing sont balisés : dans le Lainzer Tiergarten, par exemple, un parc animalier limitant la ville à l’ouest, l’un des circuits les plus faciles (310 mètres de dénivelé et 13,4 kilomètres de long) serpente dans la forêt ombragée jusqu’à la Villa Hermès. Avec la précision du balisage, impossible de se perdre, même quand on n’est pas du coin : c’est ce que nous ont juré des joggers qui ont testé les itinéraires viennois de course à pied sous toutes les coutures, après la mise en place des balises. L’entrée dite  » Lainzer Tor « , point de départ de l’itinéraire de footing qui va jusqu’à la Hermesvilla, se trouve dans la Hermesstrasse (accessible en bus 60B).

Et puis le centre-ville, lui aussi, se met en quatre pour les amateurs de footing. Pour ceux qui aiment faire du sport en se cultivant, le Jardin botanique, juste à côté du Belvédère, est le lieu ad hoc : il y a 250 ans, l’impératrice Marie-Thérèse y fit aménager un jardin de plantes médicinales pour que les étudiants de médecine puissent étudier dans la pratique les vertus des simples. Aujourd’hui, le Jardin botanique qui héberge une flore tant autochtone qu’exotique, ainsi que des espèces menacées, sert de laboratoire de recherches à l’Université de Vienne. On y fait son footing entre les séquoias de Californie et les bambous de Chine.
Jardin botanique : www.botanik.univie.ac.at

Plus à l’ouest de Vienne, le jogging se fait impérial. Par exemple chez Sisi. Et plus précisément à Schönbrunn. Il n’est d’ailleurs pas impossible que les coureurs qui font leurs rondes entre Gloriette et château impérial, empruntent un itinéraire ayant déjà servi de parcours d’entraînement à l’impératrice… Élisabeth, en effet, était en avance sur son temps – et son programme de mise en forme ne faisait que renforcer la méfiance de ses contemporains. Aujourd’hui, sans doute la verrait-on sur des rollers – mais pas à Schönbrunn, à cause des allées gravillonnées. Le Viennois dynamique et la Viennoise sportive pratiquent le roller sur l’Île du Danube ou – à l’instar des grandes randos nocturnes à Paris – dans les rues de la capitale le vendredi soir. Ce qui ne réjouit pas toujours les automobilistes, certes, mais ça n’est pas une particularité viennoise.

Tous à l’eau : plages et piscines
La spécialité viennoise, en revanche – on en a déjà parlé – c’est le record de la plus longue plage pour une ville européenne non côtière : 42 kilomètres de plages le long du Nouveau Danube, et les Viennois en redemandent. Dès que les températures le permettent, ils prennent d’assaut piscines et plans d’eau. Par exemple les plages aménagées du Vieux Danube avec leurs vastes parcs où, même un jour de canicule, on trouvera toujours un petit coin de pelouse tranquille. À moins que l’on préfère se réfugier sur les hauteurs qui entourent la ville : quand, l’été, on va passer la journée à la piscine Krapfenwaldbad, sur la colline du Kahlenberg, on a un peu l’impression que les jeunes et beaux Viennois (et Viennoises) préfèrent laisser leurs concitoyens moins avantagés transpirer plus bas, dans les bureaux et les boutiques – ou alors c’est qu’on ne travaille guère, dans cette ville. En tous cas, ceux qui ont la chance de pouvoir, en pleine journée, se prélasser en bonne compagnie au bord d’une piscine avec vue plongeante sur Vienne, ont l’air de vivre à l’aise avec leur mauvaise conscience… Comme tous les piscines en plein air de Vienne, la piscine Krapfenwaldbad est ouverte de début mai à mi-septembre (1190 Vienne, Krapfenwaldgasse 65-73, tél. +43-1-320 15 01. Prendre le bus 38 A).
Liste de toutes les piscines municipales de Vienne, avec lien renvoyant à chaque établissement : www.wien.gv.at

Une piscine impériale…
La Schönbrunner Bad passe pour être la plus belle piscine en plein air de la capitale, car on s’y baigne l’été en plein parc du château de Schönbrunn. Elle comporte un bassin sportif de 50 mètres, une zone de remise en forme et de détente et un terrain de beach-volley. En plus, elle est ouverte tous les jours, du mois d’avril au mois de septembre. Jusqu’à 22 h, même, de début juin à la mi-août
Piscine du parc du château de Schönbrunn, 1130 Vienne : www.schoenbrunnerbad.at

Et s’il fait mauvais ? Les piscines couvertes pullulent dans toute la ville. Des piscines originales, aussi. Comme le Kaiserbründl. Ce superbe établissement de style oriental est réservé exclusivement aux hommes qui ont un faible pour les hommes. L’entrée est interdite aux femmes – sans aucune exception !
www.kaiserbruendl.at

Mais que les femmes (seules ou accompagnées) qui, à côté des joies du bain, s’intéressent aussi à l’architecture thermale se consolent : construite en 1926 dans le dixième arrondissement, la piscine Amalienbad est un authentique joyau de cet art. Seule la verrière qui s’ouvrait en trois minutes pour transformer cette piscine couverte en bassin de plein air, n’a pas survécu à la Seconde Guerre mondiale. Le reste a retrouvé son état original grâce à une vaste rénovation. Naturellement, les attractions nautiques ne sont pas de reste : à la piscine Diana-Erlebnisbad, notamment. Ce lieu ne s’adresse pas aux adeptes de la nage sportive, mais à ceux, petits ou grands, qui aiment s’ébattre dans l’eau : avec les toboggans, les plages artificielles, les bassins avec courant et vagues, ils s’en donneront à cœur joie.

L’été, la piscine du Badeschiff permet de piquer une tête dans l’eau au cœur de la capitale, dans le Canal du Danube à la hauteur de l’Urania – un break vivifiant entre deux visites de musées ! Sur la terrasse, des transats attendent les baigneurs, boissons fraîches et petits plats aussi…

Renseignements sur les piscines, les  chemins de randonnée viennois et de nombreux plans : www.wien.gv.at

Sources : www.wien.info

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