Articles de la catégorie : Cinéma, vidéo, médias

Une filmographie danubienne ou le fleuve fait son cinéma…

Le Danube, son univers fascinant, ses paysages et ses lumières parfois presque surnaturels, ses singuliers riverains, la longueur et la variété de son cours, son patrimoine culturel et environnemental fascinent depuis longtemps le monde cinématographique et sont ainsi la raison de nombreux longs métrages, reportages, documentaires, vidéos, installations, performances visuelles et sonores et autres projets artistiques, itinérants ou non.

Parmi les nombreux documentaires et reportages consacrés au fleuve, à ses cultures, à son environnement et aux populations danubiennes, on regardera avec un grand intérêt les réalisations d’Ulrike Bartels, de Nikolaus Geyrhalter (émouvant film documentaire en noir et blanc de 1994 avec des portraits de personnages des environs de Vienne dont le destin est lié volontairement ou involontairement au fleuve et à son quotidien), Jacques-Yves Cousteau, Joël Jenin et Dieter Zeppenfeld, Sybille Kraft et la série pour les télévisions allemandes et françaises de Martin Graff.

Le beau documentaire en forme de remontée du fleuve de Daniel Barison et Daniel Ross Hölderlin et l’Ister, inspiré par le regard de Martin Heidegger sur l’oeuvre du grand poète allemand, s’inscrit dans une démarche philosophique et poétique .

À découvrir aussi parmi de nombreuses réalisations le travail créatif de l’artiste autrichien Reiner Prohaska. Le fleuve se prête aux expérimentations spaciales.

Au-delà de la seule sphère documentaire, de la vidéo et des performances le fleuve occupe une place originale et souvent centrale dans de nombreux scénarios de films d’auteurs et de courts métrages. Rien d’important ne se passe sans que le fleuve y participe.  Citons parmi ces films dont les histoires battent souvent au rythme du Danube ou de son delta le magnifique Codine d’Henri Colpi, Chat noir, chat blanc d’Emir Kustarica, Le regard d’Ulysse de Theo Angelopoulos, Delta du hongrois Kornél Mundruczó, Donau, Dunaj, Duna, Dunav, Dunarea du serbe Goran Rebic, Vers la mer d’Annick Leroy et le récent Calea Dunarii (Le chemin du Danube) du réalisateur roumain Sabin Dorohoï dans lequel le fleuve de la région roumaino-serbe des Portes de Fer, frontière de l’Union Européenne avec la Serbie, est omniprésent et joue un rôle crucial dans le destin d’un enfant des lieux.

Le roman danubien de l’écrivain hongrois Mór Jókai (1825-1904) L’homme en or a été adapté à quatre reprises par des réalisateurs hongrois : en 1918 (Sándor Korda), 1936 (Béla Gaal), 1962 (Viktor Gertler) et pour la télévision en 2005 par Péter Gardós.

Plusieurs des merveilleux livres de l’écrivain Panaït Istrati ont été également adaptés pour le cinéma (Codine, Kira Kiralina, Les chardons du Baragan…)

La célèbre valse du Beau Danube Bleu a aussi inspiré un cartoon musical d’environ sept minutes produit par la MGM et Hugh Hartmann en 1939, The Blue Danube.

Cette filmographie n’est évidemment pas exhaustive.

[Lire la suite]
1
Retour en haut de page
Donec risus tristique quis Aliquam nunc lectus sit leo sem,