Le Danube et l’espace danubien…

Ce site aborde le fleuve dans une perspective holistique. On y parle d’histoire, d’ethnologie, d’environnement, de navigation, de bateliers, de musées de la batellerie, de climatologie, de destins liés au Danube, d’hydrographie, d’îles, d’oiseaux, de poissons , de pécheurs, de bateliers, du delta, de musiques, de cuisines et de vins, de croisières et de voyages d’autrefois et d’aujourd’hui, de cinéma, d’étymologie, de festivals et de cultures, de littérature, de souvenirs, de savoirs et savoir-faire, de métiers du fleuve, de mythes, de légendes et de personnages danubiens d’anthologie ou d’habitants des bords du fleuve.

L’une de ces légendes, parmi les plus belles de la mythologie européenne, ne raconte-t-elle pas que Jason et ses compagnons auraient remonté le Danube au retour de leur périlleuse expédition pour la conquête de la Toison d’or, depuis l’une de ses « bouches » dans la mer Noire jusqu’au confluent avec la rivière Sava  ?

Brigach und Breg bringen die Donau zu Weg ! (La Brigach et la Breg ouvrent le chemin au Danube !)
Dicton populaire

Seul fleuve européen important à se diriger dans un axe général d’ouest en est, le Danube prend ses sources en Allemagne dans le massif de la Forêt-Noire (Bade-Wurtemberg) à Furtwangen pour les uns ou à Donaueschingen, considéré comme la source officielle, pour les autres.

On peut aussi considérer, pour apaiser cette querelle ancienne, que le Danube prend à la fois ses sources à l’altitude de 1078 m au lieu-dit Martinskapelle à Furtwangen (source de la Breg), au lieu-dit Sankt-Georgen-Brigach situé à 925 m d’altitude (source de la Brigach) sur la commune de Sankt-Georgen im Schwarzwald tout comme à Donaueschingen puisque c’est ici que toutes les eaux de ces multiples sources et ruisseaux se rejoignent pour former officiellement le Danube. Le fleuve traverse ensuite une partie du vieux continent pour finir en un grandiose delta, prodigue en biodiversité et se jeter en se partageant aujourd’hui en trois grands bras et de multiples ramifications secondaires dans la mer Noire, une mer fermée appartenant à part égale à l’Asie et à l’Europe.

Les cours du Moyen et du Bas-Danube ainsi que le delta et les côtes occidentales de la mer Noire vus d’un satellite

Le Danube est dès sa naissance et sur de nombreux aspects, un fleuve fascinant et au destin complexe. Son histoire commence bien avant que les hommes ne viennent peupler et coloniser son delta, ses rives puis son bassin tout entier.

Le Danube en quelques chiffres…
   On mesure la longueur du Danube à contre-courant, de l’aval vers l’amont ; une longueur toutefois variable au cours du temps du fait du travail du fleuve tout au long de son périple jusque dans son delta et des nombreux aménagements des hommes, principalement à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle aménagements qui ont permis d’améliorer et de sécuriser la navigation siècle, de lutter contre les inondations mais qui ont eu également parfois pour conséquence de réduire sa longueur.
Longueur totale du Danube, de Sulina (kilomètre 0, Roumanie) jusqu’à la source de la Breg en Forêt-Noire (Furtwangen, Bade-Wurtemberg, Allemagne) : 2 888 km (on trouve également parfois le chiffre de 3019 km).

Le Danube mesure 2 840 km de Sulina jusqu’à Donaueschingen (Allemagne) où le Danube prend officiellement sa (ses) source(s).

La bassin rénové du Danube dans le parc du château des princes de Fürstenberg à Donaueschingen, lieu officiel (mais contesté par les habitants de Furtwangen) de la naissance du Danube, photo © Danube-culture, droits réservés

De Sulina (km 0) à Galaţi (km 151), le parcours du fleuve est considéré comme une route maritime, aussi se mesure-t-il sur celui-ci en milles marins (1 mille marin = 1, 852 km).

En aval de Sulina et du point kilométrique zéro à partir duquel on mesure les distances sur le fleuve, le Danube poursuit désormais son chemin vers la mer Noire, photo © Danube-culture, droits réservés

La distance en ligne droite entre le confluent de la Breg et de la Brigach à Donaueschingen et l’embouchure du fleuve est de 1 630 km, donnant ainsi un coefficient de sinuosité de 1,7.

Le Danube occupe la vingt-et-unième place parmi les plus grands fleuves du monde. C’est le plus long fleuve d’Europe après la Volga (3 740 km) qui se jette également dans la mer Noire. D’autres grands fleuves européens se jettent également dans la mer Noire : le Dniepr (2290 km, le Borysthène des Grecs de l’Antiquité) et le Dniestr (1362 km).
Le Danube franchit de ses sources en Forêt-Noire jusqu’à la mer Noire 22 longitudes.

Au confluent de la Breg et de la Brigach à Donaueschingen (Bavière), les premiers pas officiels du Danube, photo © Danube-culture droits réservés

Un très faible dénivelé
Le dénivelé total du fleuve, depuis Donaueschingen jusqu’à la mer Noire n’est que de 678 m. La pente moyenne est donc très faible et n’est égale en moyenne qu’à 25 cm/km ! Si le coefficient de sa pente dépasse les 1% en amont d’Ulm il s’abaisse à 0,5% entre le confluent du Lech et Regensburg (Ratisbonne) puis à 0,2% sur la fin de son parcours allemand jusqu’à Passau. Le dénivelé reprend ensuite un peu d’ampleur pour atteindre une moyenne de 0,4% à la hauteur de Bratislava puis s’abaisse à 0,1% sur la frontière slovaco-hongroise et à 0,006% dans la plaine panonienne, remonte à 0,3% dans le passage entre les Carpates et le Balkan, passage dit des Portes-de-Fer (avec des variations entre 0,04 et 2%) avant de redescendre à 0,05% jusqu’à Cernavoda et enfin 0,01% au-delà jusqu’à la mer Noire.

Débit
   Le fleuve a un débit annuel moyen d’environ 203 millions m3 (6 500 m3/s).

Le Danube en Strudengau (Haute-Autriche) à l’automne, photo © Danube-culture, droits réservés

Régime
   Rassemblant des eaux en provenance des hautes montagnes (Alpes), de moyennes montagnes (Carpates, Balkan…) et de leurs contreforts, de hauts plateaux, de bassins et de plaines, le Danube possède un régime d’écoulement très complexe dont le profil évolue depuis celui d’une rivière de montagne jusqu’à celui d’un grand fleuve de basse plaine. De nombreuses crues affectant en particulier le Haut et le Moyen-Danube caractérisent son histoire mais ces crues dévastatrices n’affectent pas toutefois l’ensemble du bassin en raison du « décalage chronologique qu’apportent à leur propagation les conditions d’écoulement, et de l’hétérogénéité des influences météorologiques. »

Une image de plus en plus rare : le Danube bulgare à la hauteur de Ruse entièrement gelé pendant l’hiver 1985, photo droits réservés

Le fleuve peut encore certains hivers rigoureux, en traversant des régions à climat continental, charrier des glaces qui provoquent alors des embâcles remontant vers l’amont à partir de rétrécissements situés entre les reliefs. Il n’était pas rare que le Bas-Danube soit également pris par les glaces entre Cernavoda et les embouchures, bloquant tout trafic fluvial pendant plusieurs semaines.

Principales crues historiques : 1342, 1501, 1787, 1838 (Budapest), 1897,  1899, 1954, 1956, 1965, 1970, 2002, 2006, 2010. 

Le long du Haut et Moyen-Danube se rencontrent de nombreux témoignages d’ importantes inondations  comme ici à Szentendre (Hongrie), photo © Danube-culture, droits réservés

Principaux affluents
   Le Danube reçoit au long de son cours plus de 300 affluents parmi lesquels, d’amont en aval, l’Iller (147 km), le Lech (264 km), l’Isar (292 km), l’Inn (515 km), rivière alpine dont certains prétendent que son débit serait supérieur à celui du Danube à la hauteur de son confluent avec celui-ci à Passau (Bavière), l’Enns (349 km), la Traun (153 km) , la Morava (March, 329 km), la Leitha (Lajta, Litava, 180 km), la Váh (Waag, 378 km), la Gran (Hron, 298 km), l’Ipoly (Eipel, 232 km), la Drava (707 km), la Tisza (Tisa, Theiß, 970 km), la Sava (Save, 940 km), le Timiș (359 km), la Velika Morava (245 km), le Timok (184 km), le Jiu (331 km), l’Iskǎr (368 km), l’Olé (Olt, 670 km), la Yantra (285 km), l’Argeş (327 km), le Siret (726 km) et le Prut (Prout, 967 km). Tous ces affluents prennent leurs sources dans l’un des trois massifs montagneux récents que le fleuve côtoie : les Alpes, les Carpates et les Balkans.

Débit du fleuve et apport des principaux affluents

Le fleuve le plus international au monde !
10 pays se partagent aujourd’hui les rives du Danube ce qui en fait le fleuve le plus international au monde : Allemagne, Autriche, Slovaquie, Hongrie, Croatie, Serbie, Roumanie, Bulgarie, Moldavie, Ukraine. Toutefois le Danube n’a aucune nationalité, il n’appartient en réalité à aucun pays. Il n’est ni allemand, ni autrichien, ni slovaque ou hongrois, croate, serbe, roumain, bulgare, ukrainien ou moldave. Le Danube est le Danube !

Bassin versant
Le bassin versant du Danube, qui occupe le vingt-cinquième rang mondial, représente une superficie totale de 817 000 kmsoit environ un douzième du continent européen, englobe totalité ou partie 19 pays européens pour une population d’environ 83 millions d’habitants. Il s’étend à partir de 8° 09’ (sources de la Breg et de la Brigach) jusqu’ 29° 45’ de longitude est (delta sur la mer Noire).
Le point le plus méridional du bassin danubien se situe au 42° 05’ de latitude nord, à la source de son affluent l’Iskar (rive droite) dans le massif du Rila, et son point le plus septentrional à 50° 15’ de latitude nord, à la source de la Morava (March, rive gauche).

Selon sa structure géologique et géographique, le bassin versant du Danube peut-être divisé en 3 régions : Le Haut-Danube, le Moyen-Danube et le Bas-Danube que les Grecs de l’Antiquité appelaient « Ister ».
Un tiers de ce bassin appartient aux grands massifs montagneux récents (Alpes, Carpates, Balkans, Monts dinariques) et les deux autres tiers sont représentés par des montagnes moyennes de formation plus ancienne (Forêt-Noire, Jura souabe et franconien, Forêts de Bavière et de Bohême, Hauteurs tchéco-moraves), des plateaux (Dobroudja, Ludogorie, plateau moldave, Podolie) et de grandes plaines (plaine panonienne ou Alföld, plaine roumano-bulgare).

Bassin-du-Danube

Bassin du Danube ; le fleuve au coeur d’un important et indispensable réseau hydrographique européen (source Wikipedia)

Le bassin du Danube avoisine à l’Ouest et au Nord-Ouest, près de ses deux sources, le bassin du Rhin, confine au Nord au bassin de la Weser, de l’Elbe, de l’Oder et de la Vistule, au Nord-Est au bassin du Dniestr et au Sud aux bassins versants des fleuves tributaires de la mer Adriatique et de la mer Égée.

Climat
En raison de sa forme allongé d’Ouest en Est et de la variété de son relief, le bassin versant du Danube reflète des conditions climatiques très diversifiées : influences océaniques (Haut-Danube), influences méditerranéennes dans les territoires traversés par deux de ses affluents, la Drava et la Sava (Haut et Moyen-Danube), climat continental aux hivers rigoureux dans les régions danubiennes orientales (Bas-Danube). Le climat est également tributaire de l’altitude et de l’exposition au vent ou non. Ensoleillement, nébulosité, régime des précipitations et des vents contribuent à complexifier le climat et sont à l’origine de nombreux microclimats sur les rives danubiennes.

Le Danube et les hommes : un fleuve fragmenté
   On trouve sur les rives du Danube des témoignages de la présence humaine parmi les plus anciens du continent européen. Plusieurs représentations féminines et mythiques de la préhistoire dites Vénus symbolisent le lien intime des hommes avec le fleuve dès le Paléolithique comme la Vénus de Hohle Fels découverte en 2008 dans une grotte du Jura souabe, près d’Ulm (Allemagne), sculptée dans de l’ivoire de mammouth et datée d’env. 35 000-40 000 ans av. J.-C., celle de Galgenberg ou Fany von Galgenberg, statuette en serpentine verte retrouvée en 1988 à Strautzing, près de Krems, dans la Wachau (Autriche), datée de plus de 32 000 ans avant J.-C., la Vénus de Willendorf, découverte auparavant en Autriche dans la région de la Wachau (1908), divinité fluviale aux formes généreuses de l’époque glaciaire (entre 30 000 et 20 000 avant J.-C.) en calcaire. D’autres trésors archéologiques plus récents ont été retrouvés sur l’extraordinaire site archéologique de Vinča (Serbie), lieu sur lequel les hommes s’étaient installés dès la première période du Néolithique moyen, époque qualifiée « d’âge d’or du genre humain » par le poète romain Ovide. Tout comme celui de Vinča, le site serbe encore plus ancien de Lepensky Vir (9500 – 6200 av. J.-C.) témoigne également du haut degré de savoir faire de ces premières civilisations danubiennes et de leur lien intime avec le fleuve.

Vénus paléolithique de Hohle Fels, Jura souabe, photo droits réservés

Les premiers navigateurs dans le delta du Danube auraient été les Phéniciens suivis des Égyptiens et des Grecs. Les armées du souverain Perse Darius Ier (vers 550-486 av. J.C.) s’y aventurent mais sont obligées de battre en retraite devant les redoutables tributs nomades scythes au fait de la géographie spécifique de leur territoire. On trouve déjà sur les territoires bas-danubiens des Thraces, des Macédoniens, des Ylliriens. À partir de 500 av. J.-C. les premières tributs celtes, dont la langue pourrait être à l’origine du nom de Danube, s’installent au bord du fleuve. À l’époque de la conquête romaine les peuples indigènes de la région du Danube se partagent en quatre catégories plus ou moins distinctes : les Celtes au nord-ouest, les Illyriens (ouest), à l’est les Daces et les Thraces au nord et au sud.

Vestiges sur la rive serbe du pont romain dit « de Trajan » construit en 103-105 par l’architecte Appolodore de Damas, photo © Danube-culture, droits réservés

Les conquêtes romaines de l’apogée de l’empire (100-300 ap. J.-C.) font de « Fluvius Danubius » une de leurs principales frontières. Les légions y construisent le fameux « Limes » avec ses camps fortifiés qui  protègent (provisoirement) l’empire des barbares. La flotte militaire romaine, stationnant près de garnisons réparties le long du Danube, bien adaptée au contexte fluvial, navigue habilement et rapidement. Le fleuve, entièrement sous domination romaine, des sources jusqu’au delta, (les Romains sont probablement les seuls à l’avoir réussi de toute l’histoire humaine) devient un axe commercial et de communication. Le déclin de l’empire romain bouleverse l’ordre établi et laisse une situation de plus plus instable et un territoire ouvert aux invasions et aux migrations. Profitant du chaos, les Avars établissent leur domination sur le Moyen-Danube (500-800 ap. J.-C.), domination à laquelle met fin à son tour l’avènement de Charlemagne et de l’Empire franc.

Se sont implantées entretemps sur les ruines des deux empires de nombreuses tributs que le bassin danubien occidental séduisait tout autant : Huns, Tatars, Magyars, Germains, Slaves, Francs, Tsiganes… et autres peuples venus souvent des steppes orientales et de contrées encore plus lointaines. Succédant à Rome les empires byzantins puis le premier et second empires bulgares dominent partiellement le Bas-Danube  jusqu’au XIVe siècle. De redoutables expéditions mongoles viennent toutefois semer à plusieurs reprises la désolation dans ces contrées. Les Ottomans commencent à investir à leur tour l’ancien territoire danubien byzantin et s’y installent. Manifestant des velléités de conquêtes européennes pendant trois siècles (XVe-XVIIe siècles), ils vont s’avancer et s’étendre peu à peu vers l’ouest annexant tout d’abord le Bas-Danube puis une grande partie du fleuve hongrois.

Les armées ottomanes assiègent sans succès Vienne pour la deuxième fois en 1683, collection du Musée de la ville de Vienne

Ces Ottomans seront difficilement repoussés à plusieurs reprises, aux portes de Vienne, par des coalitions d’armées catholiques et alliées venues prêtées main forte aux troupes de l’empire menacé des Habsbourg. Tous comme les Romains, les Ottomans avaient bien compris les intérêts stratégiques et économiques de maîtriser la navigation sur le Danube et s’y sont employés avec un certain succès. Ils s’appuient pour leurs conquêtes (et pour leurs échanges commerciaux !) sur une flotte composée d’embarcations bien adaptées aux conditions particulières et complexes de la navigation danubienne.

Adah Kaleh dans les Portes-de-Fer, perle ottomane qui demeura longtemps un souvenir nostalgique de la présence turque sur le Danube. L’île a malheureusement été engloutie sous les eaux du gigantesque barrage des Portes-de-Fer (Djerdap I) en 1972.

L’Empire russe profite dès le début du XIXe de la fragilisation de l’Empire ottoman (onze conflits opposeront ces deux empires entre 1568 et 1878) pour le harceler et s’installer en Bessarabie et sur le delta puis occupent provisoirement la Moldavie et la Valachie, alors principautés danubiennes sous domination turque. Celles-ci retrouveront leur indépendance en 1878. La situation sur le cours inférieur du fleuve reste confuse et tributaire des nombreux affrontements qui s’y déroulent dans la deuxième moitié du XIXe siècle et du début du XX; guerre de Crimée (1853-1856), guerres russo-turques danubiennes (1686-1878), guerres balkaniques (1912-1913)…

Le passage du Danube par les armées russes, peinture de N. Dimitriev (1883)

Le Traité de Paris (1856) qui met fin à la guerre de Crimée, décrète également la liberté de navigation pour les bateaux de tous les États sans obligation de redevance des nations riveraines. Une Commission Européenne du Danube voit le jour. Elle est d’abord chargée de la gestion du secteur de navigation entre Galaţi et les embouchures puis de Brǎila jusqu’à la mer Noire et de l’aménagement des bras de Sulina et de Saint-Georges. Elle cédera ultérieurement la place à une administration roumaine spécifique.

Le port de Sulina aménagé par la Commission Européenne du Danube au début du XXe siècle

La première guerre mondiale voient s’affronter sur le Danube même les flottes fluviales militaires et sur ses rives les armées de la Triple Entente (Russie, Royaume-uni et France) et de leurs alliés avec celles de la Triple Alliance (Autriche-Hongrie, Italie, Allemagne). De nombreuses grandes villes et leurs installations portuaires danubiennes sont bombardées lors de la seconde guerre mondiale, les ponts détruits, en particulier à Budapest lors de la retraite des armées nazies, ce qui a pour conséquence de stopper toute navigation commerciale.

Le pont Elisabeth parmi les ponts détruits de Budapest à la fin de la deuxième guerre mondiale, photo domaine public

De la frontière austro-tchécoslovaque jusqu’au delta, le fleuve sera sous surveillance et domination soviétiques, de 1945 jusqu’en 1989. Une nouvelle commission internationale, la Commission du Danube, composée cette fois exclusivement des États riverains mais sans l’Autriche et l’Allemagne qui la rejoindront ultérieurement, est mise en place suite à la Conférence et à la Convention de Belgrade (1948).

Le Danube a connu ses derniers affrontements lors de la guerre croato-serbe (1991-1995).
Longue est la liste des empires et des nations du bassin danubien qui connaissent d’abord une expansion puis déclinent, se replient sur leur territoire d’origine voire disparaissent pour certains. Aucun empire n’a échappé à cette loi impitoyable. Il y a là pour l’Europe d’aujourd’hui une édifiante leçon d’histoire.

Malgré des conflits récurrents le fleuve est resté un axe sur lequel et le long duquel les échanges et les routes commerciaux se sont développés.

L’Union européenne en a fait depuis 1997 un de ses neuf corridors prioritaires de transport multimodal au sein du marché unique européen, le corridor VII de transports paneuropéen ou corridor Rhin-Danube via le Main mais il semblerait qu’aujourd’hui, du moins en ce qui concerne le Moyen et le Bas-Danube, les priorités d’aménagement et de transport se soient reportées bien plus sur les infrastructures routières (ponts, routes et autoroutes) que sur le fleuve lui-même avec des conséquences environnementales catastrophiques. Le trafic fluvial sur cette partie de son cours stagne voire régresse alors que le transport des marchandises par camion a, quant à lui, explosé.

Navigation
   La navigation et les aménagements sur le fleuve ont commencé dès l’antiquité.
Le Danube est navigable sous certaines conditions pour de petites unités depuis Ulm(Bavière, Allemagne) et de Kelheim pour de grosses unités jusqu’à la mer Noire (bras de Sulina), soit sur une distance officielle de 2 414, 72 km.

Un bateau des services de la navigation slovaque en amont de Bratislava, photo © Danube-culture, droits réservés

Le régime de sa navigation est administré depuis Kelheim jusqu’à Sulina par la Convention de Belgrade de 1948 et deux protocoles additionnels de 1998 dont la mise en application est confiée à une commission internationale, la Commission du Danube qui siège à Budapest.

Les enjeux internationaux du fleuve : le long et difficile processus de la navigation commerciale

Aux exceptions notables de l’Empire romain et, pour  la partie inférieure du fleuve, de l’Empire Ottoman, la navigation sur le fleuve est jusqu’au XIXe siècle aux mains des nations riveraines et de leurs représentants locaux plus ou moins officiels qui parfois s’émancipent de leur tutelle et imposent aux bateaux de commerce des taxes prohibitives ou pratiquent le pillage.

Le XIXe sera l’époque qui verra enfin naître l’idée d’un statut international pour le fleuve. Cette idée inspirée de la révolution française ne pourra se concrétisera qu’en 1856 à cause de l’obstiné centralisme viennois, des nationalisme qui vont agiter les peuples danubiens et des guerres balkaniques et de Crimée.

Le traité de Paris est signé le 18 mars 1856. En vertu de l’article 16 de celui-ci une première commission internationale voit le jour, la Commission Européenne du Danube qui est chargée des travaux d’aménagement « nécessaires, depuis Isaktcha (Isaccea, rive droite, mille 56,05), pour dégager les embouchures du Danube, ainsi que les parties de la mer y avoisinant, des sables et autres obstacles qui les obstruent, afin de mettre cette partie du fleuve et lesdites parties de la mer dans les meilleures conditions possibles de navigabilité. » Le mandat de la C.E.D. dont le siège est à Galaţi, qui n’était initialement que de deux ans, fut prolongé jusqu’à la fin des travaux puis il sera à nouveau prolongé à plusieurs reprises jusqu’en 1939, date à laquelle la C.E.D. transmettra à la Roumanie la gestion des aménagements réalisés dans le delta du Danube. Une nouvelle convention sera signée en 1921, après la première guerre mondiale pendant laquelle le Danube a lui-même été le théâtre d’affrontements tragiques. Une Commission Internationale du Danube (C.I.D.) est instituée, complémentaire de la Commission Européenne du Danube qui s’occupe du secteur Brăila-mer Noire. La C.I.D. s’occupe des problèmes de navigation sur le reste du fleuve et des affluents correspondant.  Elle est dissoute en 1940 à la conférence de Vienne, sous la pression des nazis. La navigation danubienne commerciale est totalement interrompue pendant la deuxième guerre mondiale.

Le vieux phare de la Commission Européenne du Danube à Sulina, aujourd’hui à 2 km environ du bord de la mer et transformé en musée de la C.E.D., photo © Danube-culture, droits réservés

Une nouvelle commission internationale, la Commission du Danube est établie à la suite de la Convention relative au régime de navigation sur le Danube, signée le 18 août 1948 à Belgrade. Elle a son siège à Budapest.

Ses compétences en terme de navigation s’exercent depuis cette date et s’étendent d’Ulm (Allemagne) jusqu’à Brǎila (Roumanie). Une Administration roumaine du Bas-Danube, dit « Danube maritime », gère en complément, le secteur de Brǎila jusqu’à Sulina.

Navigation maritime sur le bras aménagé de Sulina, photo © Danube-culture, droits réservés

Les enjeux environnementaux du Danube : un fleuve régulé, canalisé sur une grande partie de son cours et une nature fragilisée

Les premiers travaux de régulation ont eu lieu dès l’époque romaine puis à la Renaissance (XVIe) mais c’est à partir de la fin du XVIIIe siècle que les grandes initiatives d’aménagement pour la navigation, la régulation du fleuve et la protection contre les inondations voient le jour. Elles vont s’amplifier et se poursuivre tout au long des deux siècles suivants avec pour conséquence, conjointement à l’industrialisation d’une partie des rives danubiennes, au développement des villes, à la construction de nombreux et grands barrages  à partir du milieu du XXe siècle, en particulier sur les cours allemands et autrichiens du fleuve mais aussi plus récemment en Slovaquie (Gabčikovo) et en aval, à la hauteur des Portes de Fer (Djerdap I et II), la disparition, à quelques miraculeuses exceptions près, d’une grande partie des zones humides qui caractérisaient le fleuve dans ses parties hautes et moyennes tout comme une sévère réduction des habitats et de la biodiversité, la disparition ou la raréfaction préoccupante de certaines espèces de poissons dont l’emblématique esturgeon sur le Moyen-Danube.

Plus de 80% de la longueur du fleuve ont ainsi été aménagés et sévèrement régulés par l’homme. Plus de 700 barrages et déversoirs ont aussi été édifiés le long de ses principaux affluents. L’endiguement du fleuve a provoqué dans son delta des mutations définitives.
Ce fleuve est donc en grande partie, tel qu’on le connaît aujourd’hui, à l’image du Rhône et du Rhin », un produit de l’histoire humaine. Ce ne sont pas seulement les hommes qui se sont adaptés au fleuve mais aussi celui-ci qui a été considérablement transformé par l’action des hommes »   à partir de  la deuxième moitié du XIXe siècle.

Le barrage roumano-serbe Djerdap I, dans les Portes-de-Fer, a certes considérablement amélioré la navigation dans cette partie du fleuve autrefois problématique et offert une énergie hydraulique abondante. Ce fut toutefois au détriment d’un patrimoine culturel et environnemental d’exception et une des causes de la disparition des esturgeons en amont, photo © Danube-culture, droits réservés

Ce n’est que depuis les 30 dernières années que des efforts pour inverser la tendance et tenter de restaurer ou de préserver les espaces naturels ceux-ci ont été entrepris. Parmi les organismes les plus actifs, l’ICPDR/IKSD (The International Commission for the Protection of the Danube River, Commission Internationale pour la Protection du Danube) est une organisation internationale composée de 14 États coopérants et de l’Union européenne. Issue de la Convention sur la protection du Danube, signée par les pays du Danube en 1994 à Sofia (Bulgarie), elle est active à partir de 1998.  l’ICPDR est depuis devenu l’un des organismes internationaux les plus importants et les plus dynamiques en matière de gestion des bassins hydrographiques en Europe. Elle s’occupe non seulement du Danube lui-même, mais aussi de l’ensemble du bassin du fleuve, qui comprend ses affluents ainsi que ses ressources en eau souterraine.

D’autre part une plate-forme internationale rassemble désormais les plus importantes réserves naturelles danubiennes de biosphère dont celle du delta et les principaux parcs nationaux de 8 des 10 pays riverains du fleuve (Moldavie et Ukraine exceptées). Scientifiques et chercheurs collaborent, dans le cadre d’initiatives transfrontalières, à l’étude et à la protection de l’environnement et mettent en place des projets pour la reconstitution de milieux naturels danubiens endommagés par l’homme.

   La Commission internationale pour la protection du Danube (ICPDR) est une organisation internationale composée de 14 États coopérants et de l’Union européenne. Depuis sa création en 1998, l’ICPDR est devenu l’un des organismes internationaux les plus importants et les plus actifs en matière de gestion des bassins hydrographiques en Europe. L’ICPDR traite non seulement de nombreuses problématiques liées au Danube, mais aussi de l’ensemble du bassin du fleuve, qui comprend ses affluents et ses ressources en eau souterraine.

   Des actions en faveur de la biodiversité sont aussi initiées par le WWF comme le repeuplement du delta et du Bas-Danube roumain, bulgare et ukrainien par les esturgeons, une espèce menacée d’extinction ainsi que par des associations locales de protection de l’environnement. Mais de nombreux dangers et difficultés subsistent.

Le Danube demeure un écosystème d’une grande fragilité qu’il faudrait protéger avec une plus bien plus grande vigilance qu’on ne le fait actuellement. On peut s’interroger et s’inquiéter de son devenir face à la rapidité du changement climatique et à ses conséquences sur le fleuve, son bassin, sa biodiversité et les populations.

Le Pélican, oiseau emblématique du delta du Danube a bien failli disparaître. Aujourd’hui pélicans blancs et frisés sont protégés mais leur nombre a considérablement diminué depuis le début du XXe siècle, photo droits réservés

Un fleuve et un bassin multiculturels
Le bassin danubien se caractérise d’abord et ce depuis l’antiquité, comme un territoire de nombreuses migrations et invasions, un espace habité en conséquence par des populations d’une très grande diversité ethnique ainsi que par la présence d’un magnifique patrimoine naturel et multiculturel.

De nombreuses langues sont parlées sur les rives du fleuve parmi lesquelles l’allemand, le slovaque, le hongrois, le serbo-croate, le roumain, le bulgare, le moldave, l’ukrainien, le russe, l’hébreu, le romani, le turc, le tchèque, le ruthène… Des centaines de dialectes locaux et régionaux symbolisent également l’extraordinaire et complexe mosaïque linguistique et culturelle du bassin danubien.

Plusieurs alphabets, latin, arabe, vieux-slavon et cyrillique cohabitent où cohabitèrent ensemble sur les rives du fleuve où à proximité.

Le Danube à Vienne depuis la rive gauche : un fleuve domestiqué et aménagé pour les loisirs, photo © Danube-culture droits réservés

Quatre capitales dont trois de pays appartenant actuellement à l’Union Européenne ont « fenêtre » sur le Danube : Vienne (Autriche), Bratislava (Slovaquie), Budapest (Hongrie) et Belgrade (Serbie).

Basilique d’Esztergom (rive droite, Hongrie), ville thermale au passé prestigieux, ancienne capitale hongroise, photo © Danube-culture, droits réservés

De nombreuses grandes villes et petites cités au patrimoine historique et culturel d’exception se tiennent sur les rives du fleuve ou proches d’elles ou encore sur son ancien cours et toujours en lien avec lui parmi lesquelles Donaueschingen considérée comme la source officielle du Danube, Ulm, Günzburg, Lauingen, Höchstadt, Donauwörth, Neuburg, Ingolstadt, Kelheim,  Regensburg, Straubing, Vilshofen, Passau (Allemagne), Aschach, Linz, Enns, Grein, Ybbs, Persenbeug, Spitz, Melk, Dürnstein, Krems, Klosterneuburg, Vienne, Tulln, Hainburg (Autriche), Bratislava, Gabčikovo, Komárno, Šturovo (Slovaquie), Komárom, Esztergom, Szentendre, Budapest, Ráckeve, Dunaújváros, Dunaföldvár, Kalocsa, Szekszárd, Baja, Mohács (Hongrie), Apatin, Vukovar (Croatie), Novi Sad, Belgrade, Kladovo (Serbie), Orşova, Drobeta-Turnu Severin, Brăila,  Galaţi, Tulcea, Sulina (Roumanie), Vidin,  Ruse, Tutrakan, Silistra (Bulgarie), Reni, Ismaïl, Vilkovo (Ukraine) pour ne citer que quelques-unes d’entre elles.

Le bastion des pêcheurs d’Ulm (rive gauche) sur le Haut-Danube, photo © Danube-culture, droits réservés

Le delta du Danube ou l’apothéose du fleuve : un univers peuplé depuis l’antiquité, un monde à part, une histoire singulière, une biodiversité extraordinaire, un espace à préserver voire à sanctuariser.

Le Danube, ses trois principaux bras de Saint-Georges (Sfântu Gheorghe) au sud, de Sulina, bras médian médian et de Chilia (ou Kilia), bras septentrional roumano-ukrainien et une multitude de ramifications secondaires forment, avant de se « jeter » dans la mer Noire (la déclivité du delta d’ouest en est n’est que de 0,006% !), un exceptionnel territoire alluvionnaire en constante progression vers la mer. Ce paysage unique, habité par les hommes depuis l’antiquité, n’a cessé d’être modelé par le fleuve dès 16 000 ans avant J.-C.

Lotca dans le delta, photo © Danube-culture, droits réservés

   Le delta (le mot vient de la lettre grecque delta qui signifie « en forme de triangle ») du Danube qui est précisément, comme de nombreux deltas, en forme de triangle, est l’un des plus jeunes et des plus actifs écosystèmes du continent européen. Ses processus géomorphologiques, écologiques, biologiques sont dépendants de la qualité de l’eau du Bas-Danube. Sa superficie s’étend sur 580 700 ha dont 459 000 ha se situent en Roumanie et 121 700 en Ukraine. Ces chiffres doivent être considérés comme une situation àune date donnée (1993) car de par ses importants apports alluvionnaires, le fleuve contribue à étendre la surface de son delta et à en modifier la géographie.

   Le delta du Danube, avec son réseau de canaux qui relient plus d’une centaine de lacs peu profonds (6 m maximum) est considéré comme « le royaume de l’eau ». 3 bras principaux du fleuve irriguent le territoire deltaïque :  le bras septentrionale de Chilia (Kilia) mesure 116 km de long, le bras de Sulina 63 km et le bras méridionale de Saint Georges, 109 km.

Sur le bras de Sfântu Gheorghe, photo © Danube-culture, droits réservés

   Ce territoire à 80 % aquatique fascine savants et historiens depuis longtemps. On trouve sa mention dans les oeuvres de nombreux écrivains, philosophes, géographes de l’Antiquité comme Hérodote, Erasthotène (176-194 av. J.-C.), Strabon, Ptolémée, Pline l’ancien…
Les premières investigations géomorphologiques connues, sont celle du géographe français Élysée Reclus puis elles seront l’oeuvres de scientifiques roumains comme Brătescu (1922), Grigore Antipa (1912, 1914) et d’autres chercheurs roumainsaprès la seconde guerre mondiale, recherches souvent associées à des programmes d’exploitations des ressources du delta comme la faune piscicole, les roseaux…

   La première réserve naturelle dans le delta est créée grâce aux efforts de Grigore Antipa et de quelques autres scientifiques et concerne la forêt primaire de Letea (1938).

Forêt primaire de Letea, delta du Danube, photo © Danube-culture, droits réservés

   Mais les autres précurseurs scientifiques de la protection l’environnement qui alertent sur la fragilité du écosystème deltaïque, dès la fin des années cinquante, verront leur travail et leurs articles censurés par le régime communiste. Il faut attendre la chute de ce régime pour que soitque soit inaugurée la réserve de biosphère (1990), le site Ramsar et un classement au patrimoine mondial de l’Unesco.

   Le delta du Danube est le second plus grand delta d’Europe après celui de la Volga.  Riche de 1 700 espèces végétales, d’environ 3 450 espèces animales, de 400 lacs intérieurs et d’une roselière de 2 700 kilomètres carrés, ce territoire bénéficie depuis quelques années de programmes de « reconstruction écologique » et appartient désormais au réseau mondial des Réserves de Biosphère de l’Unesco. Dès 1998, sa protection est devenue transfrontalière, la partie située sur le territoire ukrainien du delta, au nord, étant entrée dans la réserve. Pour la seule Roumanie, 18 sites (soit 8 % de la surface du delta) sont classés en zones de « protection stricte ». Toute activité et présence humaine y sont interdites. Dans les zones dites « tampons » (38,5 % du delta), les activités des habitants et le tourisme sont tolérées lorsqu’ils respectent l’environnement. Enfin, 52,7 % du delta restent ouverts au développement économique mais sous le contrôle de l’administration chargée de la gestion de la réserve (ARBB). Un gouverneur du delta du Danube roumain a été nommé récemment.

Au delà du delta du fleuve la fin du Danube ?
Pas vraiment puisque les eaux du fleuve, plus denses que celles de la mer Noire, poursuivent leur chemin : un fort courant sous-marin d’eau saumâtre situé à environ vingt-cinq mètres de profondeur et passant au large de Constanţa et des plages bulgares, avance vers le détroit des Dardanelles et la Méditerranée. Le Danube est en conséquence, dans son essence bien plus qu’un fleuve frontière, un rôle limité que n’a pourtant cessé de lui assigner l’homme depuis l’Antiquité.

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Apothéose d’un fleuve : photo du delta du Danube prise par le satellite Landsat en 2000

Eric Baude pour Danube-Culture, mise à jour octobre 2020, © tous droits réservés

Le Danube, ses affluents et sous-affluents : un impressionnant réseau hydrographique européen

Superficie du bassin versant et réseau hydrographique
La structure du bassin versant est déterminée par différents facteurs, géologiques, climatiques, morphologiques ainsi que par la densité et la typologie de la végétation.
Le Danube a un réseau conséquent d’affluents et de sous-affluents. Sur les 120 grands et moyens affluents qui le rejoignent, 34 sont navigables.

Dans la partie initiale du cours du Danube (Haut-Danube, km 2783-1791) ce sont des ruisseaux et de petites rivières qui augmentent la superficie du bassin versant. Du fait de pertes (infiltrations) dues au sous-sol karstique du Jura souabe que le fleuve traverse en amont d’Ulm, le jeune Danube se voit de plus amputé ponctuellement de la moitié de son débit au profit du bassin du Rhin. Ce sont de modestes affluents qui viennent renflouer son lit en aval compensant en partie ces pertes conséquentes. Après l’Iller, le Lech (rive droite), l’Altmühl (rive gauche), rivière désormais aménagée dans ses derniers 34 kilomètres en canal (canal Rhin-Main-Danube), la Naab et la Regen (rive gauche), confluent avec le Danube ses plus puissants affluents alpins de la rive droite dont l’Isar puis l’Inn à Passau.

Confluent de l’Isar avec le Danube à Moos près de Deggendorf (Allemagne), photo source Franzphoto Wikimedia

Sur son cours moyen (Moyen-Danube, km 1791-931) ce sont des rivières encore d’origine alpine (l’Enns, la Traun…) qui viennent grossir le fleuve sur sa rive droite. Plus en aval, la Morava (rive gauche) conflue avec le Danube à la frontière austro-slovaque. La  Váh, l’Ipoly et principalement la Tisza rejoignent le Danube pendant sa traverser de la plaine panonienne.

Sur son cours inférieur (Bas-Danube, km 931-0), le Danube reçoit, sur la rive gauche d’importants affluents en provenance des Carpates comme l’Olt, le Siret, le Pruth qui fait office de frontière de l’Union Européenne sur une partie de son cours.
Sur la rive droite, la Sava, la Drava (Drau) et la  (Velika) Morava serbes contribuent considérablement à l’augmentation de son débit.

L’apport total des affluents de la rive droite sur l’ensemble du cours du Danube demeure nettement plus élevé, soit env. 66% pour la rive droite contre 33% pour la rive gauche.

Le bassin danubien : carte orographique et principales villes

En amont immédiat du confluent de l’Iller (km 2 588), la superficie du bassin danubien est de 5 384 km2. Elle passe en aval de ce confluent à 7 530 km2. En amont du confluent de l’Inn (km 2 225) la superficie du bassin est de 50 570 km2, et en aval de ce confluent, elle monte à 76 605 km2. À Orşova (Roumanie), en amont du barrage des Portes-de-Fer (km 955), elle atteint 576 000 km2.

Le Danube aménagé en lac de retenue depuis la rive serbe, en amont de l’usine hydroélectrique de Djerdap I, photo © Danube-culture, droits réservés

Le tableau ci-dessous reprend la liste des principaux affluents du Danube et quelques-unes de leurs principales caractéristiques.

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sources :
www.danubecommission.org

Longueur des principaux affluents et sous-affluents du Danube

Les chiffres varient en kilomètres selon les sources. La Tisza (rive gauche), fleuve navigable sur une partie de son cours, bien qu’ayant ayant été considérablement aménagée au XIXe et au XXe siècles avec des coupures de nombreux méandres et une régulation d’une partie de son cours, reste aujourd’hui avec ses 966 km le plus long affluent du Danube.

La Tisza à la hauteur de Szeged (Hongrie) prise par les glaces pendant l’hiver 2017, photo © Beroesz, droits réservés

Quant à la Sava (rive droite) avec un débit moyen de 1613 m3/s et qui se jette dans le Danube à Belgrade, elle est l’affluent dont la contribution au Danube est la plus importante, soit environ le double de la contribution de l’Inn (745 m3/s) ou de la Tisza (814 m3/s).

Confluent de la Sava avec le Danube à la hauteur de Belgrade, photo © Rémi Jouan, droits réservés

Affluents de plus de 500 km, rive gauche
Tisza, 966 km, Prout (Pruth ou Прут), 953 km (Commission du Danube 967 km), Siret, 706 km (CD 726 km), Olt, 615 km

Vallée de l’Olt près de Turnu Rosu (Roumanie), photo domaine public

Le Pruth prend sa source en Ukraine et dessine désormais sur une grande partie de son cours la frontière entre la Roumanie (rive droite) et la Moldavie (rive gauche) délimitant ainsi une des frontières orientales de l’UE.

Rives de la Drava en aval d’Osijek (Slavonie, Croatie) à la hauteur de son confluent avec le Danube, photo © Danube-culture, droits réservés

Affluents de plus de 500 km, rive droite
Sava, 944 km (CD 940 km), Drava, 707 km, Inn, 518 km (CD 525 km)

Sous-affluents de plus de 500 km, rive gauche
Mureş sous-affluent via la Tisza, 761 km, Crişul Negru, sous-affluent via la Tisza, 560 km

Le Siret, quelques kilomètres en amont de son confluent avec le Danube, photo © Danube-culture, droits réservés

Affluents entre 300 et 500 km, rive gauche
Váh ou Vaag, 406 km (CD 402 km), Ialomiţa, 417 km, Timiş, 359 km, Morava (March), République tchèque-Slovaquie, 352 km (CD 329 km), Argeş, 350 km, Jiu, 331 km (CD 339 km)

Le confluent de la Morava (March) avec le Danube en amont de Bratislava (rive gauche), photo droits réservés

Affluents entre 300 et 500 km, rive droite
Iskar, 368 km (CD 360 km)  

 Sous-affluents  entre 300 et 500 km, rive gauche 
Someş, sous-affluent via la Tisza, 415 km, Buzǎu, sous-affluent via le Siret, 325 km

Sous-affluents  entre 300 et 500 km, rive droite
Mur (Mura), sous-affluent via la Drava, 464 km, Drina, sous-affluent via la Sava, 346 km

La Mur à la hauteur de Murau (Styrie), photo © Danube-culture, droits réservés

Affluents de moins de  300 km, rive gauche
Hron ou Gran en allemand, 298 km, Moldova, 237 km, Ipel’ ou Ipoly, 232 km, Altmühl (le dernier tronçon de cette rivière a été aménagé pour le canal Rhin-Main-Danube), 227 km Vedea, 224 km, Naab, 196, 6 km depuis la source de la Waldnaab, (97, 5 km depuis le confluent de la Waldnaab avec la Haidennaab), Regen, 190, 9 km, Kamp, 153 km, Ialpug, 142 km, Wörnitz, 132 km, Nera, 124 km, Caraş, 110 km, Mostonga ou Мостонга en serbe, 70 km 

Affluents de moins de 300 km, rive droite
Raab ou Rába, 298 km, Isar, 292 km, Enns, 254 km, Osam, 205 km, Timok, 203 km, Morava ou Velika Morava, 185 km, Leitha, 180 km, Mlava ou Млава, 160 km, Traun, 153 km, Iller, 147 km, Ogosta, 147 km, Paar, 134 km, Sió (rivière canalisée et en principe navigable reliant le lac Balaton au Danube), 121 km, Rabnitz ou Rábca, 120 km

Sous-affluents de moins de 300 km, rive gauche et rive droite
Amper, sous-affluent via l’Isar, 190 km, Západna Morava, sous-affluent via la Velika Morava, 184 km, Arieş ou Aureus, Aranyos, sous-affluent via le Mureş, 164 km, Wertach, sous-affluent via le Lech, 141 km, Uvac, sous-affluent via le Lim et la Drina, 119 km, Una, sous-affluent via l’Una et la Sava, 140, 4 km, Trotus ou Tatros sous-affluent via le Siret, 144 km, Toplica, sous-affluent via la Morava, 130 km, Teleajen, sous-affluent via la Prahova et la Ialomiţa, 113 km, Thaya, sous-affluent via la Morava tchéco-slovaque 234, 5 km, Târnava Micǎ, sous-affluent via la Târnava, le Mureş et la Tisza, 191 km, Bahlui, sous-affluent via la Jijia et le Prout, 119 km, Barcǎu, sous-affluent via le Crišul Repede et la Tisza, 163, 7 km, Bârlad, sous-affluent via le Siret, 289 km, Bega, sous-affluent via le Timiş, 254 km, Bistriţa, sous-affluent via le Siret, 290 km, Bodva, sous-affluent via le Sajó, 113 km, Bosna, sous-affluent via la Sava, 271 km, Bosut (Босут), sous-affluent via la Save, 166 km, Brzava, sous-affluent via la Tamiş, 166 km, Čeotina, sous-affluent via la Drina, 91 km, Krasna, sous-affluent via le Prut, 193 km, Crişul Repede ou Sebes Körös, sous-affluent via la Tisza, 209 km, Dâmboviţa, sous-affluent via l’Argeş, 237 km, Dobra, sous-affluent via la Kupa et la Save, 124 km, Feistritz, sous-affluent via la Lafnitz, la Raab et le bras danubien de Moson, 115, 8 km, Gail sous-affluent via la Drava, 122, 2 km, Glina, sous-affluent via la Kupa et la Sava 100 km, Gurk, sous-affluent via la Drava, 157 km, Hornád, sous-affluent via le Sajó et la Tisza, 286 km, Ibar (Ибар), Ibër/Ibri en albanais, sous-affluent via la Morava occidentale et la (Velika) Morava, 276 km, Ier ou Eriu sous-affluent via la Barcǎ, le Kőrős et la Tisza, 120 km, Jihlava, sous-affluent via la Thaya et la Morava tchéco-slovaque, 181 km, Jijia, sous-affluent via le Prut, 287 km, Tara, sous-affluent via  la Sava, 146 km, Kolubara, sous-affluent via la Sava, 87 km, Korana, sous-affluent via la Kupa et la Save, 144 km, Krivaja, sous-affluent via la Tisza, 109 km, Kupa ou Kolpa, sous-affluent via la Sava, 296 km, Laborec, sous-affluent via le Latorica, le Bodrog et la Tisza, 129 km, Lafnitz, sous-affluent via la Sulm, la Mur et la Drava, 63, 9 km, Lǎpuş, sous-affluent via le Someş et la Tisza, 119 km, Latorica ou Латориця/Latoryzja  en ukrainien, Latorca en hongrois, sous-affluent via le Bodrog et la Tisza, 188 km, Lim, sous-affluent via la Drina et la Save, 220 km, Loisach, sous-affluent via l’Isar, 113,2 km, Morava méridioniale ou Južna Morava, Јужна Морава en serbe, sous-affluent via la Velika Morava, 295 km, Nišava ou Нишава en serbo-croate, sous-affluent via la Južna Morava, 218 km, Nitra, sous-affluent via le Váh, 167 km, Ondava, sous-affluent via le Bodrog et la Tisza, 146,5 km, Ouj (Uzh), sous-affluent via le Bodrog et la Tisza, 127 km, Petit Danube ou Kis-Duna en hongrois, sous-affluent via le Váh, 128 km, Piva, sous-affluent via la Drina et la Sava, 34 km, Plazovi, rive gauche, 129 km, Prahova, sous-affluent via la Ialomiţa, 183 km, Saalach, sous-affluent via la Salzach, 106 km, Sajó, sous-affluent via la Tisza, 230 km, Salzach, sous-affluent via l’Inn, 225 km, Someşul Mare, sous-affluent via le Someş et la Tisza, env. 130 km, Spreča, sous-affluent via la Bosna et la Sava,env. 138 km, Suceava (Сучава en ukrainien), sous-affluent via le Siret, 173 km, Svratka, sous-affluent via la Thaya (Theiß) et la Morava (March),173,9 km, Târnava Mare, sous-affluent via le Mureş, 249 km 

La Bega canalisée traverse Timişoara (Banat, Roumanie), photo © Danube-culture, droits réservés

Affluents et sous-affluents entre 50 et 100 km, rive gauche et rive droite
Abens, rive droite, env. 71 km, Agrij, sous-affluent via le Someş, 55 km, Almaş, sous-affluent via le Someş, 68 km, Alz, sous-affluent via l’Inn, 68 km, Bobrůvka, sous-affluent via la Loučka, 54, 5 km, Bodrog, sous-affluent via la Tisza, 67 km, Brenz, 52 km, Cerna, 84 km, Chamb, sous-affluent via la Regen, 51 km, Cibin, sous-affluent via l’Olt, 82 km, Čik ou Čiker, sous-affluent via la Tisza, 95 km, Čik, Cricovul Sărat, sous-affluent via la Prahova, 83 km, Crni Timok, sous-affluent via le Timok, 84 km, Ðetinja, sous-affluent via la Golijska Moravica et la Zapadna Morava, 75 km, Drinjača, sous-affluent via la Drina et la Sava, 88 km, Feldaist, sous-affluent via l’Aist, 52 km, Friedberger Ach, rive droite, 100 km,  Glan, sous-affluent via la Gurk et la Drava, 64 km, Golijska Moravica, sous-affluent via la Ðetinja et la Zapadna Morava, 98 km, Göllersbach, rive gauche, 60 km, Gomjenica, sous-affluent via la Sana, l’Una et la Sava, 56,7  km, Große Mühl, rive gauche, 71 km, Großache, (se jette dans le lac bavarois du Chiemsee), 71 km, Große Laber, rive droite, 87, 5 km, Gruža, sous-affluent via la Zapadna Morava, 62 km, Güns, sous-affluent via la Raba (Raab), 72 km, Günz, rive droite, 55 km, Gurghiu, sous-affluent via le Mureş, 53 km, Ida, sous-affluent via la Bodva, 56,6 km, Ikva, sous-affluent via l’Einser Kanal, la Rabnitz (Répce) et le Mosoni-Duna, env. 60 km, Ilm, sous-affluent via l’Abens, 83, 8 km, Ilz, rive gauche, 69, 4 km, Innbach, rive droite, 53 km, Isel (Schwarzach), sous-affluent via la Drava, 57, 3 km, Iza, sous-affluent via la Tisza, 83 km, Jablanica, sous-affluent via la Južna Morava, 84, 5 km, Jadar (Јадар), sous-affluent via la Drina et la Sava, 75 km, Jarčina (Јарчина), sous-affluent via la Sava, 53 km, Jasenica, sous-affluent via la Velika Morava, 79 km, Jasenička reka, rive droite, 55 km, Jegrička (Јегричка), sous-affluent via la Tisza, 65 km, Jerez (Јерез), sous-affluent via la Sava, 56 km, Jerma (Јерма), sous-affluent via la Nišava et la Južna Morava, 74 km, Jevišovka, sous-affluent via la Dyje (Thaya) et la Morava, 79 km, 91, 3 km, Janja (Јања ou Modran), sous-affluent via la Drina et la Save, 53 km, Kereš, sous-affluent via la Tisza, Kőrős, sous-affluent via la Tisza, 91, 3 km,  Krems, sous-affluent via la Traun, env. 60 km,  Krivaja, sous-affluent via le canal Danube-Tisza-Danube, 109 km, Krka, sous-affluent via la Sava, 95 km, Kyjovka, sous-affluent via la Thaja (Dyje) et la Morava, 86 km, Lašva, sous-affluent via la Bosna et la Sava, 56, 6 km, Lauchert, rive gauche, 60, 4 km, Lavant, sous-affluent via la Drava, 72 km, Lešnica, sous-affluent via la Drina et la Sava, 72 km, Lugomir (Лугомир), sous-affluent via la Velika Morava, 47 km, Lechinţa, sous-affluent via le Mureş, 66 km, Lieser, sous-affluent via la Drava (Drau), 50 km, Mangfall, sous-affluent via l’Inn, 58 km, Mindel, rive droite, 78 (81) km, Möll, sous-affluent via la Drava, 84 km, Moravská Sázava, sous-affluent via la Morava, 54 km, Mostonga, rive gauche, 70 km, Mrežnica, 63 km, sous-affluent du Danube via la Korana, la Kupa et la Save, 63 km, Mürz, sous-affluent via la Mur (Mura) et la Drava, 98 km, Nadela, rive droite, 81 km, Niraj (Nyarád en hongrois), sous-affluent via le Mureş, 82 km, Nitrica, sous-affluent via la Nitra et le Váh, 51,4 (55) km, Odra (?), Orava, sous-affluent via le Váh, 60, 3 km, Oskava, sous-affluent via la Morava (March), 50, 3 km,  Oslava, sous-affluent via l’Oskava et la Morava (March), 19,9 km, Pârâul de Campie, sous-affluent via le Mureş et la Tisza, 59 km, Pek, rive droite, 60 km, Pielach, rive droite, 70 km, Pinka, sous-affluent via la Raab (Raba), 94 km, Prača (Прача), sous-affluent via la Drina et la Sava, 61 km,  Pram, sous-affluent via l’Inn, 56 km, Pulkau, sous-affluent via la Taya (Theiß) et la Morava (March), 52 km, Pusta reka (Пуста река) sous-affluent via la Južna Morava, 72 km, Ralja (Раља), sous-affluent via la Jezava et la (Velika) Morava, 51 km, Rasina (Расина), sous-affluent via la Zapadna Morava, 92 km, Raška (Рашка), sous-affluent via l’Ibar, 60 km, Resava (Ресава), sous-affluent via la Velika Morava, 65 km, Riß, rive droite, 50 km, Roňava, sous-affluent via le Bodrog et la Tisza, 51 km, Rokytná, sous-affluent via la Jihlava, la Svratka, la Thaya et la Morava, 88,2 km, Rußbach, rive gauche, 71 km, Rzav (Рзав) Golija, sous-affluent via la Golijska Moravica, la Zapadna Morava et la (Velika) Morava, 62 km, Rzav (Рзав) Zlatibor ou Veliki Rzav, sous-affluent via la Drina, 72 km, Sǎlaj, sous-affluent via le Someş et la Tisza, 70 km, Salza, sous-affluent via l’Enns, 88,km, Savinja, sous-affluent via la Sava, 101, 8 km, Schmida, rive gauche, 73,6 km, Schmutter, rive droite, 95,6 km km, Schwarza, sous-affluent via la Leitha, 65, 9 km, Schwarze Laber, rive gauche, 67, 2 km, Schwechat, rive droite, 62 km, Sokobanjska Moravica (Сокобањска Моравица), sous-affluent via la Južna Morava et la Velika Morava, 60, 4 km, Sotla, sous-affluent via la Sava, 90 km, Someşul mic, sous-affluent via le Dej, le Someş et la Tisza, Steyr, rive droite, sous-affluent via l’Enns, 68 (70) km, Studenica, sous-affluent via l’Ibar, la Zapadna Morava et la Velika Morava, 60 km, Sulm, sous-affluent via la Mur (Mura), 83 km, Tamnava (Тамнава), sous-affluent via la Kolubara et la Sava, 90 km, Tscheremosch (Черемош), sous-affluent via le Pruth, 80 km, Temštica, sous-affluent via la Nišava et la Južna Morava, env. 20 km, Thaya allemande, sous-affluent via la Thaya et la Morava (March), 75, 8km,  Thaya morave (ou Dyje, sous-affluent via  la Thaya et La Morava, 68 km, Traisen, rive droite, 80 km, Triesting, sous-affluent via la Schwechacht, 62 km, Tur, sous-affluent via la Tisza, 94 km, Ub (Уб) sous-affluent via la Tamnava, 57 km, Vaser, sous-affluent via le Vişeu et la Tisza, 62 km,  Veternica, sous-affluent via la Južna Morava, 75 km, Vils, 69 km (ou 109, 9 km avec le cours de la Grande Vils), Vişeu, sous-affluent via la Tisza, 77 km, Vlasina, sous-affluent via la Južna Morava, 70 km, Vrbanja, sous-affluent via le Vrbas, 95, 4 km, Všetínská Bečva, sous-affluent via la Bečva, 58, 8 km, Waldaist, sous-affluent via l’Aist, 58, 5 km, Zaya, sous-affluent via la Morava (March), 58, 5 km, Ziller, sous-affluent via l’Inn, 56 km,  Želetavka, sous-affluent via la Thaya et la Morava, 55 km, Zusam, rive droite, 81 km, Zwettl, sous-affluent via la Kamp, 55 km

Confluent de la Lauchert avec le Danube à Sigmaringensdorf, photo droits réservés

Affluents et sous-affluents entre 30 et 50 km, rive gauche et rive droite :
Ager, 34 km, sous-affluent via la Traun, Alm, 48 km, sous-affluent via la Traun, Antiesen, 45 km, sous-affluent via l’Inn, Aschach, 35 km, Bicaz, 42 km, sous-affluent via le Siret, Bjelica, 41 km, sous-affluent via la zapadna Morava, Blata, 45 km, sous-affluent via la Morava (République tchèque), Breg, 46 km (forme le Danube lors de sa confluence avec la Brigach à Donaueschingen, considérée par les habitants de Furtwangen comme la véritable source du Danube), Březná, 31 km, sous-affluent via la moravská Sázava et la Morava, Brigach, 40 km (forme le Danube lors de sa confluence avec la Breg à Donaueschingen)

« La Breg et la Brigach mettent le Danube sur le chemin. » Confluent de la Breg et de la Brigach à Donaueschingen (Bade-Wurtemberg). C’est à partir de ce confluent que le cours d’eau porte le nom de Danube, photo © Danube-culture, droits réservés

Bukovica, sous-affluent via la Komarnica, la Piva et la Drina, 42 km,  Desná, sous-affluent via la Morava, 31 km, Dřevice (?), Fischa, rive droite, 35 km, Fojnička rijeka, sous-affluent via la Bosna et la Sava, 46 km, Gasteiner Ache, sous-affluent via la Salzach et l’Inn, 40 km, Gerlosbach, sous-affluent via la Ziller et l’Inn, 33, 5 km, Große Tulln, rive droite, 40 km, Haná, sous-affluent via la Morava, 35, 8 km, Jala, sous-affluent via la Sprečna, la Bosna et la Sava, 37 km, Jezava rive droite, 47, 5 km, Juhyně, sous-affluent via la Morava, 33, 9 km, Kamniška Bistrica, sous-affluent via la Sava, 33 km, Kleine Mühl, rive gauche, 32, 5 km, Kokra, sous-affluent via la Sava, 34 km, Komarnica, sous-affluent via la Piva et la Drina, 42 km, Libochůvka, sous-affluent via la Loučka, la Svratka, la Dyje et la Morava, 35, 9 km, Liesing, sous-affluent via la Schwechacht, 30 km, Ljubovida, sous-affluent via la Drina, 34 km, Lone, sous-affluent via l’Hürbe et la Brenz, 34 km, Luţ (?), Lužnica, sous-affluent via la Vlasina et la Juzna Morava, 39 km, Mattig, sous-affluent via l’Inn, 55 km, Melk, rive droite, 36 km, Miljacka, sous-affluent via la Bosna et la Sava, 36 km, Moštěnka, sous-affluent via la Morava, 45, 6 km, Olšava, sous-affluent via la Morava, 44, 9 km, Ostrach, sous-affluent via l’Iller, 33, 1 km, Ösztaler Ache, sous-affluent via l’Inn, 42, km, Peštan, sous-affluent via la Kolubara et la Sava, 33 km, Pitze, sous-affluent via l’Inn, 40, 5 km, Piva, sous-affluent via la Drina et la Sava, 34 km, Rákos patak, rive gauche, 44 km, Rička, sous-affluent via la Litava, la Svratka, la Dyje et la Morava, 38, 9 km, Rodl, rive gauche, 42, 4 km, Rožnovská Bečva, sous-affluent via la Bečva et la Morava, 37, 6 km, Ruetz, sous-affluent via la Sill et l’Inn, 34, 7 km, Ruscova, sous-affluent via le Vişeu et la Tisza, 39 km, Sǎlǎuţa (?), Sǎsar (?), Sava Bohinjka, sous-affluent via la Sava, 41 km, Schwarzenbach, sous-affluent via l’Isar, 12, 2 km, Senice, sous-affluent via la Vsetínská Bečva et la Bečva, 32, 5 km, Sill, sous-affluent via l’Inn, 42, 2 km, Skrapež (Скрапеж), sous-affluent via la Đetinja et la Zapadna Morava, 47, 7 km, Studva, sous-affluent via le Bosut et la Sava, 37 km,  Sutjeska, sous-affluent via la Drina et la sava, 36 km, Topčiderska reka (Топчидерска река), sous-affluent via la Sava, 31 km, Touria, sous-affluent via le Bodrog, l’Ouj et la Tisza, 46 km, Třebůvka, sous-affluent via la Morava, 48, 3 km, Trisanna, sous-affluent via la Sanna et l’Inn, 31, 1 km, Velička, sous-affluent via la Morava, 40, 2 km, Wien (La Wien conflue avec le Canal du Danube au centre de Vienne. Cette petite rivière qui prend sa source dans la Wienerwald a aussi donné son nom à la capitale autrichienne), 34 km, Vöckla, sous-affluent via l’Ager et la Traun, 47 km, Würm, sous-affluent via l’Amper et l’Isar, 39, 5 km

La Jezava, rivière serbe de la rive droite à hauteur de son confluent avec le Danube à Smederovo (km 1115, 20), photo © Danube-culture, droits réservés 

Affluents et sous-affluents  de moins de 30 km, rive gauche et rive droite :
Aist, 14 km, Aranyhegyi patak, 23 km, Aitrach, 14, 9 km, Aurach, 28 km, Bära, 26, 3 km, Berninabach, 12, 9 km, Blau, 22 km, Bolečica, 12 km, Brandenberger Ache, 22 km, Brixentaler Ache, 28 km, Čermelský potok, 15 km, Despotovica, 24 km, Fuscher Ache, 28 km, Gölsen, 15 km, Gradac, 28 km, Gusen, 17, 5 km, Izra, 14, 3 km, Jezerka, 10 km, Jihlávka, 25, 7 km, Kieferbach, 24 km, Kleine Tulln, 24 km, Kötach, rive gauche 17, 9 km, Krahenbach, ? ,  Krumme Steyrling, 28 km, Laudach, 22 km, Mileševka, 20 km, Myslavský potok, 19, 5 km, Naarn, 27, 3 km, Obersulzbach, 16, 5 km, Obnica, 25 km, Ördög-árok, 21 km, Ova da Roseg (Rosegbach), 10 km, Pitten, 23 km, Rabnitzbach, 25, 6 km, Ranna, 13 km, Rogačica, 29 km, Spöl, 28 km, Steinerne Mühl, 24 km, Steyrling, 14 km, Stille Musel, rive gauche, 14 km, Târnava (Küküllő), 28 km,  Teichl, 29 km, Tössebach, ? ,  Tržiška Bistrica, 27 km, Turňa, 26 km, Untersulzbach, 12 km, Voldertalbach, 14, 6 km, Vomper Bach, 17 km, Vydrica, 17 km, Wattenbach, Weißenbach, 12 km, Wildschönauer Ache, 22, 2 km, Zemmbach, 29 km.

Confluence du Petit-Danube (Kis Duna) avec la Vah, photo © Szeder László

Eric Baude, © Danube-culture.org, révisé novembre 2019, droits réservés

Sources :
STANČÍK, Andrej, JOVANOVIČ, Slavoljub et al., Hydrology of the river Danube, Hydrologie du Danube, Hydrologie der Donau, Přiroda, Bratislava, 1988

Commission du Danube
www.danubecommission.org

Commission Internationale du Bassin de la Sava
www.savacommission.org

https://fr.wikipedia.org/wiki/Danube

Photo © Danube-culture, droits réservés

 

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