L’église Saint-Jean-Baptiste im Mauerthale (Wachau, Basse-Autriche)

   L’église est mentionnée pour la première fois en 1240 en relation avec un don de l’archevêque Eberhard von Salzbourg (1200-1246) au monastère Saint-Pierre de cette même ville. Avec les villages d’Hofarnsdorf, de Bacharnsdorf et de Mitterarnsdorf, la paroisse de Saint-Jean-Baptiste im Mauerthale forma le domaine d’Arnsdorf propriété de l’archidiocèse de Salzbourg de 860 à 1806. 

Sankt Johann im Mauerthale, pointe sèche coloriée de W. Mossman d’après William Henry Bartlett (1809-1854), en face le village de Schwallenbach

   Si un tout premier édifice religieux a été bâti dès le IXe siècle en partie sur les ruines d’une tour de guet romaine, l’église actuelle date en grande partie de la première moitié du XVe siècle.

Reste d’un mur d’une tour de guet romaine sur laquelle a été bâtie l’église saint-Jean-Baptiste, photo © Danube-culture, droits réservés

   La tour de l’église est à la base quadrangulaire avec un clocher octogonal  surmonté à son sommet d’un coq transpercé d’une flèche qui évoque une des légendes populaires du Mur du diable (Teufelsmauer) situé sur l’autre rive du Danube.

Le coq transpercé d’une flèche veille toujours sur l’église saint Jean-Baptiste im Mauerthale, photo © Danube-culture, droits réservés

   L’intérieur se compose d’une nef avec un toit plat avec sur les côtés de belles fresques murales du début du Gothique, datées d’entre le deuxième quart du XIIIe et le XVe siècle.

photo © Danube-culture, droits réservés

   La chaire en style baroque tardif est accessible de l’extérieur. Le maître-autel également baroque dans un  chœur de style gothique est d’une excellente facture.

Le maître-autel baroque et le choeur gothique, photo © Danube-culture, droits réservés

   Le tombeau présumé de Saint-Aubin (Sankt Albinus) se trouvait jusqu’en 1862 dans une niche murale dans le fonds gauche de l’église. Une statue le représente en pèlerin du début du XVIe siècle.

Saint Albin dans sa niche au fonds de l’église, photo © Danube-culture

   La fresque sur le mur extérieur du côté du Danube montrant Saint-Christophe, protecteur des voyageurs a pu être en partie conservée.

Saint-Christophe, photo © Danube-culture, droits réservés

   Juste derrière l’église se trouve un puits couvert de l’époque Baroque. Les lieux ont été, en particulier pour cette  raison et pour le culte de Saint-Albin dont l’église abritait autrefois la tombe présumée, une importante destination de pèlerinage de la fin du Moyen-Âge jusqu’au Baroque. Les innombrables et souvent superstitieux pèlerins venaient y boire l’eau bénite et prometteuse de guérison miraculeuse et les bateliers y pratiquaient aussi différentes offrandes avec des fers-à-cheval. Un autre lieu de pèlerinage, Maria Langegg, situé sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, entre l’abbaye de Göttweig et l’abbaye de Melk, voisine avec la modeste église de Saint-Jean-Baptiste im Mauerthale.  

Le puit couvert à l’arrière de l’église, photo © Danube-culture, droits réservés

L’église de Saint-Jean-Baptiste im Mauerthale se trouve désormais sur la commune de Rossatz-Arndorf.

Sources :
Die Wachau, Niederösterreichische Kulturwege, NÖ Landesarchiv und NÖ Institut für Landeskunde, St. Pölten
Von Aggstein bis Göttweig, Dunkelsteinerwald, Niederösterreichische Kulturwege, NÖ Landesarchiv und NÖ Institut für Landeskunde, St. Pölten
www.kirchen-am-fluss.at

Austria-forum.at
www.gedaechtnisdeslandes.at

Le clocher octogonal de style gothique tardif, photo © Danube-culture, droits réservés

La « Zille », embarcation traditionnelle emblématique du Haut-Danube

Rappelons en préambule que le Danube est navigable pour le grand gabarit1 sur 2414 km (longueur totale 2888 km). En comparaison le Rhin (1232, 7 km) n’est navigable pour celui-ci que sur 883 km (grands gabarits) et le Rhône (813 km) sur 310 km.

La Zille, qu’on peut trouver traduite en français sous le nom de Zielle, comptait autrefois avec les plates (Plätte), parmi les bateaux les plus populaires sur le Haut-Danube allemand et autrichien. C’est principalement une barque de transport de marchandises ou de passagers, en particulier du sel, abondant dans la région du Salzkammergut. Il existe de nombreuses variétés de Zille. 

De construction en bois, cette embarcation est de conception très rudimentaire mais sa forme est toutefois parfaitement adaptée aux spécificités de navigation sur le fleuve avec un fond plat sans quille, des extrémités relevées et des côtés assemblés à angle vif avec le fond. L’assemblage des pièces du fond et des flancs du bateau est maintenu par la pose de petites équerres en bois les Kipfen. Le joint entre deux planches est traditionnellement étanchéifié par un calfatage de mousse et de lichen qui peut être renforcé en enduisant les coutures de goudron de résine obtenue par distillation lors de la production de charbon de bois.

Zille dans le port de Linz

Zille dans le port de Linz (Haute-Autriche), gravure d’époque

D’une dimension comprise entre 5 et 30 m la Zille est donc à la fois souple et résistante, relativement légère, nécessitant peu de puissance pour se déplacer. Elle glisse admirablement bien sur l’eau. Sa manoeuvre reste toutefois délicate, voire dangereuse du fait de son fond plat, des courants, des caprices du vent et du fleuve qui parait bien assagi aujourd’hui en comparaison de celui d’avant les aménagements pour la navigation. Aussi l’équipage, qui comprend au minimum un Nauferg (patron d’embarcation), un Steurer (pilote), responsable des avirons et des gouvernails de poupe et un ou plusieurs Schiffsmann (marinier) selon la taille de l’embarcation doit-il avoir une longue expérience fluviale, bien  coordonner les manoeuvres tout en surveillant attentivement les récifs et les rochers dans le lit du fleuve afin de les contourner avec habilité dans le sens du courant. Lorsqu’il faut remonter celui-ci, la tâche n’est guère plus facile et l’on doit faire appel à des équipages de chevaux ou même dans certains cas à des haleurs professionnels parfois réquisitionnés (prisonniers) qui tirent les Zilles ou autres embarcations vers l’amont depuis la rive sur des chemins de halage voire aussi parfois, suivant les conditions météo et le relief des rives, dans l’eau !

Les Zille peuvent être munies de voile (navigation sur les lacs) ou de rames en plus des gouvernails de poupe. Elles peuvent être réunies à contre-courant en train de bateaux avec les grandes Plätten (Plates) des villes, typiques de la navigation danubienne. En cas de conflit, ces embarcations de transport de marchandises pouvaient être aussi réquisitionnées et armées (sans canon), dotées de voiles et d’avirons et pourvu d’un équipage de trente à quarante soldats-rameurs solidement équipés pour compléter la flottille impériale autrichienne du Danube. Sur l’affluent alpin de la rive gauche du Danube, die Traun, des forces de police, chargées de protéger l’important commerce du sel, utilisèrent la Zille pour leurs missions de surveillance et de répression des vols et de la contrebande. Cette embarcation servit encore pour la construction de pont de bateaux nécessaire au passage d’un fleuve lors de campagnes militaires comme celles menées contre La Grande Porte (Empire ottoman) au XVIIe siècle ou de bateau de pêche.

La Zille pourrait partager une origine commune avec le futreau ligérien et le Weidling du Haut-Rhin.

Aujourd’hui certaines Zille aménagées font office de petits Fähre (bacs) pour les transports de piétons, randonneurs et  cyclo-randonneurs sur le Danube autrichien comme à Schlögen, Grein, Dürnstein ou encore ailleurs.

Bac Grein-Schwallenburg

Le bac Grein-Schwallenburg (Haute-Autriche), une jolie Zille traditionnelle réaménagée pour le transport des piétons et des cyclo-randonneurs, photo © Danube-culture, droits réservés

Deux charpentiers de marine dont Rudolf Königsdorfer continuent à construire de nos jours ce type de bateau en bois à Niederanna (Haute-Autriche) et il n’est pas rare d’en voir naviguer sur cette partie du fleuve.

Eric Baude, © Danube-culture, droits réservés, mis à jour octobre 2019

Notes :
1 Le grand gabarit concerne les voies classées de 4 à 6 pour des unités fluviales de 1 000 tonnes et plus. Le moyen gabarit correspond aux classes 2 et 3 pour des tonnages compris entre 400 et 1 000 tonnes. Enfin, le petit gabarit, dit gabarit «Freycinet», représente les unités comprises entre 250 et 400 tonnes (classe 1). En pratique, le gabarit 0 (de 50 à 250 tonnes) n’est plus utilisé pour le transport.

Sources :
BUFFE, Noël, Les marines du Danube, 1526-1918, Éditions Lavauzelle, Panazol, 2011
MEIßINGER, Otto, Die historische Donauschiffahrt, Holzschiffe und Flöße, Gugler, Melk, 1990 (deuxième édition)
REICHARD, M., Le voyageur en Allemagne et en Suisse…, Manuel à l’usage de tout le monde. Douzième édition, De nouveau rectifiée, corrigée, et complétée par F. A. Herbig., tome premier., A Berlin, Chez Fréd. Aug. Herbig, Libraire. A Paris chez Brockhaus et Avenarius et chez Renouard et Co., 1844.

Chez les Königsdorfer de Niederrana (Haute-Autriche), charpentiers de Zille depuis plusieurs générations. Quand la tradition se régénère.  
www.zille.at
Telefon: +43 7285 508
E-Mail: koenigsdorfer@zille.at

La forteresse d’Aggstein en Wachau : un haut-lieu des légendes danubiennes

Construite, dans sa partie la plus ancienne, à la fin du XIe et au début du XIIe siècle par Manegold III von Acchispach, elle tombe ensuite dans les mains de la dynastie des Kuenring von Aggsbach-Gansbach jusqu’à leur extinction au XIVe siècle.

   Une légende raconte qu’Hadmar III von Kuenring contrôlait et entravait selon son bon vouloir la navigation sur le fleuve à l’aide d’une solide chaîne de fer qu’il faisait tendre en travers du fleuve à l’arrivée des bateaux. Exaspéré par ses pratiques, le duc Friedrich II von Babenberg, duc d’Autriche (1211-1246) décida de s’emparer sans succès de la forteresse. C’est par la ruse qu’il réussit à mettre fin aux exactions d’Hadmar III von Kuenring. Un marchand de Vienne avec un bateau lourdement chargé de marchandises qui cachaient une troupe des soldats puissamment armés dans ses cales, fut arrêté par la chaine dressée en travers du fleuve. Le maître des lieux monta sur l’embarcation et les soldats s’en emparèrent. Ils rentrèrent à Wiener Neustadt avec leur précieux prisonnier. La vengeance du duc Friedrich II von Babenberg fut toutefois clémente puisque Hadmar III von Kuenring recouvra la liberté en échange de la restitution des biens dont il s’était emparé. Repentant, il serait mort en pèlerinage quelques années plus tard non loin de Passau.

Une des chaines qui servaient autrefois à entraver la navigation sur le Danube (collection du Musée de l’armée de Vienne), photo © Danube-culture, droits réservés

En 1429, la forteresse devient la propriété du conseiller ducal Jörg Scheck vom Wald (littéralement « La terreur de la forêt ») qui l’avait reçu des mains du duc Albrecht V de Habsbourg dit « le Sage » (1298-1358), ultérieurement duc d’Autriche sous le nom d’ Albrecht II. Délabrée, la forteresse est reconstruite à la demande de celui-ci. Une période sombre pour la forteresse car son propriétaire, surnommé « le mangeur de fer » (der Einsenfresser) ou le vengeur sanguinaire » (der Blutracher) s’illustre par son comportement particulièrement sanguinaire et malhonnête. Chargé, à partir de 1438, de contrôler la navigation des bateaux sur le Danube d’amont en aval et d’entretenir le chemin de halage pour les embarcations montantes, il ne peut s’empêcher d’abuser de ses fonctions et se met à rançonner tous ceux qui naviguent sur le fleuve et passent devant son château-fort. Georg von Stain (?-1497) s’empare la forteresse d’assaut en 1463. Aussi peu scrupuleux que son prédécesseur, il en est expulsé par Ulrich Freiherr von Graveneck en 1476. Le duc Leopold III de Habsbourg (1351-1386) reprend lui même Aggstein l’année suivante et y installe des locataires afin que les pillages et les pratiques de rançons cessent.

Ruines d’Aggsbach depuis le Danube (1820-1826) par Adolph Friedrich Kunike (1777-1838), collection privée

Aggstein va subir encore les assauts des troupes ottomanes au XVIe siècle qui l’incendient (1529). À nouveau rénovée en 1606 par Anna von Polheim-Parz, veuve du dernier locataire, elle est laissée ensuite à l’abandon jusqu’au XIXe siècle.

Ses ruines alimentent alors de nombreuses légendes. Elle devient ensuite un lieu de promenade et commencera a être restaurée à partir de 1930 par son nouveau propriétaire, la famille Seilern-Aspang.

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La forteresse médiéval d’Aggstein dominant le Danube, photo Danube-culture, droits réservés

La forteresse avec sa salle des chevaliers sa chapelle, sa taverne, ses tours et ses vastes murailles est accessible par une petite route escarpée depuis le hameau d’Aggstein en contrebas. Elle se visite et fait aujourd’hui l’objet de nombreuses manifestations culturelles et historiques. La vue sur la vallée du Danube en Wachau depuis la forteresse est exceptionnelle.

info@ruineaggstein.at
www.ruineaggstein.at

La légende du  jardinet des roses d’Aggstein

« Château en ruines, perché au sommet d’un rocher conique qui domine Aggsbach. Ce château, une des plus belles ruines féodales du Danube, était au XIIIe siècle, la terreur des voyageurs et des bateliers. Il avait alors pour propriétaire un seigneur-voleur nommé Schreckenwald, qui précipitait ses prisonniers par une trappe de fer dans un gouffre qu’il appelait Rosengartlein, son « petit jardin de roses ». Ce bandit périt sur l’échafaud. Mais il eut pour héritier, ou plutôt pour successeur Hadmar de Khuenringer, qui possédait aussi Dürrenstein [la forteresse de Dürnstein] avec dix autres châteaux-forts et qui fit regretter Schreckenwald. Son frère Leutold le secondait si bien dans tous ses crimes et ils inspiraient une telle terreur, qu’on les avait surnommés les limiers. »

Eric Baude pour Danube-culture, © droits réservés, mise à jour 1er septembre 2020

Ybbs/Donau (Ybbs sur le Danube), ville patrimoniale au carrefour d’anciennes routes commerciales

Petite chronique d’Ybbs/Donau

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Vue d’Ybbs avant la construction du barrage, sources Gemeinde Ybbs/Donau

La ville d’Ybbs, importante ancienne cité commerciale se trouve historiquement à la sortie de la région du Strudengau, au nord-ouest du confluent de la rivière du même nom l’Ybbs. Cette cité était autrefois au croisement des routes du sel de Gmunden, du fer d’Erzberg, des routes impériale et postale, cette dernière successeure de l’ancienne route romaine du Lime, devenue aujourd’hui une importante route fédérale. La possibilité de traverser du Danube à cet endroit permettait d’accéder en plus à la route commerciale vers la Bohême et Prague. Cette situation privilégiée est à l’origine du développement d’Ybbs, à la fois comme lieu de passage du fleuve, octroi et poste de douane, place commerciale et de transbordement des marchandises d’une rive à l’autre.

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L’histoire d’Ybbs remonte à l’époque celte ; en témoignent des vestiges découverts sur une colline à proximité de la ville. L’histoire de la cité est également liée à l’époque romaine comme de récentes fouilles l’ont récemment confirmé.

Le village d’origine s’est développé autour d’un château-fort sur la rive du fleuve qui occupait le terrain de la place devant l’église paroissiale Saint Laurent. D’après le règlement douanier de Raffelstett (903 – 906) dans lequel on trouve le nom d’Eperaespurch (Ybbsburg ?) un poste de douane pourrait avoir déjà été en activité à cette époque. La première mention certifiée du nom d’Ybbs, (Ibese) date de l’année 1058. En 1073, la forteresse et le village contigu sont appelés Ybbsburg puis, par la suite, Yps. Le domaine appartenait alors à la famille des comtes de Bavière de Sempt-Ebersberg jusqu’à leur disparition en 1045. La ville devient ensuite la propriété d’un négociant en sel puis, au XIIe siècle elle est rattachée à la puissante principauté régnante des Babenberg. En 1274, Ybbs est pour la première fois mentionnée comme poste de péage de la principauté puis, en 1280 comme ville (civitas). Le roi Frédéric Ier de Habsbourg lui offre le statut de ville en 1317.

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Quartier historique d’Ybbs avant sa rénovation, source Gemeinde Ybbs/Donau

Jusqu’à la fin du XIIIe siècle, la ville d’Ybbs se développe selon un plan de trois quartiers urbains entre le Danube et la forteresse en forme de demi-cercle. La concession de privilèges, dès le début du XIVe siècle, comme celui des droits sur la traversée du Danube, des droits de péage pour le vin et des droits de libre circulation des objets en métaux ainsi que la possession d’une haute juridiction, a conféré à Ybbs un rôle important de place commerciale danubienne gouvernée par un seigneur féodal. À partir de 1637, la cité devient également un débarcadère pour la navigation fluviale entre Vienne et Ratisbonne. Elle ne peut toutefois retrouver, après la guerre dévastatrice de 30 ans, un essor identique à celui de la fin du Moyen-Âge. Au XVIIIe siècle, sa vigueur économique s’affaiblit du fait du relèvement des tarifs douaniers. L’importance croissante des chemins de fer et du contournement d’Ybbs de la Westbahn que celle-ci choisit de ne pas desservir confirme le déclin économique de la ville au siècle suivant. Cette tendance s’inversera toutefois au XXe siècle avec l’implantation sur la commune du Centre de Thérapie de Vienne en 1922 dans les locaux réaménagés d’une ancienne caserne et d’un cloître cistercien à l’origine puis franciscain, d’usines et de la construction du barrage d’Ybbs-Persenbeug (1954-1959), première des neufs usines hydroélectriques qui seront réalisées sur le Danube autrichien.

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Dans le centre historique d’Ybbs, sources Gemeinde Ybbs/Donau

Le centre historique d’Ybbs a été entièrement rénové pendant les années 1980 et 1990 et peut ainsi témoigner de la richesse de son histoire, de son passé de haut-lieu commercial et de la navigation sur le fleuve.

Promenade urbaine à travers Ybbs
   Une visite de la vieille ville s’impose. Elle peut commencer par la rue de Vienne (Wiener Strasse) sur les vestiges de l’ancien bâtiment des Babenberg (Babenbergerhof) qui fut malheureusement détruit en grande partie en 1835 et reconverti en auberge. Le deuxième quartier de la ville a été construit au XIIIe siècle sur la place du château fort, devenu la résidence du mandataire du seigneur féodal à laquelle la ville appartenait. La résidence fut offerte en 1494 à la ville par l’empereur Maximilien Ier d’Autriche. Le château édifié au XVIIe siècle abrite aujourd’hui l’école de soins du Centre de thérapie d’Ybbs. Joseph II de Habsbourg en fut l’hôte en 1779. La fontaine contemporaine d’Arlequin qui se dresse devant l’école a été érigée en référence aux « Ybbsiades », un des plus grands festivals de cabaret et de petites formes de l’espace germanophone organisé chaque année depuis 1989.

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Vue ancienne des quais sur le Danube et de l’église Saint Laurent, sources Gemeinde Ybbs/Donau

La construction de l’église paroissiale Saint Laurent, à l’origine de style gothique tardif, date des années 1466-1485. Des incendies successifs, en 1716 et 1868 ont modifié son aspect intérieur et extérieur, avec l’ajout d’éléments baroques et néogothiques se substituant au style d’origine. L’église se trouve sur l’emplacement de l’ancienne forteresse (Ybbsburg). La Tour-porte de la forteresse a été utilisée pour la construction du chœur de l’église. Il reste sous cette église un passage qui conduit au Danube. Les orgues sur lesquelles Wolfgang Amadeus Mozart, lors de son deuxième voyage à Vienne en 1767, a vraisemblablement joué, compte parmi les trésors baroques de ce monument historique.

Il est bien sûr vivement recommandé aux visiteurs et cyclotouristes de s’arrêter au  Musée de la bicyclette et de son histoire attachante ainsi qu’au Musée municipal situés dans la Herrengasse. C’est dans la partie reculée de la ruelle de l’église (Kirchengasse), où sont nés les frères Bernhard et Hieronymus Pez, bénédictins de l’abbaye voisine de Melk et historiens majeurs de l’époque baroque, que se trouvait à l’origine le troisième quartier urbain de la ville d’origine. Quelques vestiges demeurent au sein d’un bâtiment médiéval, la Maison des péages du vin (Weinmauthaus). On peut encore reconnaître à l’angle nord-ouest de la ruelle, les restes d’un bastion et de ce que l’on appelait alors les « Schwallecks », à travers lesquels le Danube coulait pour inonder les fossés de la ville.

Depuis les bords du Danube,  une vue magnifique sur les paysages de la rive nord du fleuve, sur les châteaux de Persenbeug, sur le village de Gottsdorf, sur l’église de Säusenstein et sur le célèbre lieu de pèlerinage de Maria Taferl. Sur la façade de l’Office du sel (Salzamt), en activité jusqu’en 1827, sont indiqués les niveaux atteints par les crues des 500 dernières années. Il ne reste plus aujourd’hui de l’ancienne Ybbsburg que le remarquable château-fort (Burg-Palas) construit entre 1220-30.

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Vue partielle de la maison du maître batelier Matthias Feldmüller. A droite la « Passauerkasten »,  le plus ancien monument d’Ybbs/Danube et derrière le clocher de l’église saint Laurent, sources Gemeinde Ybbs

La maison du maître-batelier (Schiffmeisterhaus), rappelle une activité économique majeure liée à Ybbs, la navigation sur le Danube. Les emblèmes de la corporation des bateliers d’Ybbs, une des plus grosses corporations du Danube autrichien, sont visibles sur les façades du bâtiment. Cette maison a été acquise en 1840 par le célèbre armateur et maitre batelier Matthias Feldmüller (1770-1850) qui possédait, au cours de la première moitié du XIXe siècle, une flotte de plus de 1000 bateaux et autres embarcations naviguant entre Budapest et Ratisbonne.

Au nord-ouest de la vieille ville, au bord du Danube se trouve le Centre de thérapie d’Ybbs. Son installation dans un vaste espace, une ancienne caserne de cavalerie et un ancien cloître de franciscains date de 1922.

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Le centre de thérapie d’Ybbs/Danube, sources Gemeinde Ybbs, sources Gemeinde Ybbs/Donau

Quelques informations :

La ville d’Ybbs est une collectivité locale autrichienne située administrativement dans le Land de Basse-Autriche (Niederösterreich). Elle dépend de l’arrondissement de Melk et se tient sur la rive droite du Danube (km 2058), à l’altitude de 220 m.

Cette commune a la particularité d’être la seule collectivité du Land de Basse-Autriche à être située directement au bord du Danube, sans en être séparée par un axe de circulation.

Historiquement Ybbs appartient à la région du Nibelungengau où se déroule une partie de la célèbre épopée allemande du Moyen-âge du même nom, La Chanson des Nibelungen.

La ville doit son nom à la rivière qui la traverse, l’Ybbs, petit affluent du Danube qui nait au pied du grand Zellerhut, près de Mariazell et de la frontière avec le Land de Styrie. Il se jette, après un parcours de 130 km dans le fleuve à proximité de la commune d’Ybbs/Donau (km 2057).

Au recensement de l’année 2012, Ybbs comptait 5 638 habitants et son territoire communal s’étend sur une surface de 23,78 km2.

Elle est jumelée avec la jolie ville italienne de Bobbio en Italie du Nord-Ouest dans la province de Plaisance et la Région d’Émilie-Romagne.

En 2017 Ybbs a célébré le 700e anniversaire de l’acquisition de son statut de ville libre, statut accordé par Frédéric le Beau (Friedrich der Schöne) de Habsbourg (1286-1330).

Le canal de Marchfeld : du Danube à la Morava (March)

 Sa vocation est également de stabiliser et d’améliorer les conditions hydrologiques des eaux souterraines et de celles de surface avec l’aide de stations d’épuration.

Source Société du canal de Marchfeld

Cet ouvrage, alimenté par les eaux du Danube et long de 19 km, part de Langenzersdorf, sur la rive gauche, en amont du bras du nouveau Danube et de l’île du Danube (Donauinsel), traverse une région frontalière1 qui fut d’une haute importance stratégique par le passé et le lieu de batailles historiques2. Cette région se situe en aval de Vienne, au nord-est de la capitale, sur la rive gauche. Ses terres alluvionnaires sont propices à l’agriculture. Le Marchfeld souffrait toutefois d’un important déficit en eau en raison d’une faible pluviosité et d’un dense réseau de captage d’eaux souterraines (nappes phréatiques) dont le niveau, de ce fait et en raison des conséquences de la régulation du fleuve, baissait régulièrement. Les travaux de construction ont commencé en 1984 nécessitant la réalisation de 45 ponts. Le canal est entré en service en 1992. 

Un oasis de verdure aux portes de Vienne (photo © Danube-culture, droits réservés)

Ce canal est le premier premier tronçon d’un réseau d’environ 100 km qui irrigue cette région et qui comprend, outre le canal de Marchfeld, la rivière Rußbach (71 km), alimentée par ce même canal et confluant avec le Danube en face de Hainburg, le canal d’Obersiebenbrunner (6 km) reliant le Rußbach et le Stempfelbach (32 km), un affluent de la March (Morava) et sous-affluent du Danube.

Photo © Danube-culture, droits réservés

Cette voie d’eau est désormais également une zone de loisirs et de découverte de l’environnement grâce aux pistes cyclables aménagées le long de son cours mais la baignade y est interdite. La navigation des embarcations dépourvues de moteur y est par contre autorisée.

La piste cyclable du canal de Marchfeld mène du Danube jusqu’au pont de la liberté au-dessus de la March (Morava) et à la frontière slovaque (source Société du canal de Marchfeld)

Notes :
1 Ce qui explique que les ouvrages qui le franchissent soient équipés d’un dispositif militaire.
2 Bataille de Dürnkrut et Jedenspeigen (1278) entre le roi Ottokar II Přemysl de Bohême (vers 1230-1278)  et l’empereur Rodolphe de  Habsbourg (1218-1291) qui vit la mort du premier et la victoire du second.
En 1809 eut lieu à Aspern-Essling et dans les environs, sur l’ île de la Lobau, une bataille entre les troupes napoléoniennes et autrichiennes. La victoire échut cette fois aux armées autrichiennes commandées par l’archiduc Charles de Habsbourg (1771-1847) après un affrontement qui fait de nombreuses victimes parmi lesquelles le dévoué maréchal de Lannes (1769-1809), « le plus brave de tous les hommes » selon Napoléon.

www.marchfeldkanal.at (en allemand)
Danube-culture, juin 2019, droits réservés

 

La basilique de Maria Taferl, Mère des Douleurs et reine des pèlerinages autrichiens danubiens

Un emplacement idéal 

Le sommet de la colline avait été déjà choisi, comme si souvent au long des rives danubiennes, par des tributs celtes pour en faire un lieu de culte. On trouve d’ailleurs encore devant la basilique une pierre posé sur un socle et entouré d’une rampe qui pourrait avoir vraisemblablement servi comme autel pour des sacrifices.

L’autel de sacrifice celte, photo Danube-culture, droits réservés

Le culte et les superstitions du paganisme celtique sur les hauteurs de Marbach ont perduré suffisamment longtemps pour que les populations aient considéré ces lieux comme inhospitaliers. Pour effacer ces souvenirs païens, on aurait par la suite suspendu une petite croix de bois dans le chêne situé devant le dolmen. Cette croix était fixée à un tableau protégé par un petit auvent sur les côtés duquel était accroché les images de la Vierge Marie et de Saint Jean. C’est depuis cette époque que cet endroit s’appelle « Beim Taferl », en français « Près du petit tableau » d’où provient le nom de Maria Taferl.

Maria Taferl, photo © Bwag/Commons

Les origines du pèlerinage de Maria Taferl remonte au XVIIème siècle. Une légende raconte que le 14 janvier 1633, un berger du nom de Thomas Pachmann, décida d’abattre le vieux chêne, presque déjà mort. Mais sa hache glissa et retomba sur ses deux jambes. C’est à ce moment là qu’il aperçut la croix sur l’arbre. Pensant avoir involontairement commis un sacrilège, il s’agenouilla et demanda pardon à Dieu. Selon le berger, le sang qui coulait de ses blessures aux jambes, s’arrêta aussitôt. Il pût retourner seul chez lui et guérir rapidement. En 1641 ou 1642, un juge du village de Kleinkrummnußbaum atteint d’une grave dépression, fit remplacer la petite croix en bois qui s’abimait par une statuette de la Vierge des Douleurs. Il en fût guéri. La première apparition miraculeuse d’une lumière à cet endroit eut lieu un peu plus tard, en 1658. Elle fut suivie de nombreuses autres apparitions, sur la terre ou dans le ciel, une trentaine en tout, entre 1659 et 1661. De mystérieux pèlerins vêtus de blanc, seuls en petit groupe ou au sein d’une procession surgissaient lors de ses miracles. Au même moment où se produisaient ces apparitions se réalisaient des guérisons et des épisodes miraculeux. Les évêques de Passau et de Ratisbonne menèrent à la fin de 1659 une enquête minutieuse qui confirma, après l’audition de nombreux témoignages, la véracité des faits. Il fut alors décidé, dès 1660, qu’une église serait bâtie à cet endroit.

Jacob Prandtauer (1660-1726), maître maçon et architecte tyrolien, collection de l’Abbaye bénédictine de Melk 

La première pierre de la basilique est solennellement posée par un représentant des autorités ecclésiastiques de Passau le 25 avril 1660. Le terrain en relief oblige toutefois à abandonner la direction habituelle est-ouest et à lui préférer une orientation nord-sud. Le maître-autel est de cette façon orienté au nord, le portail principal au sud et la façade avec ses deux tours fait face au Danube. Le vieux chêne et sa Vierge miraculeuse sont volontairement inclus dans l’édifice. La construction de la basilique dure plus de soixante ans. Trois architectes se succèdent ; le viennois Georg Gerstenbrand (1667 ou 1668), architecte de la cour impériale, le lombard Carlo Lurago (1615-1684) de 1671 à 1673 et enfin le plus connu d’entre eux, le tyrolien et maître maçon Jakob Prandtauer (1660-1726), à qui l’on doit également en grande partie les merveilleuses abbayes de Melk, Dürnstein et Saint-Florian et qui acheva l’impressionnante coupole de Maria Taferl.

Martin Johann Schmidt (1718-1801) dit « Le Schmidt de Krems », éminent représentant de l’École dite « du Danube »,  sources Rudolf Lehr , Landeschronik Oberösterreich, Verlag Christian Brandstätter, Wien

La construction de Maria Taferl mobilise de nombreux artistes parmi les plus réputés. Aux trois architectes se joignent les italiens Carlo Consellino (stucs de la sacristie), Antonio Beduzzi (1675-1735) pour les fresques, connu également comme l’auteur du magnifique maître-autel de l’abbaye de Melk, Joseph Matthias Götz (1696-1760) pour le maître-autel, achevé en 1738, Peter Widering (vers 1684-1760) pour les sculptures de la chaire, J. A. Amorth, la Sainte Trinité sur le pilier du transept, J. G. Dorfmeister (1736-1786), auteur des sculptures des grands autels latéraux, le peintre viennois Johann Georg Schmidt (1685-1748) pour les petits autels latéraux ou encore le peintre autrichien Martin Johann Schmidt dit « Kremser Schmidt » (« Le Schmidt de Krems ») (1718-1801) qui réalise les tableaux des grands autels latéraux et enfin l’ébéniste Mattäus Tempe de Sankt-Pölten.

La fresque de la coupole représentant la vie et l’ascension de la Vierge Marie peinte par Antonio Beduzzi, photo Abubiju

L’édifice, consacré comme basilique mineure en 1947, est en forme de croix et mesure, si l’on inclue la sacristie attenante, une longueur totale de 70 m. Ses dimensions intérieurs sont de 53 m de long. La nef centrale atteint 13 m de large et le transept 31, 30 m sur 13.

Le maître-autel (détail), réalisé par Joseph Matthias Götz, photo Danube-culture, droits réservés

Maria Taferl fit l’objet de nombreuses restaurations. La place devant la basilique fut aménagée en 1960.

On jouit, par temps clair, d’une splendide vue sur le Danube et les massifs alpins autrichiens.

Les extraordinaires orgues de l’époque Rococo, réalisées par le facteur viennois Johann Hencke (1698-1766) n’ont malheureusement pas été conservées à l’exception du buffet. Elles ont été transformées en 1910 par Franz Capek, facteur d’orgues de Krems, en un orgue romantique tardif avec 40 registres et 3 manuels. Aujourd’hui les orgues sont équipées de 47 registres, 4 manuels et comptent en tout 2915 tuyaux.

Les orgues de Maria Taferl, photo Danube-culture, droits réservés

Les nouvelles cloches, d’un poids total de 7 200 kilos qui sonnent le Te Deum (si, ré, mi, sol, la) contribuent également à la grande réputation du lieu de pèlerinage.

On ne manquera pas de visiter l’extraordinaire chambre du trésor.

Une légende populaire raconte que l’eau de la source de Maria Taferl guérit miraculeusement les maladies des yeux.

Photo Danube-culture, droits réservés

Eric Baude, révision novembre 2018

Sources :
WEICHSELBAUM, Josef, Maria Taferl, Verlag Schnell und Steiner GMBH CO., 3ème édition française, Munich et Zurich, 1987

www.basilika.at

www.nibelungengau.at

Dans les environs de Maria Taferl se trouve le château d’Artstetten. Une exposition est consacré à la vie et au destin tragique de l’archiduc François-Ferdinand de Habsbourg (1863-1914)
www.schloss-artstetten.at 

Le Regentag (Jour de pluie) : bateau-maison-atelier nomade du peintre Friedenreich Hundertwasser

« Je voudrais peut-être qu’on me considère comme un mage de la végétation, ou quelque chose de semblable, disons magique, que je remplisse un tableau jusqu’à ce qu’il soit plein de magie, comme on remplit un verre avec de l’eau. »
Friedenreich Hundertwasser

Un bien joli bateau ancien que celui du peintre autrichien Friedenreich Hundertwasser

Le navire, un vieux mais solide côtre méditerranéen en bois, à voile et à moteur porte le nom de San Giuseppe T et de petit « freighter » (cargo) pour le transport de marchandises quand le peintre l’achète en Sicile, à Palerme, en 1967. Il le rebaptise du nom Regentag (Rainy Day ou Jour de pluie).

Après l’avoir fait convoyer de Palerme à Venise par le capitaine Mimmo, Hundertwasser navigue en compagnie du capitaine Antonio pendant sept années consécutives (1968-1974), cabotant de ports en ports méditerranéens (Palerme, Pellestrina, Portegrandi, Malcontenta, Portoferraio, La Goulette, Malte…). Puis le peintre décide ensuite de l’agrandir, faisant passer sa longueur de douze à quinze mètres. Il fait avec celui-ci ses premiers expériences d’architecture, en redessine la proue, modifie la coque, installe un deuxième mat, donnant à son bateau une silhouette et une ligne originales et asymétriques. Pendant dix ans le Regentag servira de maison et d’atelier nomade au peintre.

La bonne adaptation du « nouveau » Regentag à la haute mer est d’abord éprouvée lors de croisières qui le mènent en Dalmatie, en Sicile, en Corse, à Malte, à Tunis, en Crète, à Rhodes, à Chypre et en Israël puis Hundertwasser et son capitaine Horst Wächter partent pour une grande traversée de 18 mois (1975/1976), de Venise jusqu’en Nouvelle-Zélande en passant par Malte, Gibraltar, les Antilles, Panama, l’archipel des Galapagos et Tahiti.

Regentag IV

Le Regentag immobile au port de plaisance de Tulln (photo droits réservés)

Hundertwasser fut souvent à la barre du Regentag en Méditerranée, dans la mer des Caraïbes, au large de Tahiti, de Rarotonga, des îles Kermadec, d’Auckland et de la Baie des îles (Nouvelle-Zélande).

Le bateau fait naufrage en 1995. Aussi est-il ramené à Opua, dans la Baie des îles et y reste en 1999/2000. Le chantier naval Ashby’s Boat Yard installe, à la demande du peintre, un nouveau poste de pilotage, pose un revêtement en béton armé et réalise une fresque en céramique dessinée par Hundertwasser au dessus de la la ligne de flottaison. Ces réaménagements, nécessaires à la suite du naufrage, répondaient également à un souhait de longue date de l’artiste.

Le Regentag continuera à naviguer sur l’Atlantique. Après la mort subite du peintre sur le Queen Elisabeth II, le 19 février 2000, il sera rapatrié en 2004 vers l’Europe par cargo et convoyé en Autriche par le Danube jusqu’au port de Tulln (Basse-Autriche), son port d’attache actuel. Ce bateau que le peintre a emmené au bout du du monde n’a navigué depuis sur le fleuve que pour de courtes escapades et son entretien semble avoir été négligé pendant plusieurs années ce qui est incompréhensible car il s’agit d’un patrimoine exceptionnel !

Le bateau, qui a été de plus endommagé par un autre navire dans le port de plaisance de Tulln en 2015, a été sorti de l’eau pour des travaux de réparation et de rénovation. Il n’est malheureusement toujours pas accessible au public.  

Travaux sur le Regentag

Travaux sur le Regentag (photo, droits réservés)

Le peintre au nom prédestiné qui entretint un rapport intime avec l’eau sous toutes ses formes et ses couleurs durant son existence, ne pouvait être que fasciné par les bateaux. Ses dessins d’enfant comme les Bateaux à vapeur chantant avec leurs cheminées, les Bateaux bouche en témoignent. Des proues de navires, des hublots ou autre allusion à l’univers maritime apparaissent également régulièrement dans ses autres oeuvres.

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Friedensreich Hundertwasser en 1998 (photo source Wikipedia)

Le peintre qui s’appelait à l’origine Friedrich Stowasser  a pris comme troisième prénom Regentag, celui-ci venant s’ajouter à Friedensreich et Dunkelbunt soit un nom complet d’artiste de Friedensreich Dunkelbunt Regentag LiebeFrau Hundertwasser.

Rappelons encore que l’artiste, aux très fortes convictions écologistes, a également participé activement, aux côtés d’autres artistes et scientifiques renommés comme Konrad Lorenz, à la préservation des prairies alluviales danubiennes menacées de destruction par la construction du barrage de Hainburg (1984), projet heureusement abandonné par la suite.

Eric Baude, révision août 2018

www.hundertwasser.at

https://www.kunsthauswien.com/en/museum

Ports de plaisance, emplacements d’amarrage, barrages-écluses et autres informations pour naviguer sur le Danube autrichien (II) : du Km 2058, 5 (Ybbs/Donau, rive gauche) à la frontière slovaque (Km 1880, 3, rive gauche)

Km 2058, 5
Rive droite
Emplacements d’amarrage de la commune d’Ybbs/Donau

Km 2058
Rive droite
Confluent de l’Ybbs avec le Danube

Km 2052, 5
Rive gauche
Emplacements d’amarrage (ponton de 20 m) du restaurant-hôtel « Donaurast »
Contact : tel. +43/7412/52438

Km 2050
Rive gauche
Port de plaisance de Marbach
Contact : Gerhard Engel, capitaine du port, restaurant « Zur schönen Wienerin » (« À la belle viennoise »), tel. +43/7413 70 77
www.marbach-freizeit.at
Ne pas manquer de visiter la basilique baroque de Maria-Taferl, haut lieu de pèlerinage autrichien.

Km 2049, 9 (à partir du)
Rive gauche
Pays de Marbach

1) Emplacements d’amarrage pour les visiteurs au km 2049, 8
2) L’hôtel restaurant « Wachauerhof » propose un emplacement d’amarrage au Km 2049
Contact : tel. +43/7413/70 35
3) Emplacements d’amarrage au Km 2048, 2 devant l’auberge « Haselberger »
Contact : tel. +43/7413/355
4) Emplacements d’amarrage pour les clients du chantier naval « Tober und Bierbaumer » au Km 2047, 8
5) Emplacement d’amarrage du bistro « Ötscherblick » au Km 2047, 4

Km 2049, 8
Rive droite
Krummnussbaum
Pas d’emplacement d’amarrage pour les visiteurs au ponton du petit port de Krummnussbaum.

Km 2046, 3
Rive droite
Le Club des sports nautiques et le Club de bateaux à moteur de Pöchlarn proposent des emplacements d’amarrage (eau + électricité) pour les visiteurs.
Mouillage : 3 m
Contact : M. Wallner, capitaine du port, tel. +43/676/607 28 29
www.mbc-rechen.at
Patrimoine architectural Renaissance dans la vieille ville de Pöchlarn
Le peintre Oskar Kokoschka (1886-1980) est né à Pöchlarn. Sa Maison natale a été aménagée en musée.

Km 2038
Barrage-écluse de Melk
Contact : tel. +43/504/321 66 60
Canal 22

Km 2037, 2
Rive gauche
Port de plaisance d’Emmersdorf (en face de l’abbaye de Melk)
Entrée délicate, attention au banc de sable souvent immergé à tribord. Serrer à bâbord dans le goulet d’entrée du port.
Les emplacements d’amarrage pour les visiteurs se trouvent sur les pontons nord (eau et électricité). Sanitaires communs.
Contact : Christian Leitner, responsable des pontons, tel. +43/650/485 45 67 ou +43/664/182 03 73
www.hafenemmersdorf.com

Km 2036, 1
Rive droite
Melk
La station de bateaux du Danube (DSS) autorise les bateaux de plaisance à moteur à s’amarrer aux pontons n°31 et 8.
Contact : tel. +43/7433/25 90 82
Il ne faut que dix minutes à pied depuis cet emplacement pour rejoindre la jolie ville de Melk et son extraordinaire abbaye bénédictine.
Office du tourisme

À partir de Melk commence la traversée de la Wachau (36 km), région de Basse-Autriche classée au patrimoine mondial de l’Unesco au titre des paysages depuis 2000. Vignobles et vergers alternent avec de jolis villages et de nombreuses forteresses et châteaux dans un relief escarpé.
Le Danube coule plus vite dans sa traversée de la Wachau que dans d’autres régions. Dans cette portion de 60 km entre le barrage de Melk et celui d’Altenwörth le fleuve n’a pas été régulé.

Km 2035

Rive gauche
Amarrage autorisé au ponton de la commune d’Emmersdorf et au ponton n°38 de la Station de navigation sur le Danube (DSS)
Contact : tel. +43/7433/25 90 82

Km 2032, 2
Rive droite
Schönbühel
Emplacements d’amarrage de Schönbühel, face au camping et au restaurant «Stumpfer»
Il n’est pas certain que ce ponton soit toujours en service dans un proche avenir.
Contact : tel. +43/7433/25 90 82
Château de Schönbühel (monument privé, ne se visite pas)
Les visiteurs sont par contre les bienvenus au cloître (1 km).

Km 2026, 9
Rive droite
Aggsbach
Petit emplacement d’amarrage en aval de la localité
Ruines de la forteresse d’Aggstein (XIIème siècle)

Km 2026, 2
Rive gauche
Emplacements d’amarrage du chantier naval Meyer
Réparations et entretien des moteurs possibles, station-service
Contact : tel. +43/2712/247

Km 2024
Rive gauche
Willendorf

Km 2020
Rive droite
Mur du diable (« Teufelsmauer »)
Une légende raconte qu’à cet endroit le diable tenta d’édifier en une nuit un mur en travers du fleuve pour bloquer la navigation mais un coq anticipa le lever du jour et le diable ne put achever son ouvrage. Une girouette représentant un coq transpercé par une flèche décochée par le diable trône au sommet du clocher de l’église Saint Jean d’Oberarnsdorf.

Km 2019

Rive gauche
Spitz/Donau
Emplacements d’amarrage possible pour une courte halte au ponton n°15 de la station de navigation sur le Danube (DSS). Il est malgré tout préférable de rejoindre le port de plaisance de Spitz/Donau (Km 2018, 2).
Attention au bac en aval du ponton.
Contact : tel +43/7433/ 25 90 82

Km 2018, 2

Rive gauche
Port de plaisance de Spitz/Donau
Emplacements d’amarrage pour les visiteurs aux pontons du Club de sports nautiques de Spitz/Donau (pontons sur babord). Eau et électricité sur les pontons. Douches à la maison du club.
Mouillage au port : 2, 00 m (1, 50 m à l’arrière du port).
Contacts : WSC Spitz/Donau, Franz Hofbauer, tel. +43/2714 82 58
M. Schrey, capitaine du port, port. +43/664/321 47 05
Spitz/Donau est au coeur de la Wachau et possède un beau patrimoine architectural (église Saint Maurice du gothique tardif, maisons anciennes, château d’Erlahof avec un très intéressant Musée de la Navigation sur le Danube ouvert d’avril à octobre) et de nombreux restaurants et caveaux de vignerons. Excellents vins blancs parmi les meilleurs en Europe.

Km 2014, 5
Rive gauche
Emplacements d’amarrage du port de plaisance de Joching (eau et électricité), douche et wc à la maison du Club de sports nautiques de Weissenkirchen.
Attention : manoeuvres difficiles pour les bateaux supérieurs à 10 m de long.
Mouillage aux pontons : 1, 50 m
Attention au bac en aval
Contact : Club de sports nautiques : tel. +43/ 2715/728 28

Km 2009
Rive gauche
Dürnstein

Km 2008
Rive droite
Dürnstein
Amarrage possible pour une courte durée au ponton n°22 de la station de navigation sur le Danube (DSS). Il est toutefois préférable, en raison des passages de nombreux bateaux de croisière et d’excursion, de s’amarrer en face sur la rive droite au port de plaisance de Rossatzbach (Km 2008, 1) et de prendre le bac pour visiter Dürnstein.
Contact : DSS, tel. +43/7433/25 90 82
Ruines de la forteresse de Dürnstein où fut enfermé Richard Coeur-de-Lion par le duc Autrichien Léopold V de Babenberg au retour d’une croisade
Cloître baroque des Augustins et vieilles maisons.
Bonne « Konditorei » célèbre pour ses spécialités aux abricots de la vallée du Danube et au pavot.
Avec l’abbaye de Melk un haut-lieu culturel et touristique de la Wachau
Office du tourisme

Km 2008, 1
Rive droite
Emplacements d’amarrage (deux places) du port de plaisance de Rossatzbach.
Club de bateaux à moteur de St. Pölten-Rossatz
Ponton de 12 m à l’entrée du port, accessible pour les bateaux jusqu’à 8 m (eau et électricité)
Contacts : Karl Schubert, tel. +43/2742/36 26 49
Edwin Rubitzko, tel. +43/664/100 34 51

Km 2007, 4
Rive droite
Bras secondaire de « Herzoglacke »
Possibilité d’ancrer dans le bras secondaire, très bel environnement
Mouillage : 3 m

Km 2005, 2
Rive droite
Emplacements d’amarrage de l’auberge-caveau « Siedler » derrière la petite île « Hundsheimer »
En avalant passer d’abord l’île puis remonter le bras secondaire à contre courant vers le ponton.
Contact : Famile Siedler, tel. +43/2732/727 70

Km 2003, 9
Rive gauche
Ponton de ravitaillement en carburants (gazoil, super et essence) du club de bateaux à moteur de la Wachau
Ouvert entre 17h et 18h en semaine, de 10h à 12h et de 16h à 18h le weekend Paiement en argent liquide
Attention : le poste est fermé par temps de pluie.
Contact : tel. +43/2732/836 17

Km 2002, 3
Rive gauche
Commune de Krems, Und et Stein
Amarrage possible au ponton n° 25 de la société de navigation sur le Danube (DSS). Il est toutefois préférable de s’amarrer en aval dans le port de plaisance de Krems (Km 2001, 8).
Contact : tel. +43/7433/25 90 82

Km 2001, 8
Rive gauche
Port de plaisance de Krems
Emplacements d’amarrage du Club de bateaux à moteur de la Wachau et du Club de sports nautiques de Krems
Passerelle piétonnière à l’entrée du port (hauteur libre 4, 80 m)
Mouillage : 2, 50 m
Les pontons d’accueil du Club de bateaux à moteur de la Wachau sont à droite en entrant (eau et électricité, sanitaires, wifi). Sanitaires et cuisine dans la maison du club.
Station-service au Km 2003, 9 (rive gauche en amont du pont Krems-Mautern).
Contacts :
Club de bateaux à moteur de la Wachau, tel. +43/ 2732/836 17
Gerd Wilfert, capitaine du port, port. +43/650/810 35 60
Michaela Reischer, port. +43/676/441 74 64
Tel. du port : +43/ 2732/836 17
www.motoryachtclubwachau.at

Club de sports nautiques de Krems, Franz Kasparek, capitaine du port, port. +43/676/431 88 31
Wilhem Harrer, port. +43/680/209 76 80
Autrefois séparées, les trois communes ont été désormais réunies dans une seule collectivité.
Ancien carrefour commercial et vinicole la ville renferme un patrimoine architectural et culturel moyenâgeux, renaissance et baroque exceptionnel (anciens remparts, portes d’entrée, cloîtres, églises, fontaines, escaliers, places, bâtiments et villas historiques…). La ville ancienne, entourée de ses collines et ses vignobles, ressemble à un décor de théâtre. Elle est également classée au patrimoine mondial de l’Unesco.
Galeries d’art contemporain, musée de la caricature, maison de la culture régionale contribuent avec le port industriel et une économie dynamique au rayonnement de la cité.
Sur la rive droite, à quelques kilomètres du Danube se tient au sommet de sa colline l’abbaye baroque imposante de Göttweig.
Office de tourisme
L’entrée à la piscine voisine du port de Krems est gratuite pour les hôtes du Club de bateaux à moteur de la Wachau.
Le port se situe à env. 15 mn du centre-ville.

Port de plaisance de Krems

Port de plaisance de Krems

Km 2000, 3
Rive gauche
Port de l’administration et des autorités de gestion du Danube.
Emplacements d’amarrage au ponton de Via Donau, autorité de gestion de la navigation sur le Danube autrichien.

Km 1999, 3
Rive droite
Club de bateaux à voile de Krems
Emplacements d’amarrage pour des petits voiliers
Contact : Heinz Kluger, responsable, tel. +43/2732/860 63

Km 1985
Rive gauche
Confluent du Kamp avec le Danube

Km 1988
Rive droite
Marina et centre de loisir de Traismauer
Mouillage à l’entrée : 1 m
Mouillage dans le port : 3 m
Emplacements d’amarrage pour des bateaux jusqu’à 8 m (eau et électricité).
Prévenir par tél.
Contact : M. Rössler, port. +43/664/446 65 51
Le restaurant de poissons « Donaurestaurant Traismauer » et sa terrasse sont très fréquentés.

Km 1980, 3
Barrage-écluse d’Altenwörth
Canal 20
Contact : tel. +43/504/321 66 70

Km 1976, 6
Rive gauche
Altenwörth
Port de plaisance du Club de sports nautiques d’Altenwörth, dans l’ancien bras du Danube en aval du barrage-écluse
Emplacements d’amarrage du Club de sports nautiques d’Altenwörth
Mouillage aux pontons pour les visiteurs : 3 m
Eau et électricité sur les pontons, sanitaires dans la maison du club
Possibilité d’ancrage dans l’ancien bras avant la passe aux poissons (mouillage :  3 m)
Contacts : tel. +43/2279/26 17, port. +43/664/80 11 72 61 11
www.wsca.at

Km 1975
Rive droite
Ancienne centrale nucléaire de Zwentendorf. Suite à un référendum populaire et à une mobilisation des opposants autrichien au nucléaire, elle n’a jamais été mise en service.

Km 1972, 4
Rive droite
Port de plaisance de Kleinschönbichl
Emplacements d’amarrage du Club de bateaux de Zwentendorf
Mouillage : 1, 50 m
Eau et électricité aux pontons, sanitaires à la maison du club
Contact : Kurt Hackensöllner, Club de bateaux de Zwentendorf, tel. +43/2277/22 51

Km 1963, 7
Rive droite
Port de plaisance pour les visiteurs de la ville de Tulln
Emplacements d’amarrage au ponton réservé pour les visiteurs (7h-21h). Pas d’eau ni électricité au ponton
Mouillage : 2 m
Le port est à deux minutes du centre-ville de cette jolie, culturelle et dynamique cité de la plaine du même nom. Tulln est en particulier connu pour ses jardins et son environnement agréable. Cette ville est également réputée pour ses nombreuses foires-expositions.
Cloître des Minorites, monument aux Nibelungen, musée romain, scène de spectacle sur l’eau, musée et parcours Egon Schiele (né à la gare de Tulln), bateau du peintre autrichien Friedrich Hundertwasser (au port).
Office du tourisme

Km 1962, 5
Rive droite
Port de plaisance de la Foire-Exposition de Tulln
Emplacements d’amarrage pour les visiteurs sur le ponton en face de la station service. Eau, électricité, wc et douches.
Mouillage : 2, 50 m
Contacts : Bernhard Hörmann, capitaine du port ou David Karner tel. +43/2272/626 56 ou +43/2272/652 52
www.hafen-tulln.at
Service d’entretien et de réparation pour les bateaux, contact : port. +43/664/200 85 85

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Port de plaisance de la Foire-Exposition de Tulln, rive droite km 1962, 5  (photo droits réservés)

Km 1959
Rive gauche
Le restaurant gastronomique réputé « Floh » offre un nouvel emplacement d’amarrage pour ses hôtes.
Contact : restaurant « Floh », tel. +43/2272/628 09

Km 1955, 6
Rive droite
Port de plaisance de Muckendorf
Emplacements d’amarrage au fonds du port au ponton qui se trouvent à proximité de la grue. Eau et électricité, sanitaires sur le port.
Mouillage : 2, 5 m
Contact : Herbert Hölzl, responsable du port, port. +43/699/12 34 56 80
www.ycm.at

Km 1951, 6
Rive gauche
Ponton-station service (gazoil et essence) de Greifenstein/Wördern
Ouvert à partir de 9h du matin
Contact : +43/2242/325 24

Km 1951, 4
Port de plaisance de Greifenstein/Wördern
Emplacement d’amarrage confortable au fonds du port sur les pontons du club de bateaux à moteur « Danube »
Mouillage : 2, 5 m
Contact : Chrsitian Riess, tel. +43/2242/32524
www.yachtclub-donau.at
Vue superbe sur le fleuve et la plaine de Tulln depuis la forteresse de Greiffenstein. Possibilités de baignade dans l’ancien bras de Greifenstein.

Km 1949, 2
Barrage-écluse de Greifenstein
Canal 22
Contact : +43/504/321 66 80

Km 1946, 7
Rive droite
Ancien bras de Greifenstein

Km 1943
Rive gauche
Port de Korneuburg, Club de bateaux à moteur « Vindebona » (actuellement fermé au printemps 2016 pour travaux d’aménagement)
Il est nécessaire de prévenir en amont pour obtenir une autorisation de s’amarrer aux pontons du club.
Contact : Manfred Hasicka, responsable du port, port. +43/650/851 99 64 ou Panayotti Psichos, responsable des pontons, port. +43/664/502 94 44
www.mc-vindebona.at

Km 1942, 5
Rive gauche
Port de plaisance de Korneuburg
Emplacements d’amarrage (jusqu’à 10 m) aux pontons du Club de ski nautique et de bateaux à moteur de Vienne (à l’avant du port) et aux pontons du Club de bateaux à moteur « Danubia ». Eau et électricité, sanitaires aux maisons des club.
Mouillage : 2 m
Contacts : Club de ski nautique et de bateaux à moteur de Vienne, M. Gahmel, responsable, port. +43/688/819 16
www.wmcw.at
Club sportif de bateaux à moteur Danubia, tel. +43/2262/720 07, Gerhard Bockberger, responsable des pontons, port. +43/664/358 23 77
www.mscd.at
Le port est à 15 mn du centre-ville de Korneuburg.
Attention au bac Korneuburg-Klosterneuburg en aval.

Km 1937, 8
Rive droite
Port de plaisance du club de sport de l’armée de Klosterneuburg
Emplacement d’amarrage pour des bateaux d’une longueur inférieure à 6, 50 m.
Il est nécessaire de prévenir en amont pour obtenir une autorisation de s’amarrer.
Contact : Gerhard Karlowatz, tel. +43/2243/339 11
Le port se situe à 20 mn à pied du centre de cette jolie petite ville au portes de Vienne
Abbaye des Augustins de Klosterneuburg
Office du tourisme

Km 1938
L’île du Danube sépare le fleuve en deux bras. L’entré de celui de gauche (nouveau Danube) est obstrué par un barrage.
Emprunter le bras de droite en laissant l’île du Danube à bâbord en avalant.
Sur la rive droite la colline de Bisamberg est le contrefort le plus septentrional des Alpes.

Km 1935, 3
Rive droite
Emplacements d’amarrage du port de plaisance de Vienne-Kuchelau
Eau et électricité. Sanitaires et wifi sur le port.
Station-service (gazoil, essence)
Mouillage : 1, 80 m
Contact : Peter Vesely, port. +43/664/209 54 20
www.kuchelau.com
Emplacements d’amarrage aux pontons du Club de bateaux à moteur « Austria »
Contact : MYC « Austria », tel. +43/1/486 53 60
Entretien et réparation de moteurs : Grosse  und  GPS, tel. +43/1/368 28 49 (au fond du bras de Kuchelau).
Le port se situe au pied des vignobles du Kahlenberg. Belles ballades à bicyclette le long du Danube et vers Klosterneuburg. Bus pour Vienne via Heiligenstadt (métro U 4). 

Km 1934, 4
Rive gauche
Possibilité d’amarrage au ponton n°29 de Wien-Nussdorf
Contact : +43/7433/25 90 82

Km 1933
Rive droite
Entrée amont du canal du Danube

Vienne, port nautique

Marina de Vienne, rive droite, km 1926, 5  (photo droits réservés)

Km 1926, 5
Rive droite
Vienne
Emplacements d’amarrage de la Marina de Vienne
Mouillage : 2 m
Pour les bateaux dont la longueur est supérieure à 12 m, il est nécessaire de contacter au préalable la Marina. Eau et électricité aux pontons. Sanitaires dans le bâtiment principal.
Station-service, restaurant. Commerces à proximité.
Contact : Marina Wien GmbH, Klaus Kummer, tel. +43/1/726 07 62 ou Manfred Gundacker, port. +43/699/17 26 07 62
www.marina.at

Entretien et réparations de  bateaux et moteurs : Entreprise MIBO, tel. +43 664/493 20 93
La station de métro « Donaumarina » permet de se rendre au centre de Vienne en 15 mn. Possibilité de se rendre également au centre ville par les navettes bateaux de la D.D.S.G.

Km 1924, 1
Rive droite
Emplacements d’amarrage au ponton du restaurant italien « Va Bene »
Contact : tel. +43/1/728 95 80

Km 1923, 3
Rive droite
Emplacements d’amarrage du port de plaisance de Freudenau
Club de bateaux à moteur « Vindobona »
Il est nécessaire de prévenir en amont pour obtenir une autorisation de s’amarrer aux pontons du club.
Contact : Manfred Hasicka, président, port. +43/650/851 99 64 ou Helmut Radhoter, responsable des pontons, rot. +43/676/339 00 26

Km 1921, 5
Barrage-écluse de Freudenau
Canal 18
Contact : tel. +43/504/321 66 90

Km 1920, 3
Rive droite
Port de commerce de Freudenau
Entretien et réparation de bateaux et moteurs : Chantier naval Schwartz
Contact : tel. +43/1/728 96 76

Km 1919, 3
Rive droite
Entrée aval du Danube

Km 1916
Rive gauche
Port pétrolier de la Lobau

Km 1916-1880
Suivre le chenal, attention aux épis à bâbord et tribord.

Parc National des Prairies Alluviales du Danube
Des faubourgs de Vienne jusqu’au confluent de la Morava (March en allemand) avec le Danube s’étend une extraordinaire région de prairies et de forêts alluviales unique en Europe. Plusieurs fois menacé par des projets de barrage, ce territoire est aujourd’hui préservé.
Il est interdit de s’amarrer et d’ancrer dans les limites du parc sauf dans le bras ancien de Fischamend, dans celui d’Orth, dans le port naturel de Stopfenreuth et dans le bras de Johl. Il est également interdit de plonger et de se baigner dans le parc. 
Information : Maison du Parc National, Orth/Donau
www.donauauen.at 

Danube_le fleuve_Parc nat. Prairies Danubiennes

Dans le Parc National des Prairies Danubiennes

Km 1908, 4
Rive droite
Ancien bras de Fischamend
Attention : l’ancien bras de Fischamend est difficilement accessible en cas de basses eaux. Il est de toutes les façons indispensable de sonder, le mouillage pouvant varier suivant les endroits de 0, 60 m à 1,80 m.
Emplacements d’amarrage aux pontons du Club de bateaux à moteur « Vindebona ».
Contacts et informations  : Manfred Hasicka, port. +43/650/231 75 44 ou Johann Iser, responsables des pontons, port. +43/664/231 75 44
Les pontons du restaurant « Zum rostigen Anker », situés au fond du bras, sont également accessibles sous réserve de hauteur d’eau suffisante aux visiteurs mais le restaurant n’est ouvert que le weekend.
Contact : tel. +43/2232/764 58 

Km 1905
Rive droite
Confluent de la Fischa avec le Danube

Km 1902
Rive gauche
Emplacement d’amarrage du restaurant « Uferhaus »
Mouillage : 1, 50 m
Contact : Georg Humer, port. +43/664/180 03 22
Restaurant de poisson très fréquenté.
Martin Zöberl et Sabine Bergauer ont construit un moulin flottant qui ne se visite pas pour le moment mais on peut par contre faire un tour les dimanches et jours de fête en « Tschaïke », bateau traditionnel, avec Martin.
Contact : port. +43/664/334 14 22
www.schiffmuehle.at
Dans le château d’Orth/Donau se trouve la maison du parc (2 km).
www.donauauen.at 

Km 1887
Rive gauche
Port naturel de Stopfenreuth
Emplacements d’amarrage au ponton du Club de bateaux de la plaine de la March  (longueur maximale 10 m ). Pas d’eau ni d’électricité. Sanitaires au camping.
Contact : Leon Tunkowitsch, président, tel. +43/2214/23 66
Possibilité de baignade et informations sur le Parc national des prairies alluviales danubiennes.

Km 1884, 5
Rive droite
Hainburg
Emplacement d’amarrage dans le bras de Johl au ponton du Club de bateaux de Hainburg.
Jolie cité avec d’imposants remparts médiévaux et de nombreux monuments historiques (synagogue médiévale, ancienne manufacture de tabac…).
Ancien oppidum celte sur la colline du Braunsberg qui domine le Danube.
Office du tourisme

Km 1883, 3
Rive droite
Emplacement d’amarrage au ponton  n° 30 de la DSS.
Contact : +43/7433/25 90 82

Km 1883, 4
Rive droite
Ancien poste de douane de Hainburg

La Morava, le Danube et Devin_Slovaquie-Autriche

Confluent de la March (Morava) avec le Danube, rive gauche, km 1880, 3

Km 1880, 3
Rive gauche
Confluent de la March (Morava en tchèque et slovaque) avec le Danube. La frontière entre la Slovaquie et l’Autriche se trouve au milieu du confluent.

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