Des bacs sur le Danube

Photo © Danube-culture, droits réservés 

   « Ne traversez jamais les fleuves au cours éternel, avant d’avoir prononcé une prière, les yeux fixés sur leurs magnifiques courants, avant d’avoir trempé vos mains dans l’onde agréable et limpide. Celui qui franchit un fleuve sans purifier ses mains du mal dont elles sont souillées attire sur lui la colère des dieux, qui lui envoient par la suite de terribles châtiments. »

Hésiode (VIIIe-VIIe siècle avant J.-C.), Théogonie, Les travaux et les jours II

Source Fortepan / Magyar Földrajzi Múzeum / Erdélyi Mór cége, 1904

   Quand les bacs racontent autrement l’histoire du  fleuve et des relations avec les humains…

Ces traversées fluviales ne durent que le temps d’être un instant au midi du fleuve, à son point d’équilibre. Elles sont aussi précieuses parce que les bacs qui relient les univers de la rive gauche à ceux de la rive droite et réciproquement disparaissent peu à peu, le génie civil des constructeurs de pont ayant peut-être définitivement pris le pas sur le génie poétique et les esprits des eaux.

Sur le Danube hongrois d’autrefois…

Ponts, passerelles, digues, barrages, écluses, îles noyées, quais et rives goudronnés et bitumés, murs de béton anti-inondation (alors que le fleuve connaît de plus en plus de périodes de basses-eaux…) et autres « aménagements » tiennent le fleuve en otage, freinent son envie de faire parfois « route buissonnière » et assourdissent ou affaiblissent sa présence au coeur du paysage. Le fleuve semble à l’image des animaux sauvages d’un zoo, la plupart du temps prisonnier d’un espace de plus en plus restreint.

Source Fortepan / Nagy István, 1939

Certains bacs font pourtant partie du paysage, ont une longue histoire ponctuée d’évènements parfois tragiques, parfois comiques. Ils appartiennent à une mémoire vivante et animé du patrimoine collectif et individuel.

L’ancien bac Esztergom (Hongrie)-Šturovo (Slovaquie) avant la reconstructun du pont Maria-Valeria, photo source Fortepan

Le bac relie d’abord les habitants d’une rive à ceux de l’autre bord mais aussi le fleuve à ses riverains. Principalement à heure fixe, en service tout au long de l’année ou uniquement saisonnier, il peut également s’improviser en cas de nécessité dans un arrangement entre passeurs et passagers à toute heure du jour et de la nuit.

Le bac « Le pont aux chaines » à la hauteur du parlement hongrois venant d’être achevé, 1896, sources Deutsche Fotothek

Prendre le bac c’est choisir une autre forme de navigation au rythme du fleuve et de ses paysages, singulière, transversale, indispensable, synonyme d’une certaine lenteur, d’attente, de légère inquiétude, de dérive contrariée vers l’aval par un câble comme pour les bacs à fil, d’encombrements de voitures, de marchandises à certaines heures et de manoeuvres improbables ponctuées par des ordres sonores venus de l’équipage pour y monter ou pour en descendre, mais aussi de liens, de rencontres, de séparations ou de retrouvailles et de multiples échanges. Marchandises et animaux, vaches, chevaux, moutons et autres sont aussi invités régulièrement à faire partie du « voyage » ou « profitent d’un bac à elles toutes seules.

Passage du canal du Danube à Vienne par le bac en 1961, photo d’archives

Puis la nécessité de la présence d’un pont voire d’un tunnel peut surgir brusquement dans l’imagination de responsables politiques en mal d’aménagement ou de corridors panneuropéens. On « aménage » pour cela, les rives sans les ménager. Un immense chantier surgit sur la terre et sur l’eau. Pendant la construction du pont, le bac voisin est déjà un condamné en sursis. Les habitants du voisinage s’étonnent, commentent en surveillant d’un oeil soit admiratif soit dubitatif l’avancée des travaux, les piles qui surgissent peu à peu au milieu du fleuve, les étapes de la construction, la bétonisation des rives voisines. Puis vient le temps de l’inauguration : un grand auquel on associe les populations locales, moment fêté comme il se doit en présence de nombreux officiels, de discours lyriques et plein d’espoir sur les conséquences de l’ouvrage dans la vie des habitants, des ingénieurs, des ouvriers bâtisseurs. Après une dernière traversée peut-être teintée d’une légère mélancolie, le ferry et son équipage est mis d’office « hors service » et va rejoindre la nombreuse flotte danubienne réformée, immobilisée, démodée qui rouille un peu partout. L’homme a fait aussi du Danube et de ses rives un grand cimetière de bateaux. Il semblerait que, dans ce jeu de génie civil audacieux, petits et moyens bacs aient aujourd’hui une espérance de vie supérieure à ceux des grands axes de circulation. Mais pour combien de temps ?

Le bac de Mohács-Ujmohács en, 1962, source Fortepan/Hunyady József

Suite à la construction du pont entre Calafat (Roumanie) et Vidin (Bulgarie), le vénérable ferry local a pris sa retraite le 14 juin 2013. Le pont est bien sûr à péage. Comme hier on paie pour se rendre « ailleurs », pour prendre un petit large. La traversée du fleuve n’est plus une parenthèse dans le voyage. C’est le voyage qui devient la parenthèse. Du pont la vue est bien sûr extraordinaire, elle serait encore plus belle si l’on pouvait s’y arrêter mais rare sont les  espaces pour ceux qui aiment s’attarder à s’émerveiller et le bruit du trafic n’incite guère à la rêverie. Les piétons sont souvent rares, presque incongrus sauf dans les villes. On dirait que le pont s’adresse à une autre population plus lointaine, celle qui se déplace dans un but précis, le transport, les affaires et  les loisirs prêts à la consommation. Le pont est le choix des gens pressés !  Le pont attire les camions comme un aimant, le bac les incommode par sa lenteur, son étroitesse, sa vétusté et les nombreuses manoeuvres nécessaires. D’autres bacs s’apprêtent à disparaître dans les années (mois) qui viennent sur le Bas-Danube, donnant au paysage du fleuve ce visage aux traits durs façonné par la main de l’homme. La récente mise en service du nouveau pont de Brăila a sonné le glas des bacs qui relie la ville à la rive droite. Quelques bacs irréductibles poursuivent ça et là quand même leur mission là où il n’y aura jamais de ponts, accueillant piétons, cyclistes et amoureux égarés du fleuve. C’est une foule colorée que le bac transfère sur l’autre rive et qui ne se rencontre qu’à ce moment-là. Celle-ci sait  qu’on ne traverse jamais le Danube impunément et que l’instant de la traversée par le pont n’a pas la saveur ni la même légère incertitude que celle du bac.
Quand le dernier bac sur le fleuve aura disparu du paysage, le Danube ne sera plus tout à fait le Danube…

Bac = en allemand Fähre ou Seilfähre ou Gierseilfähre ou encore Rollfähre (bac relié aux deux rives par un câble comme souvent en Autriche), komp en slovaque, rév en hongrois, skela en serbe et bac ou ferry en roumain. 

Bacs danubiens (sous réserve de modifications)

Cyclistes et piétons sont les bienvenus de mai à octobre les weekends et jours fériés à bord du nouveau bac à propulsion solaire d’Ulm, photo Danube-culture, © droits réservés

-Eining (Neustadt-an-der-Donau, Bavière)↔︎Hienheim, en service depuis 1270, accessible aux voitures, motos, cyclistes et piétons, en saison du 15 avril au 31 octobre, premier bac sur le Danube depuis ses sources en Forêt-Noire.

Le bac entre Heining et Hienheim, photo droits réservés

Entre l’abbaye de Weltenburg (rive droite) et Stausacker-Kelheim, photo droits réservés

-Weltenburg (rive droite, Bavière)↔︎Stausacker (Kelheim, Bavière), en service depuis 1442, en saison du 26 mars au 9 octobre, accessible aux voitures, cyclistes et piétons.

Le bac Mariapösching-Stephanspösching, photo © droits réservés

-Mariapösching (rive gauche, Bavière) ↔︎Stephanspösching, toute l’année, accessible aux voitures, cyclistes et piétons.
-Vilshofen, (rive droite, Bavière)↔︎Sandbach (Bavière), en saison du 1er avril au 30 octobre, accessible aux voitures, cyclistes et piétons.

Le bac Sandbach-Vilshofen, photo Danube-culture © droits réservés

Documentaire de l’ARD de 1962 sur les bacs en Allemagne (en allemand)
https://www.br.de/mediathek/video/alpha-retro-donaufaehren-1962-av:5f0b6646d1e38f001485cb7f

-Obernzell (rive droite, Bavière, Allemagne)↔︎Kasten (Haute-Autriche, Autriche), en service du 16 mai au 18 septembre, accessible aux voitures, motos, cyclistes et piétons, en saison de mai à fin septembre.

Le bac transfrontalier entre Obernzell et Kasten, photo Danube-culture © droits réservés

-Engelhartszell (rive gauche, Haute-Autriche)↔︎Uferhaüsl (Haute-Autriche), accessibles aux cyclistes et piétons, en saison du 15 avril au 15 octobre.

Le bac entre Schlögen et Au, photo Danube-culture, © droits réservés

-Schlögen (Haibach ob der Donau, rive droite, Haute-Autriche)↔︎Au (Haute-Autriche), pour piétons et cyclistes, en saison, en lien avec l’hôtel Donauschlinge (www.donauschlinge.at), à la hauteur du magnifique méandre de Schlögen.
-Inzell↔︎Au (Hofkirchen, rive gauche)↔︎Grafenau (Niederkappel, rive gauche, Haute-Autriche), « Donaubus » pour piétons et cyclistes, en saison de mai à fin septembre, www.donaubus.at

Le bac Obermühl-Kobling, photo Danube-culture, © droits réservés

-Obermühl (rive gauche, Haute-Autriche)↔︎Kobling (Haute-Autriche), accessible aux voitures, motos, cyclistes et piétons, en saison d’avril à fin octobre. www.donauterrasseamlimes.at
-Untermühl (rive gauche, Haute-Autriche)↔︎Kaiserau (Haute-Autriche), accessible aux piétons et cyclistes, en saison du 1er mai au 30 septembre.

Le bac Ottensheim-Wilhering en automne, photo Danube-culture, © droits réservés

-Ottensheim (rive gauche, Haute-Autriche)↔︎Wilhering, accessible aux voitures, motos piétons et cyclistes, fonctionne toute l’année, en service depuis 1871.

Le « Donaubus » entre Linz (rive gauche) et Ottensheim, traverse les « Portes de Linz », photo © Danube-culture, droits réservés

-Linz Urfahr (rive gauche)↔︎ Ottensheim, accessible aux cyclistes et piétons, en saison de mai à septembre.
Le bac (Donaubus) relie Linz Urfahr à Ottensheim toutes deux situées sur la rive gauche.
https://donaubus.at/donaubus-ottensheim-linz 

Le bac entre Mauthausen et Enns, photo droits réservés

-Mauthausen (rive gauche, Haute-Autriche)↔︎Enns, pour piétons et cyclistes, en saison de mai à fin septembre.

Poste de commande du bac entre Spitz/Donau et Arnsdorf en Wachau, photo Danube-culture, © droits réservés

-Grein (rive gauche Strudengau, Haute-Autriche)↔︎Wiesen Haute-Autriche, pour cyclistes et piétons, en saison de juin à fin septembre.

Entre Grein (rive gauche), « perle de la Strudengau » et Wiesen, photo Danube-culture, © droits réservés

-Spitz/Donau (rive gauche, Wachau, Basse-Autriche)↔︎Arnsdorf (Basse-Autriche), en service depuis 1928, accessible aux voitures, motos cyclistes et piétons de janvier à fin octobre.

-Weißenkirchen (rive gauche, Wachau, Basse-Autriche)↔︎St Lorenz, accessible aux voitures motos, cyclistes et piétons, du 26 mars au 2 novembre.

Le bac entre Dürnstein et Rossatz, photo Danube-culture, © droits réservés

-Dürnstein (rive gauche, Wachau, Basse-Autriche)↔︎Rossatz pour piétons et cyclistes, en saison de début avril à fin octobre.

Le bac Klosterneuburg-Korneuburg par hautes-eaux, photo © Danube-culture, droits réservés

-Korneuburg (rive gauche, Basse-Autriche)↔︎Klosterneuburg, accessible aux voitures, motos, cyclistes et piétons de fin mai au 2 novembre.

Le bac entre Orth et Haslau, photo Danube-culture, © droits réservés

-Vienne, île du Danube, Copabeach (Nouveau Danube)
Depuis le 1er juillet 2022, la navette électrique Égrette de Copa Cruise est en service sur le Nouveau Danube viennois entre CopaBeach (Donauinsel) avec sa plage de sable (anciennement Copacagrana) et Jedleseer Brücke. Liaison assurée jusqu’à fin septembre 2022 et accessible seulement aux piétons.
https://www.wien.gv.at/…/donauinsel/faehre-copacruise.html

-Orth (rive droite, Basse-Autriche)↔︎Haslau, en saison, accessible aux cyclistes et piétons et cyclistes de début avril à fin octobre, à la hauteur du Parc National des Prairies Alluviales Danubiennes.

Le bac de Kyselica à Vojka nad Dunajom sur le canal de Gabčikovo, photo droits réservés

-Kyselica (rive droite du canal de Gabčikovo, Slovaquie)↔︎Vojka nad Dunajom, accessible aux voitures, motos, cyclistes et piétons, fonctionne toute l’année. Un projet de tunnel sous le Danube entre ces deux localités slovaques est à l’étude depuis quelques années.

–Dunaradvány (Slovaquie)-Neszmélyi (rive gauche, Hongrie), un bac récemment mis en circulation, en saison uniquement.

Le bac Neszmély-Dunaradvány, photo droits réservés

-Vének  (Hongrie)↔︎Gönyü (Hongrie), accessible aux cyclistes et piétons en saison, sur le bras du Danube-Mosoni à proximité de Györ.

-Szob (rive gauche, Hongrie)↔︎Pilismárot (Hongrie), accessible aux voitures, motos, cyclistes et piétons, en saison d’avril à octobre. Supprimé.

L’ancien bac Zsob-Pilismárot, photo Danube-culture, © droits réservés

Zebegény (rive gauche Hongrie)↔︎Pilismarót (Hongrie), en saison, accessible aux vélos et piétons.-Nagymaros (rive gauche, Hongrie)↔︎Visegrád (Hongrie), accessible aux voitures, motos, cyclistes et piétons, fonctionne toute l’année.

Le bac entre Nagymaros et Visegrád, photo Danube-culture, © droits réservés

-Vác (rive gauche, Hongrie)↔︎Tahitótfalu (île de Szentendre), accessible aux voitures, motos, cyclistes et piétons, fonctionne toute l’année.

Le bac entre Vác et Tahitótfalu circule tous les jours et toute l’année, photo Danube-culture, © droits réservés

-Surány↔︎Felsőgöd (Hongrie), accessible aux cyclistes et piétons, en saison.
-Szigetmonostor↔︎Alsógöd (Hongrie), accessible aux cyclistes et piétons, en saison.
-Horány↔︎Dunakeszi (Hongrie), accessible aux voitures, motos, cyclistes et piétons, fonctionne toute l’année.

Bac Dunakeszi↔︎Horány, photo © Danube-culture, droits réservés

Bras de Szentendre

Sur le bras de Szentendre, photo Danube-culture, © droits réservés

-Kisoroszi ↔︎ Visegrád-Dunabogdany (bras de Szentendre, Hongrie), accessible aux cyclistes et piétons, toute l’année.

Le bac Kisoroszi ↔︎ Visegrád-Dunabogdany sur le bras de Szentendre, photo Danube-culture,  © droits réservés

-Leányfalu↔︎Pócsmegyer (bras de Szentendre, Hongrie), accessible aux cyclistes et piétons, en saison.
-Szigetmonostor↔︎Szentendre Határcsárda
(PK 1670, bras de Szentendre, Hongrie), accessible aux voitures, motos, cyclistes et piétons, en service quotidien de 5h 45 (6h le weekend à 20h 42.

Le bac Szigetmonostor↔︎Szentendre Határcsárda, photo © Danube-culture, droits réservés

-Budakalász↔︎Lupasziget, (bras de Szentendre, Hongrie), accessible aux cyclistes et piétons.

Le bac Budakalász↔︎Lupasziget, photo droits réservés

Fermeture technique jusqu’à fin avril. Pendant cette période, le ferry ne fonctionne pas, mais János Darók est à votre disposition au buffet Ebihal.
Avril : mercredi, vendredi, samedi et dimanche, toutes les heures de 8 h à 18 h
(en fonction de la météo et de la demande, le ferry peut circuler tous les jours)
Mai : tous les jours, toutes les heures de 7 h à 19 h
Juin, juillet, août : tous les jours de 7 h à 20 h
Septembre : tous les jours de 7 h à 18 h
Oct. Nov. Déc. Jan. Fév. Mars : généralement le samedi et le dimanche

-Tököl (Hongrie)↔︎Százhalombatta, accessible aux voitures, motos, cyclistes et piétons, fonctionne toute l’année.

Le bac entre Tököl et Százhalombatta, photo droits réservés

-Szigetújfalu (Hongrie)↔︎Ercsi, accessible aux voitures, motos, cyclistes et piétons, fonctionne toute l’année.-Lórév↔︎Adony, accessible aux voitures, motos, cyclistes et piétons, fonctionne toute l’année.
-Géderlak (rive gauche, Hongrie)↔︎Paks. Le nouveau pont inauguré en 2024 a mis fin à son service.
« Le bac repose, amarré, plongé dans le silence et l’obscurité »

 Petőfi Sándor

Conversation sur l’ancien bac entre Paks et Géderlak, photo © Danube-culture, droits réservés

-Kalocsa↔︎Gerjen, accessible aux voitures, motos, cyclistes piétons, fonctionne toute l’année.
-Fajsz↔︎Faddombori, accessible aux cyclistes et piétons, en saison.

Le bac de Dunasekcző, photo Danube-culture © droits réservés

-Dunaszekcső↔︎Dunafalva (Hongrie), accessible aux voitures, motos, cyclistes et piétons, fonctionne toute l’année.
-Mohács-Ujmohács, accessible aux voitures, motos, cyclistes et piétons, fonctionne toute l’année.

Le bac de remplacement Mohács-Ujmohács, photo © Danube-culture, droits réservés

Bras de Ráckeve
-Soroksár↔︎Molnár Szigezt au sud de Budapest), ligne 14 du réseau fluvial de la capitale hongroise, accessible aux voitures, motos, cyclistes et piétons, fonctionne toute l’année.
-Ráckeve↔︎Angyalsziget, accessible aux cyclistes et piétons, en saison.
-Ráckeve↔︎Kerekzátonysziget, accessible aux cyclistes et piétons, en saison.
-Dömsöd↔︎Szigetbecse, accessible aux voitures, motos, cyclistes et piétons, fonctionne toute l’année.

Sur le bras du Danube de Ráckevé en aval de Budapest, photo Danube-culture, © droits réservés

   Il existe encore en Hongrie de nombreux autres bacs sur les affluents du Danube, comme la Tisza, le Szamos, le Bodrog ainsi qu’un bac sur le lac Balaton.

Le bac entre Begeč et  Banoštor (Serbie), photo droits réservés

 Begeč (rive gauche, Vojvodine, Serbie)↔︎Banoštor, accessible aux voitures, motos, cyclistes et piétons, en saison.

Le bac entre Futog et Beočin (Serbie), photo droits réservés

-Futog (rive gauche, Serbie)↔︎Beočin, accessible aux voitures, motos, cyclistes et piétons, fonctionne toute l’année.

Le bac entre Ram et Banatska Palenka, photo Danube-culture, © droits réservés

-Stará Palanka (Banatska Palanka, rive gauche, Serbie)↔︎Ram, une superbe traversée du Danube, accessible aux voitures, motos, cyclistes et piétons, fonctionne toute l’année.
-Moldova Nouǎ (Roumanie) ↔︎ Usije (Serbie)

Le bac Moldova Nouǎ-Usije, photo © droits réservés

-Calafat (rive gauche, Roumanie)↔︎Vidin (Bulgarie). Ce bac a été supprimé depuis la construction du pont routier et ferroviaire inauguré en 2013.
-Bechet (rive gauche, Roumanie)↔︎Oreahovo (Bulgarie), accessible aux voitures, motos, cyclistes et piétons, fonctionne tous les jours et toute l’année. Le service a déjà été suspendu pendant plusieurs jours en juillet en raison du bas niveau des eaux du fleuve.

Le bac entre Turnu Magurele et Nikopol, photo droits réservés

-Turnu Magurele (rive gauche, Roumanie↔︎Nikopol (Bulgarie, compagnie Eurobac (depuis 2004), accessible aux voitures, motos, cyclistes et piétons, fonctionne toute l’année.-Zimnicea (rive gauche, Roumanie)↔︎Svishtov (Bulgarie), accessible aux voitures, motos, cyclistes et piétons, fonctionne toute l’année.

Le ferry de  Silistra à Călăraşi, photo Danube-culture, © droits réservés

-Călăraşi Chiciu (rive gauche, Roumanie)↔︎Ostrov (Silistra – Bulgarie), accessible aux voitures, motos, cyclistes et piétons, fonctionne toute l’année.

Brăila (rive gauche, Roumanie)↔︎Insula Mare a Brǎilei (Roumanie), accessible aux voitures, motos, cyclistes et piétons, fonctionne toute l’année. 

Le bac de Brăila à Smârdan (Roumanie) avant qu’il ne cesse de fonctionner (novembre 2023), photo Danube-culture, © droits réservés

-Brǎila (rive gauche, Roumanie)↔︎Smârdan (Roumanie), accessible aux voitures, motos, cyclistes et piétons. Le bac, non rentable selon son exploitant Navrom, depuis la construction du pont de Brǎila, a arrêté son service

Le bac de la compagnie navrom entre Galaţi et I.C. Brǎtianu, photo © Danube-culture, droits réservés

Galaţi (rive gauche, Roumanie)↔︎I.C. Brǎţianu (Roumanie), accessible aux camions, voitures, motos, cyclistes et piétons, fonctionne toute l’année.

Le bac entre Tulcea et Tudor Vladimirescu, photo droits réservés

Tulcea (rive droite, Roumanie)↔︎Tudor Vladimirescu (Roumanie), accessible aux voitures, motos, cyclistes et piétons, fonctionne toute l’année.
Il existe également un bac à propulsion électrique pour les piétons qui fonctionne toute l’année entre la « Faleza » de Tulcea et Tudor Vladimirescu.

-Ilganii de Jos (rive gauche, bras de Sfântu Gheorghe, Roumanie)↔︎Nufǎru, accessible accessible aux voitures, motos, cyclistes piétons, fonctionne toute l’année.

-Issacea (rive droite, Roumanie)↔︎Orlivka (Ukraine), accessible aux voitures, motos, cyclistes et piétons, fonctionne toute l’année de nuit comme de jour. Il n’existe pas d’autre possibilité de traverser le Danube entre la Roumanie et l’Ukraine. 

Le bac roumano-ukrainien entre Issacea (Roumanie) et Orlivka (Ukraine), dernier bac avant la mer Noire. Il est désormais question de construire un pont à cet endroit entre la rive ukrainienne et la rive roumaine, photo droits réservés

Pas de bac « officiel » à Sulina mais des pêcheurs assurent avec leur lotcǎ pour les habitants et les touristes de nombreux passages quotidiens entre les deux rives.

Un bac ferroviaire sur le Danube en 1871…

   Les bacs « Duna » et « Drava » transportèrent des wagons de chemin de fer sur le Danube d’une rive à l’autre entre Gombos (aujourd’hui Bogojevo en Voïvodine serbe) et Erdöd (Erdut, région de Slavonie, Croatie) et permirent d’assurer la continuité de la ligne de chemin de fer de passagers et de marchandises entre les grandes villes hongroises de l’Alföld et Osijek (en théorie jusqu’au port de Fiume (Rijeka) sans passer par Budapest. Les bacs d’une longueur de soixante-trois mètres se déplaçaient le long d’un câble métallique qui mesurait 1, 45 km. Au cours d’un même passage d’une rive à l’autre, jusqu’à sept wagons pouvaient y loger et étaient manoeuvrés à l’aide de wagons intermédiaires, les locomotives restant sur leur rive respective. De longues rampes d’accès permettaient de compenser les variations de niveau d’eau du fleuve. Cette ligne franchissait sur son itinéraire deux autres grands cours d’eau hongrois par des ponts, un ouvrage métallique sur la Tisza et un pont en bois sur la Drava qui s’effondrera au passage d’un train en 1882 à cause d’une crue de la rivière.

Bac ferroviaire entre Gombos  et Erdöd, image d’Archive, 1871, source ETH Zürich, / SIK_01-015236

La compagnie ferroviaire AFV (Alföld-Fiume-Vasút), fondée en 1862, sera rachetée par les Chemins de fer royaux de l’État hongrois en 1884 et la traversée par bac sera remplacée par un pont ferroviaire inauguré en 1911.

Eric Baude pour Danube-culture, © droits réservés, mis à jour janvier 2026 

Le bac entre Mohács et Ujmohács, photo © Danube-culture, droits réservés

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