Le monastère orthodoxe de Sfânta Ana à Orşova dans les Portes-de-Fer

Ce monastère, construit entre 1936 et 1939, domine la ville et la baie d’Orşova (km 954, rive gauche) ainsi que le cours du Danube depuis le sommet de la Colline Moşului, littéralement « La Colline du vieillard ». La vue s’étend aussi sur les monts Mehedinţi appartenant au massif des Carpates, les Portes-de-Fer, le défilé du Cazan et les reliefs serbes balkaniques de la rive droite du fleuve.

L’église et la cour intérieure du monastère, photo © Danube-culture, droits réservés

C’est en 1916, pendant la 1ère guerre mondiale, que l’histoire de ce monastère trouve son origine. Le front se trouve alors dans cette région des Carpates et passe sur la Colline du vieillard. Pamfil Şeicaru (1894-1980) qui deviendra l’un des plus grands chroniqueurs et journalistes du milieu du XXe siècle, se bat avec les troupes de son pays contre les armées austro-hongroises. Il stationne sur cette colline qui surplombe la ville et le fleuve avec un compagnon d’arme, Petre Gavanescu. Les deux soldats auront la chance de sortir miraculeusement indemnes de l’explosion d’un obus à proximité pendant la bataille. En reconnaissance pour Dieu qui lui a sauvé la vie, Pamfil Şeicaru promet de faire construire un monastère sur ces lieux.

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Pamfil Şeicaru (1894-1980), photo droits réservés

Son souhait ne sera exaucé que bien plus tard, en 1936. Le monastère est réquisitionné en 1946 par le pouvoir communiste qui le transforme en restaurant et aménage les cellules des nonnes en chambres à louer ! Ce même régime communiste venait de condamner à mort en 1945 le journaliste roumain qui s’était enfui à l’étranger. Le monastère retrouve sa vocation religieuse en 1990, après la chute du régime du dictateur communiste N. Ceauşescu puis est rénové.

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Photo © Danube-culture, droits réservés

L’agencement des bâtiments est forme de « U » avec une église en bois typique de l’architecture roumaine orthodoxe et les cellules des moniales tout autour. On peut y admirer des iconostases, des fresques de grande valeur et jouir d’une vue exceptionnelle sur le paysage des Portes-de-Fer. Un verger et une petite vigne complètent les jardins.

Un musée est consacré au sein du monastère à Pamfil Şeicaru, à l’origine de la construction de ce monastère orthodoxe.

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Le jardin le verger, le rucher et la vue sur le Danube et les Balkans depuis le monastère, photo Danube-culture © droits réservés

Pour en savoir plus et suivre l’actualité des fêtes et des activités du monastère :
Mânăstirea Sfânta Ana Orşova :  www.facebook.com

Danube-culture, mis à jour, mars 2020, droits réservés

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