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Peintres du Danube : Nicolae Spirescu (1921-2009)
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Ode à Dürnstein, perle danubienne de la Wachau !
Nul besoin de rappeler que Dürnstein en Wachau fait partie des sites les plus fascinants et les plus représentés de tout le cours du Danube. Certaines diront même le plus représenté de tous avec ceux du Coude du Danube (Dunakanyar) en Hongrie, de Budapest ou encore de Passau au confluent de l’Inn avec le Danube !
Nombreux sont les les artistes qui au cours du temps, rendirent et qui rendent encore aujourd’hui visite au merveilleux village, lui témoignant toute leur admiration et en ne se lassant pas d’immortaliser sur leur toile le site haut en relief et en vignobles découpés en terrasses, en rochers abrupts, en forêts et vergers baignés par le fleuve. Celui-ci s’écoule d’ailleurs encore miraculeusement dans cette vallée classée au patrimoine mondial de l’Unesco pour ses paysages, en toute liberté (ou presque), ses aménageurs et ingénieurs impitoyables ayant eu la « courtoisie » d’édifier leurs centrales hydroélectriques à l’entrée (Melk) et au-delà de la sortie des reliefs de la Wachau (Altenwörth). La traversent toujours, en saison deux bacs à fil jumeaux (Spitz et Weissenkirchen) à bord desquels aiment à prendre place habitants de la Wachau, artisans, vignerons, touristes, familles, cyclistes et randonneurs….
Dürnstein vaut à l’évidence bien plus que le voyage !
Dürnstein ne peut s’oublier ! Dürnstein incite à se lever tôt le matin, à s’y attarder le soir au coucher en grimpant et en prenant de la hauteur en direction de sa forteresse ou depuis de la rive d’en face, quand les ruelles se sont assagies, accompagnées des derniers rayons du soleil qui trouvent naturellement leur chemin dans les méandres de la vallée, caressent les toits et les façades des vieilles maisons, enluminent les enseignes de leur chaude et douce lumière.
Dürnstein invite à y séjourner et à y revenir à chaque saison, à effacer les sensations de sa dernière visite pour laisser la place, toute la place à de nouvelles.
Le miracle de Dürnstein tient encore au clocher baroque de son ancienne abbaye qui s’élève avec grâce vers le ciel et par beau temps semble lui appartenir, incitant les regard à monter vers la pointe et à s’immobiliser quelques instants au sommet de la croix pour s’évader définitivement dans les ors bleus de l’azur.
Dürnstein, École française, XVIIIe siècle

Johann Georg Hertel (1700-1775), Allemagne, Le château-fort et le cloître de Türnstein, gravure colorée, ?

Charles Gore (1727-1807), Angleterre, Dürrenstein, aquarelle à la plume et à l’encre grise sur graphite, sur papier vergé

Friedrich Loos (1797-1890), Autriche, Paysage du Danube avec une vue sur Dürnstein et sur l’abbaye de Göttweig, huile sur toile, 1844

Anton Hlavacek (1842-1926), Autriche, Vue panoramique du Danube en Wachau avec les ruines de Dürnstein, crayon et aquarelle

Serafin Maurer (1865-1945), Autriche,Vue de Dürnstein de la rive droite, huile sur toile, vers 1910

Albert Reich (1881-1942), Allemagne, La plage de Rossatz (rive droite) avec une vue sur Dürnstein, 1930

Oswald Grill (1878-1964), Autriche, Dürnstein, huile sur toile, 1954
Dürnstein in Sunshine
How soft on tow’r and wall the summer glow, ⎯
Dear townlet ⎯smiling like a sunlit dream
“Twixt pyramid of crag and swirling stream, ⎯
Deep mirrored in the Danube’s lucid flow,
Such walled and sunny nook of “long ago”
As dwells in golden peace ⎯an artist’s theme,
Though earth with death and desolation teem
Beyond the crags, beyond the flood below.
Warm smile ye welcome home to halcyon days,
O sunshine places treasured of the heart,
Life’s integral, unlost, eternal part
And inmost realm, where, reached by shining ways,
Our golden joys, no wavering image fleet, ⎯
Dwell sunlight citadelled the soul to greet.
Alice Elliot

Nichol Elliot (1873-1917), Dürnstein, mezzogravure, in « Some memories of a Scottish Photographer », The Vandyck Printer, Bristol and London Ltd, 1919
The Gloaming Hour.
Deep luminous the dusk and loth to die;
It clothes in awe the glimmering of the light,
The last soft flush of sunset clouds in flight,
The tow’r that looms against the gloaming sky,
The mirrored peace, the starlight stealing night,
Till, mingling magical the day with night,
Earth breathes divine, withdrawing from our sight,
A gathering Presence of profundity.
And mark, when through the grim heroic days,
Uplifting love and valour over woe,
God calls our sunlight otherwhere to shine,
He leaves in Love about the darkened ways
A glory of undying afterglow,
A gloaming fraught with mysteries divine.
Alice Elliot