Rudolf von Alt (1812-1905), peintre viennois védutiste

Rudolf von Alt est un peintre autrichien né et mort à Vienne. Il étudia à l’Académie des Beaux-Arts de la capitale de l’empire austro-hongrois. 

Rudolf von Alt, Budapest

Cet important védutiste (le védutisme est l’art de la vue, du paysage urbain ou suburbain et spécialement de ses représentants italiens du XVIIIème, comme Canaletto, Guardi, Belloto, Pannini…) fut célèbre, bien au-delà des limites de l’Autriche, par ses paysages de ruines, ses vues de villes et ses intérieurs et par son coloris audacieux et contrasté.

D’abord élève de son père Jakob, peintre et dessinateur de ruines, il poursuit ses études à partir de 1826 à l’Académie de Vienne, mais son travail sur le motif influencera davantage sa formation. Il accomplit de longs voyages dans toute l’Autriche-Hongrie et dans le sud de l’Europe jusqu’en Sicile. En 1828, il accompagne son père, qui fait un voyage d’études dans les Alpes autrichiennes. En 1830, il expose pour la première fois à Vienne. Professeur à l’Académie de Vienne à partir de 1879, le peintre est anobli en 1892. En 1898, il présente Klimt à l’empereur et devient président d’honneur de l’Association Artistique de la Sécession Viennoise. R. von Alt peint d’abord des toiles aux architectures compliquées, comme la Cathédrale Saint-Étienne, (1832, Vienne, Österr. Gal.), mais il manifeste déjà un goût pour l’aquarelle, et ses réalisations dans cette technique peuvent se comparer aux meilleures réussites des aquarellistes français et anglais de la même époque. Le format de ses aquarelles augmente progressivement et atteint parfois celui de ses peintures à l’huile, dont le coloris est toutefois plus intense, même dans les scènes d’intérieur.

Alt sait constamment se renouveler ; d’abord représentant du réalisme Biedermeier, puis de la peinture de plein air, il est ensuite attiré par l’Impressionnisme, qu’il traduit dans une technique très personnelle. Son style toujours très clair et aéré, sans fadeur ni mollesse, évolue dans ses dernières œuvres vers un sens presque visionnaire de la réalité atmosphérique. Au cours de cette lente évolution, R. von Alt ne se laisse jamais entraîner à négliger l’aspect positif des choses.

C’est à Vienne que l’on trouve les collections les plus importantes de ses aquarelles en particulier dans les collections de l’Albertina et celles du Kunst Historisches Museum.

Sources :
Dictionnaire Larousse de la peinture, Éditions Larousse, 2003

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