Navigation dans le défilé des Portes de Fer (Km 950-944) avant la construction du barrage de Djerdap I

Le passage du défilé des Portes-de-Fer du fait de nombreux rochers et du courant du au rétrécissement du lit du fleuve, représentait un obstacle majeur pour la navigation danubienne et seuls, pendant longtemps, des pilotes locaux avertis et audacieux osaient s’aventurer dans sa traversée. Puis de nombreux travaux d’aménagements (dynamitage des rochers dans le lit du fleuve, construction d’un canal, d’une voie de chemin de fer pour tracter les bateaux vers l’amont…) ont été entrepris au XIXème siècle améliorant  la navigation sans toutefois la sécuriser totalement. Ce n’est que lorsque le barrage de Djerdap I avec son immense lac de retenue fut construit et mis en eau (1972) que la situation changea du tout au tout.

 

La navigation dans le défilé des Portes de Fer avant la construction du barrage de Djerdap I (Km 944).

Le schéma ci-dessous indique le chenal qui devait être emprunté après la deuxième guerre mondiale par les bateaux au niveau du défilé des Portes de Fer entre les Km 951 et 944.

 On voit sur la gauche du schéma l’extrémité aval de l’île d’Adah-Kaleh (chenal à babord), noyée désormais dans les eaux de la retenue du barrage dont la construction dura de 1964 à 1972 (mise en service).

Ici commençait autrefois les Portes de Fer (Donje Djerdap en serbe, Demir-Kapi en turc, Eiserne Tor en allemand, Portile din Fier en roumain) et le délicat passage de Sip (Km 947-944 env.).

Traduction de la légende 

Kanalstrecke : chenal navigable

Fahrlinie bei Normalwasser mit Ausweichstellen un Kehren : trajectoire à suivre lors d’un débit moyen avec aire de stationnement et de demi-tour

Befahrbare Zone bei Hochwasser : limite du chenal de navigation par hautes eaux

Bojen (alle bojen rot und weiß) : toutes les balises de navigation rouges et blanches

949 : point kilométrique

Damm : digue

Treidelbahn : chemin de fer de halage

Felsen : rochers dans le lit du fleuve

Sand-u. Schotteruntiefen : bancs de sable et de graviers affleurant.

Sources
Hans G. Prager, « Die Katarakte » in Was weißt du vom Donaustrom ?, FRANCKH’SCHE VERLAGSHANDLUNG, STUTTGART, 1962

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