Sur le Beau Danube Bleu

La Valse « An der schönen, blauen Donau », en français « Sur le beau Danube bleu », opus 314, de Johann Strauss II (1825-1899) a fêté en 2017 le cent cinquantième anniversaire de sa création.
Petite histoire du Beau Danube bleu : légendes et vérité…

La suite de valses  la plus célèbre de toute l’histoire de la musique, la plus jouée mais aussi la plus massacrée, la plus enregistrée au monde,plus encore que la symphonie dite « Du nouveau monde » d’Antonín Dvořák ! et qui fit danser des générations de couples depuis sa création, à Vienne, le 15 février 1867, et fait toujours danser et rêver, n’a pas pris une ride malgré de nombreux accommodements, reprises, arrangements, adaptations, paraphrases, pastiches et utilisations en toutes circonstances d’un goût quelquefois plus que douteux. Elle reste toujours pour le grand public le suprême moment d’émotion du « populaire » concert du Nouvel An de l’Orchestre Philharmonique de Vienne dans la somptueuse salle dorée du Musikverein2, une salle aux proportions idéales et à l’acoustique exceptionnelle (l’une des plus belles du monde).

La construction du bâtiment, commencée la même année que la création de cette suite de valses, sur les plans de Theophil Hansen (1813-1891), architecte d’origine danoise naturalisé autrichien et chantre du néoclassicisme viennois, s’achèvera au tout début de 1870. L’inauguration du Musikverein eut lieu le 6 janvier 1870 avec un concert dirigé par le remarquable jeune chef autrichien Johann Herbeck (1831-1877) suivi d’un bal pour lequel Johann Strauss II écrivit une autre valse, Freut Euch des lebens (Les Joies de la vie), opus 340.

Les ombres du Danube noir

On pourrait presque considérer ce concert d’inauguration du Musikverein comme le premier de la série de concerts du Nouvel An. Encore ne faut-il pas oublier que la véritable origine de cette manifestation musicale du Nouvel An remonte à l’année 1938 et … à une initiative de Clemens Krauss (1893-1954), un chef d’orchestre sympathisant du régime nazi. Le concert du Nouvel An de Vienne fit alors partie des outils de propagande de ce régime 3. Sombre période aussi pour le Philharmonique de Vienne : une soixantaine de musiciens du Philharmonique de Vienne appartinrent au parti hitlérien pendant la seconde guerre mondiale. Une dizaine d’entre eux en seront expulsés à la fin du conflit pour activités nazies. Quant à Arnold Rosé (1863-1946)4, le génial violon solo de l’orchestre de 1881 à 1938 et beau-frère de Gustav Mahler (1860-1911), il quitta Vienne et l’Autriche peu de temps après la mort de sa soeur en août 1938 et se réfugiea à Londres. Sa fille, Alma Rosé, violoniste d’exception disparaît à Auschwitz en 1944. Aussi quand on lui proposa en 1946, de reprendre sa place de violon solo de l’orchestre, refusa-t-il catégoriquement. Arnold Rosé mourra à Londres deux ans plus tard5.

Planent ainsi au dessus du traditionnel concert de la première et irréprochable, musicalement parlant, formation symphonique viennoise, les ombres effrayantes d’un Danube noir.
Mais revenons au beau Danube bleu…

Une grand valse de concert avant une valse de bal ?

Cette oeuvre, semble-t-il la première composition pour choeur d’hommes de J. Strauss II, avait été commandée en 1865 par le Männergesangverein, l’Association du Choeur d’Hommes de la capitale impériale, cercle musical fondé en 1843 à l’Auberge du Lion d’or6. J.  Strauss II commence à écrire deux versions, l’une pour choeur et piano, l’autre pour orchestre. Les premières esquisses de la partition pour orchestre datent de 1866. La version pour choeur d’hommes est achevée la première mais la partie de piano doit être encore orchestrée pour l’harmonie militaire qui accompagnera le choeur lors de son prochain concert. L’arrangement est confié à Josef Widerman, chef de l’harmonie militaire ou à Johann Proksch de l’orchestre de J. Strauss II. La toute première audition de l’oeuvre a lieu pendant la période de Carnaval le 15 février 1867, sans l’introduction et la coda, en deuxième partie d’un concert marathon de cinq heures à la Salle des bains de Diane, située sur le canal du Danube, à la hauteur actuelle du 95 Obere Donaustrasse, rue du Haut-Danube. L’harmonie militaire du quarante-deuxième régiment d’infanterie et le choeur d’hommes sont dirigés par Rudolf Weinwurm (1835-1911), directeur du Männergesangverein. Le programme de cette longue manifestation est en grande partie constitué de parodies et de pastiches. La salle des Bains de Diane a été malheureusement été démolie depuis et on trouve aujourd’hui à sa place un immeuble moderne à l’architecture peu inspirée et pesante qui abrite les bureaux d’I.B.M et sur la façade de laquelle est apposée une simple plaque commémorative. 

Le texte original que chante le choeur d’hommes, écrit par le poète « de service » du Männergesangverein, Joseph Weyl (1821-1895), humoriste, traducteur, commissaire et rédacteur de la gazette de la police, est pire que médiocre voire ridicule (le choeur aurait-il vraiment  tout d’abord refusé de le chanter ?) mais il est dans le ton de l’époque c’est-à-dire anti-français (anti révolutionnaire) et de caractère satirique et politique, voire dans l’un des couplets franchement antisémite. Le public viennois qui est convié à la manifestation et invité à participer financièrement à la construction d’un monument à la mémoire de Franz Schubert (1797-1828), n’y prête guère attention et l’oeuvre est bien reçue contrairement à la légende et aux biographies romancées qui voudraient que cette première audition ait été un échec. La musique, aux antipodes de la sombre situation politique de l’Empire autrichien de l’époque dominé par la Prusse, parle au coeur des Viennois qui ont un grand besoin de réconfort et de penser à autre chose après la défaite de leur armée face à Guillaume Ier le 3 juillet 1866 à Sadowa (Königgrätz ou aujourdhui Hradec Králové en République tchèque). Quant au très médiocre texte de Joseph Weyl, trop polémiste, il disparaitra en 1889, remplacé par un poème malheureusement à nouveau sans grand génie mais plus « convenable », plus en harmonie avec l’atmosphère de l’oeuvre et dont l’auteur est le critique musical et compositeur Franz von Gerneth (1821-1900). 

Johann Strauss II d’après une caricature de l’époque

La création de la toute première version pour orchestre, complétée de l’introduction et de la coda, a lieu le 10 mars de la même année au Jardin du peuple royal et impérial (K. und k. Volksgarten). Quant à la version pour choeur et orchestre avec le texte de Franz von  Gerneth, elle aura lieu le 2 juillet 1890 au parc Dreher (du nom du brasseur viennois A. Dreher le jeune), dans le quartier viennois périphérique de Meidling, à proximité du château impérial de Schönbrunn à l’occasion de la saison musicale de l’établissement de plein air J. Weigl. 

Le Parc Dreher et l’établissement de plein de J. Weigl. Sur la gauche la scène de plein air où se produisaient les orchestres à la belle saison

Peu de temps après J. Strauss II doit se rendre à Paris pour l’Exposition Universelle de 1867 à l’invitation de la femme de l’ambassadeur d’Autriche, Pauline de Metternich (1836-1921)7 et amie intime de l’Impératrice Eugénie. La France de Napoléon III est en train de se rapprocher de l’Autriche face au danger prussien. Le compositeur va se trouver au coeur de cette nouvelle amitié des deux pays. Il lui faut ajouter une valse à son programme musical. Il fait donc acheminer de Vienne la partition pour orchestre.

Le 28 mai 1867, en pleine Exposition Universelle, J. Strauss II dirige ses compositions lors de plusieurs concerts et suscite un immense engouement populaire pour sa musique et pour le genre de la valse. L’œuvre s’identifie à la nouvelle alliance franco-autrichienne contre la Prusse. Nouveau succès parisien pour les Strauss, trente ans après celui du père Johann Strauss I.  Le succès est tel que les éditeurs viennois ne parviennent qu’avec difficulté à répondre à la demande dans les semaines suivantes. La légende du beau Danube bleu est en route. L’oeuvre va faire le tour du monde.

Lors d’une tournée triomphale aux États-Unis, dans les années 1870, le musicien viennois dirige au Festival de Boston Sur le beau Danube bleu et quelques autres de ses compositions à l’occasion d’un concert réunissant plus de mille musiciens.

Les années 1860 : le temps des grandes valses

Ces années 1860 sont une période faste pour le musicien viennois, nommé enfin Directeur de la musique des bals de la cour en 18638. Il écrit alors un certain nombre de ses plus grandes valses, Künstlerleben (La vie d’artiste), opus 316, Geschichten aus dem Wienerwald (Histoires de la forêt viennoise), opus 325, Wein, Weib und Gesang, opus 333… Oubliée l’ambiance des valses tourbillonnantes et superficielles d’autrefois. Avec leur introduction de plus en plus élaborée, aux tempi lents et aux atmosphères nostalgiques ou mélancoliques, ces oeuvres se situent dans la tradition des grands compositeurs et concerts viennois, concourant à la dignité retrouvée de l’Autriche. L’opus 314 va servir de socle à la construction du mythe romantique austro-danubien.

L’oeuvre

Sur le beau Danube bleu est constitué d’une suite de cinq valses, chacune précédée d’une introduction lente et majestueuse, et divisées en deux thèmes principaux qui s’enchaînent. Elles se concluent par une coda, correspondant ainsi au plan habituel fixé par les Strauss.

Nombreux sont les emprunts thématiques à des oeuvres précédentes : opus 268 (valse n°1, n°4 et n°5), opus 265 (valse n°2) , opus 251 (valse n°3), opus 215 (valse n°5). Ces thèmes sont réutilisés transposés dans de nouvelles tonalités (ré majeur, si mineur, sol majeur et fa majeur et la majeur)

L’atmosphère féérique qui traverse toute l’oeuvre tient à de nombreux éléments parmi lesquels :
– une orchestration irréprochable et raffinée, un jeu de multiples nuances et de subtiles effets de tous genres comme  un art sans égal du rubato et du trémolo.
– une mise en valeur par cette orchestration de la grande tradition viennoise de la facture instrumentale qu’on retrouve dans l’utilisation des bois et des cuivres (sonorités des cors extrêmement enveloppantes, soli bucoliques de la flute et du hautbois, dialogues entre bois et cuivres) s’inscrivant dans la tradition de l’orchestre romantique d’un C. M. von Weber.
– le thème à la fois simple et élégant, facile à fredonner de la première valse qui s’impose par son dessin d’une grande souplesse. Il apparaît dès l’introduction, et revient textuellement dans la coda, permettant de donner une grande unité à l’œuvre.
-les nombreux changements de tonalités d’une valse à l’autre (et au sein de chacune) qui évitent un sentiment de répétition.
Cette musique à la fois populaire et savante, sans la moindre parcelle de vulgarité, élaborée avec goût, intelligence et avec un remarquable savoir-faire sait réconcilier la société avec elle-même. Elle continue à agir de la sorte aujourd’hui.

Quelques réflexions autour du titre de l’oeuvre

Pourquoi diable Johann Strauss a-t-il intitulé sa valse Sur le beau Danube bleu ?
Il faut rappeler tout d’abord que le fleuve empruntait à cette époque d’autres chemins et que c’est l’homme, par ses aménagements, qui l’a fait  changer de route. Aussi l’oeuvre fait-elle référence à ce qu’on appelle maintenant « Le vieux Danube ». Le Danube « straussien » d’autrefois n’avait évidemment rien à voir avec le tracé rectiligne, presque entièrement bétonné et tout sauf poétique du Danube viennois contemporain sur lequel naviguent les bateaux de croisière. Le fleuve traine au dix-neuvième siècle une mauvaise réputation avec ses sautes d’humeur, ses nombreux bras et ses îles marécageuses en forme de labyrinthe, inondant régulièrement certains quartiers de la ville. Le grand-père du compositeur se serait même noyé dans l’un de ses débordements. Pour mettre fin à ces calamités répétées et faciliter également la nouvelle navigation à vapeur, des travaux de régulation et d’aménagement ont commencé et vont continuer à se réaliser. Le profil du fleuve viennois et autrichien va se métamorphoser. La prestigieuse D.D.S.G., la Donaudampfschiffgesellschat (Société Danubienne de Bateaux à Vapeur), fondée en 1829, n’a-t-elle pas offerte dès 1830, avec son steamer « François Ier » un service fluvial pour les passagers entre Vienne et Budapest ?

Une grande effervescence autour du développement de la navigation danubienne règne dans la capitale. Le Danube apparaît pour les habitants sous les traits de deux visages antinomiques : une menace régulière pour une partie de la ville mais aussi un formidable outil de promotion de l’industrie viennoise et d’incitation à une nouvelle forme de voyages, à la découverte et à l’ouverture vers l’Europe orientale et la mer Noire par la route fluviale. Alors à quel Danube, J. Strauss II fait-il référence en choisissant ce titre et cette couleur ? Le musicien se souvient peut-être également de deux poèmes de Karl Isidor Beck (1817-1879), parus en 1850 et qui parlent du beau Danube bleu ? Beck, poète, journaliste et écrivain né beaucoup plus en aval dans la petite cité de Baja sur la rive gauche du Danube hongrois célèbre t-il le même fleuve que l’oeuvre de J. Strauss junior ?

D’autre part la question de la couleur bleue du fleuve m’étonnera donc toujours. Pourquoi le Danube ne pourrait-il pas être bleu ? Le fleuve est bleu même à Vienne et encore aujourd’hui comme j’ai pu le voir à maintes reprises lorsqu’un grand ciel bleu s’y reflète intensément par grand beau temps clair. S’il est vrai que le Danube prend plus souvent d’autres couleurs, marron, verdâtre, jaune (voir Jules Verne et son Danube Jaune), gris, doré, blond (version hongroise selon C. Magris dans son livre Danube),  parfois argenté, orange ou rougeoyant au coucher quand le soleil prend plaisir à plonger dans ses eaux en une sorte d’apothéose de la nature… il lui arrive aussi d’être d’un bleu magnifique. Avouer que pour danser, c’est quand même beaucoup plus attrayant que Le Danube gris9 ou Le Beau Danube marron ! Alors ? Pour ce qui concerne la couleur bleue, les prudents commissaires viennois de la grande exposition anniversaire consacrée au cent cinquantième anniversaire de la célèbre valse et organisée au début de 2017 à la Bibliothèque municipale se sont interrogés et s’interrogent toujours, ne pouvant, comme bien d’autres avant eux, qu’émettre des hypothèses. 

Les hommes, à défaut de voir le Danube en bleu, n’en feraient-ils pas voir de toutes les couleurs au fleuve depuis leur installation sur ses  rives ? 

Le grand malentendu du kitsch !

Jamais peut-être aucune oeuvre n’aura engendré dans l’histoire de la musique classique autant de malentendus que cette suite de valses opus 314. Tout cela en grande partie à cause du titre ! Bien souvent utilisée, récupérée, parodiée, mutilée, elle symbolise bien malgré elle, une « grande » époque, des clichés nostalgiques sur le fleuve, sur l’Autriche, l’Empire austro-hongrois, Vienne et la musique viennoise. L’oeuvre a ainsi contribué elle-même à forger l’image d’un Danube mythique, loin de la réalité mais qui continue à être entretenue à l’intention de touristes en mal de romantisme à l’eau de rose (du Danube !). L’Histoire l’a assimilée de force à ses tragédies humaines ou à des fêtes élitistes, la réduisant bien souvent à une musique d’accompagnement. Elle fut transformée en oeuvre de propagande par le régime nazi puis choisie provisoirement par l’Autriche à la fin de la seconde guerre mondiale comme hymne national. Elle n’a pourtant aucun message patriotique à diffuser. Le cinéma (merci Messieurs Kubrick et Coppola et bien d’autres !), la publicité, les médias, le tourisme de masse, l’industrie du souvenir en ont fait une musique aseptisée, vidée de sa profondeur et de son existence propre. Les hauts-parleurs exécrables d’une compagnie d’avion, les indicatifs d’émissions radiophoniques, les sonneries de portables, les toilettes d’une station de métro de la capitale autrichienne et sans doute ailleurs dans ce monde en état de surdité aggravée, vomissent en boucle dans l’espace contemporain quelques premières mesures désincarnées.

Pourtant, pourtant, derrière tous ces décors de théâtre superflus, ces habits de cirques éphémères dont on a inlassablement paré cette musique, il y a autre chose de plus secret reliée à l’intimité indicible de cette suite de valses qu’on ne peut découvrir qu’en revenant à l’oeuvre elle-même, dans un pur silence de première écoute.

Eric Baude, janvier 2018

Le bâtiment qui appartient toujours à la Gesellschaft der Musikfreunde in Wien (Société des amis de la Musique de Vienne), fondée en 1812 par Joseph Sonnleithner ( 1766-1835), ami de Beethoven et auteur du livret de l’opéra Fidelio, comportait à l’origine une grande et une petite salle, celle dernière baptisée salle Johannes Brahms en 1937. Quatre autres plus petites salles ont été inaugurées en 2007 : les salles de verre, de métal, de pierre et de bois. Elles servent à des usages divers (conférences, workshops…)
2 Le Danube servit lui aussi d’outil de propagande au régime nazi.
3 Arnold Rosé était né en Moldavie et sa famille qui appartenait à la communauté juive de sa capitale Iaşi émigra à Vienne pour que les enfants puissent poursuivre leurs études musicales.
4 Ironie de l’Histoire, la famille Strauss était d’origine juive hongroise. Mais les valses plaisaient tellement au « Führer » qu’après l’Anschluss de 1938 annexant l’Autriche au IIIème Reich allemand, le Ministère de la culture prit un grand soin à effacer toute trace de son hérédité juive afin que la musique des Strauss puisse continuer à être jouée !
5 L’auberge était proche de l’actuel Konzerthaus, grande salle de concert viennoise.
6 Son mari, Richard de Metternich (1829-1895), qui est aussi son oncle, est le fils de Klemens-Wenceslas de Metternich (1773-1859), diplomate et homme d’état autrichien, grand ennemi de Napoléon Ier et à l’origine du Congrès de Vienne.
7 J. Strauss II avait pris le parti des révolutionnaires en 1848 (peut-être pour défier son père qui occupait le poste) et avait été arrêté pour avoir joué par pure provocation La Marseillaise dans la rue.
8 Franz Lehár intitulera par dérision sa dernière valse de concert Le Danube gris en réaction aux désillusions et à l’incompréhension que tous les amateurs de cette danse ressentaient devant l’évolution des goûts.

Sources :
Henry-Louis de la Grange, Vienne, une histoire musicale, Les chemins de la musique, Éditions Fayard, Paris, 1995
Monika Fink : An der schönen blauen Donau, Walzer, op. 314. In : Monika Fink, Hans-Dieter Klein, Evelin Klein : Meisterwalzer. Lang, Frankfurt am Main u. a. 1999, ISBN 3-631-35189-5, S. 5–14 (Persephone. Publikationsreihe zur Ästhetik. Bd. 4).
Jeroen H.C. Tempelman : By the Beautiful Blue Danube in New York, Vienna Music – Journal of the Johann Strauss Society of Great Britain, no. 101 (Winter 2012), S. 28–31.

www.johann-strauss.at
www.wien.gv.at/kultur/archiv/geschichte

Premier enregistrement

Le tout premier enregistrement de la suite de valses du Beau Danube Bleu a été réalisé en 1924 par l’Orchestre Philharmonique de Vienne.

La version de référence

Difficile d’établir un classement parmi quelques-uns des meilleurs enregistrements de l’opus 314. S’il faut en choisir malgré tout un, ce sera celui de l’Orchestre Philharmonique de Vienne, dirigé par Nikolaus Harnoncourt (2003).

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