Une filmographie danubienne ou quand le fleuve fait son cinéma…

   La beauté, la longueur et la diversité du cours du Danube, la poésie de ses méandres, la variété infinie de ses paysages, la diversité de ses villes et de ses villages sur ses deux rives, la brutalité surprenante et austère de certains reliefs et défilés que le fleuve traverse avec moins de fougue qu’autrefois, l’abondante générosité de certaines de ses plaines dans lequel le lit du Danube ondoie et paresse nonchalamment, en particulier celles de Pannonie et du rude Baragan, ses lumières et ses ombres inséparables, parfois surnaturelles, ensorcelantes, ses innombrables îles apprivoisées ou non aux silhouettes sensuelles, leurs ambiances aux multiples effluves enivrantes, ses labyrinthes de bras dits morts entremêlés, ses dernières forêts alluviales riveraines presque impénétrables où la nature s’endort à la morte saison puis recommence à foisonner et explose de vie au retour du printemps, ses confluences, ses affluents, son delta à la géographie inlassablement recommencée, redessinée, réinventée, ses métamorphoses saisonnières, journalières, heure après heure, instant après instant, ses patrimoines naturels et culturels, sa faune sauvage terrestre, aquatique et aérienne, sa relation complexe avec le monde des humains, douloureuse ou insouciante, ses singuliers, courageux et attachants bateliers et mariniers d’autrefois, ses patients pêcheurs amateurs ou professionnels de plus en plus rares à mesure que les poissons disparaissent, ses braconniers, ses habitants sédentaires (parfois sédentarisés volontairement…) ou nomades, leurs coutumes, leurs traditions et leurs pactes conclus en secret avec le fleuve, tous ces éléments engendrent un univers fascinant qui séduit depuis longtemps la sphère cinématographique. Le Danube est naturellement un metteur en scène exceptionnel ! Mais c’est aussi un « entremetteur », un médiateur, un passeur qui tente de réconcilier les mondes visibles et invisibles, sauvages et anthropisés. Ce fleuve qui joue dans les films souvent bien plus qu’un rôle de décor, se prête également à des comédies populaires dans de nombreux oeuvres cinématographiques. Il peut être aussi, il est (malgré lui) le cadre de tragédies de l’histoire des hommes ou de drames intimes ou une matière nourrissant une réflexion philosophique, historique, littéraire, poétique, géostratégique. environnementale, ethnologique…
Le fleuve est à l’évidence une prodigue et inépuisable source d’inspiration.   

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Eric Baude, © Danube-culture, 2022 droits réservés

La statue de Lénine, gigantesque et déboulonnée, descendant le Danube sur une barge.

De nombreux courts, moyens et longs métrages, séries télévisées ont pour cadre l’univers danubien et illustrent souvent dans ce décor grandiose ou misérable des épisodes de la grande et de la petite histoire des hommes.
Le Danube suscite à la fois attraction et répulsion. Il est de par cette double situation un puissant allié de l’image et du son : tour à tour fleuve porteur de nombreux mythes (le mythe des Argonautes, d’une fédération des États danubiens…), de croyances et de légendes (le retour aux sources de l’Antiquité…), fleuve des vivants, des conquérants, du réel, de l’espoir, du désir, des plaisirs, des loisirs, des voyages, des inaugurations, des festivités aristocratiques et populaires, spontanées ou programmées, le Danube est en même temps le fleuve des morts, des noyés, des désespérés, des reflets et des illusions, des intrigues, des dérives, de la propagande, du gigantisme, des métamorphoses d’un progrès paradoxal, de l’horreur des guerres, des crimes racistes, des naufrages, des inondations, des minorités persécutées ou ostracisées, des frontières obsessionnelles, des régimes totalitaires et du non retour, des drames de la séparation,, de la joie des retrouvailles,  des tourbillons et des incertitudes de l’existence, de l’impermanence, de l’oubli, de l’exode et de l’exil économique ou politique. Le Danube prend dans certains scénarios le visage d’un un oracle aquatique, d’un confident à qui certains êtres confient leurs secrets, leurs peines, leurs rêves d’un monde meilleur, d’ailleurs plus favorable, un fleuve miroir que l’homme ne cesse d’interroger, de questionner sur le sens de son existence, de ses identités, du destin de l’humanité. Il y a aussi le fleuve vu à travers le regard étonné, intrigué des enfants, le fleuve sur les rives desquels les bêtes viennent s’abreuver, se nourrir, se baigner et parfois le traversent, le fleuve du monde naturel encore préservé.
Le « Fleuve » fait encore évidemment l’objet de nombreux reportages, documentaires, vidéos, sa présence inspirant aussi un processus de création artistique contemporaine : installations, performances visuelles et sonores et autres projets artistiques, itinérants ou non, se succèdent, « s’installent » brièvement, disparaissent ou s’épanouissent inlassablement sur ses rives ou sur le fleuve lui-même.
Quant à son fascinant delta il a depuis quelques années son propre évènement cinématographique le Festival du film indépendant :
 www.festival-anonimul.ro 

AKIN, Fatih (1973)
Im Juli (En juillet)
Allemagne, 2000, 95 mn

Réalisateur, scénariste, acteur et producteur né en Allemagne à Hambourg dans une famille d’émigrés turcs. Ours d’Or à Berlin en 2004 (Head-On) et Grand prix du jury de la Mostra de Venise en 2009 pour Soul Kitchen.
Im Juli est une jolie comédie sur le thème du voyage, de la rencontre et des frontières dont l’intrigue se déroule d’Allemagne en Turquie et en grande partie le long du Danube.

ANDRÉ, Alexandre (?), LE DERLÉ, Charles (Karol Lajthay, 1886-1946)
L’enfant du Danube
France-Autriche, film en noir et blanc, 1935 (1936), 83 mn

Mélodrame avec Ginette Gaubert, Josseline Gaël (la nièce), Pierre Nay, Henry Marchand, et Victor Vina.
Un batelier du Danube et sa femme sans enfant, prennent à bord une jeune femme et sa nièce. L’homme s’attache si profondément à la jeune femme que son épouse en devient jalouse. La jeune femme leur confie sa nièce et l’entente revient dans le couple.

ANGELOPOULOS, Théo (1935-2012)
Tou vlemma, tou Odyssea (Le Regard d’Ulysse)
Grèce-France-Italie, 1995, 176 mn

A., (Bruno Ganz), cinéaste grec exilé aux Etats-Unis depuis des années, retourne dans son pays natal et part à la recherche de trois bobines mythiques non développées des frères Manakis, pères du cinéma grec.
Cette fabuleuse Odyssée contemporaine, à la fois lyrique, contemplative et métaphysique mènera le cinéaste à parcourir les Balkans chaotiques et en guerre et à s’interroger sur le véritable sens de sa quête. De nombreuses scènes ont été tournées au bord et sur le Danube, hors du temps.
Ce film a obtenu le Grand Prix du jury du Festival de Cannes en 1995. Théo Angelopoulos obtiendra la Palme d’or du même festival en 1998 pour son film L’Éternité et Un Jour.

ANTEL, Franz (1913-2007)
Vier Mädel aus der Wachau (Quatre filles de la Wachau)
Autriche, 1957, 95 mn
Comédie
Cinéaste prolifique, producteur et journaliste autrichien, Franz Antel a réalisé entre autres films Treize femmes pour Casanova (1977) et Johann Strauss (1987). Musique de Johannes Fehring,  Lothar Olias, Heinreich Strecker. Avec Isa Günther,  Jutta Günther, Alice Kessler, Ellen Kessler, Michael Cramer…
Dans le petit village de Weineck, situé dans la vallée de la Wachau, deux paires de jumeaux naissent le même jour. Pensant qu’il s’agit de quadruplés, le maire Leopold Scherzinger attribue leur nom à un vin faisant ainsi la promotion du village. Lorsque les quatre filles deviennent adultes, le maire craint que les jeunes femmes ne se marient et ne déménagent. Finalement, on assiste à une quadruple cérémonie de noces.

Vier Mädel aus der Wachau

ARASAN, Ismet (1959)
Povestiri din Ada-Kaleh (Adakale Sözlerim Çoktur), Histoires d’Ada-Kaleh
Turquie, 2008

Documentaire émouvant sur l’histoire tragique des habitants lié aux séjours du réalisateur sur l’île turque d’Ada-Kaleh, illustré avec de nombreux documents iconographiques personnels.
https://youtu.be/uHFMPAFXOn0

BARISON, David, et ROSS, Daniel (1970)
The Ister
Icarus Films, Canada, 189 mn, 2004

Prix de l’association québécoise des critiques (2004) et prix du groupement national des cinémas de recherche (2004)
Ce film documentaire s’inspire d’une conférence donnée par le philosophe Martin Heidegger sur le poète allemand Friedrich Hölderlin et en particulier sur son poème Der Ister d’après le nom donné par les Grecs dans l’antiquité au Danube inférieur.
« Ce qui nous a amené à travailler sur le projet The Ister est né d’une passion commune pour la pensée de Heidegger et la conviction que le cinéma recèle un potentiel encore inexploité ou sous-développé pour aborder le questionnement philosophique. The Ister n’est ni une présentation ni une représentation du travail philosophique de Heidegger et encore moins un travail philosophique en lui-même. Présenter le travail de Heidegger d’un point de vue cinématographique nécessiterait – comme le dit Jacques Derrida – une audience prête à rester assise pour une projection de vingt quatre heures. »

Le film raconte la remontée du Danube, depuis son delta en Roumanie et en Ukraine jusqu’à ses sources dans la Forêt-Noire et invite à célébrer le fleuve en découvrant sur ses rives vestiges archéologiques, ses prouesses architecturales et ses villes détruites par les guerres. Sans cesse revient l’image de Prométhée que les rives du fleuve font découvrir à la fois comme enchaîné et comme déchainé. Une réflexion savante et poétique sur l’oeuvre de Heidegger, sur la technique, sur l’Europe, sur l’héritage grec et un vibrant hommage à la philosophie.

BARTELS, Ulrike, JENIN, Joël et ZEPPENFELD, Dieter
Die Donau, ein Fluss für Europa
Allemagne, 2004
La série de 13 films documentaires de 28 mn Le Danube, fleuve d’Europe, propose une découverte du fleuve, de ses sources en Allemagne jusqu’à son delta dans la mer Noire, et une rencontre avec les richesses culturelles et l’art de vivre des habitants des 10 pays traversés par le fleuve.
Sources :
www.seppia.eu/fr/danube-fleuve-deurope

BERGER, Ludwig (1892-1969)
Walzerkrieg (La guerre des valses)
Romance musicale, Allemagne, 1933, 93 mn

Joseph Lanner compositeur de la cour renommé et le jeune Johann Strauss senior se disputent le titre de « roi de la valse ».

Walzerkrieg (La guerre des valses) de Ludwig Berger, 1933

BERNARD, Raymond (1891-1977)
Le jugement de Dieu
France, 1949-1952

Film réalisé en 1949 et sorti en 1952 avec Andrée Debar (Agnès Bernauer) et Jean-Claude Pascal (Le Duc Albert de Bavière)
L’histoire tragique de la belle Agnès Bernauer, fille d’un barbier de la ville d’ d’Augsburg et dont le prince Albert de Bavière tomba follement amoureux.
Réalisateur, scénariste, adaptateur, Raymond Bernard est le fils cadet de l’écrivain français Tristan Bernard.

BLAIER, Andrei (1933-2011)
Pădurea Pierdută (La forêt perdue)
Drame, Roumanie, 1972, 91 mn
Production Studio cinématographique de Bucarest

Scénario de Mihnea Gheorghiu avec Ilarion Ciobanu, Cornel Patrichi, Ernest Maftei, Colea Răutu, Cornel Coman, Leni Pintea Homeag
Un village de pêcheurs au bord du Danube roumain pendant la deuxième guerre mondiale : Simion s’est fait déserteur et se cache dans la forêt menant une guerre personnelle contre les Allemands. Ceux-ci exaspérés par ses actions de résistance entreprennent de fouiller la maison de son frère Pavel qui, tout comme Simion, est amoureux de Lia qu’il voudrait épouser. Les soldats allemands la tuent. Pavel est tué à son tour en essayant de la venger.

BLAIER, Andrei
Terente, regele baltilor (Terente, roi des marais)
Roumanie, 1995, 82 mn
Scénario de Fanuş Neagu, avec Gavril Patru, Ilarion Ciobanu, Gheorghe Dinica
Les aventures de Terentetefan Vasali, 1895 ou 1896-1927), pécheur et bandit légendaire du delta du Danube

BOESE, Carl (1887-1958)
Eine Nacht an der Donau (Une nuit sur le Danube)
Allemagne, 82 mn,  film en noir et blanc, 1935
Scénario de Hans Gusti Kernmayr et Hannes Marshall, avec Olga Engl, Wolfgang Liebeneiner, Gustave Waldau…

Comédie d’après la pièce de théâtre de Johann Nestroy Der böse Geist Lumpacivagabundus. Tourné dans la Wachau à Dürnstein, Weissenkirchen, Eggensdorf et à abbaye bénédictinede Göttweig.

BOURGUET, Olivier
Des Carpates Au Danube, La Perle de l’Europe orienta
le

France, 2015
Documentaire « Connaissance du Monde », 1h 20

CARL Rudolf (1899-1987) 
Dort in der Wachau ou die Donau Mädel (La fille du Danube)
Comédie, Allemagne, 1957, 99 mn
Acteur, comique, chanteur, cinéaste autrichien producteur de films prolifique né à Břeclav (Lundenburg) en Moravie du sud. Joue des rôles dans plus de 200 films et séries télévisées qui lui en tant qu’acteur assureront une grande popularité.
Un des films qui consacre la vallée du Danube en Wachau comme décor incontournable de cinéma.

CIULEI, Liviu (1923-2014)
Valurile Dunarii (Les vagues du Danube)
Film de guerre, Roumanie, 1959, 100 mn
România film/Studioul Cinematografic « Bucureşti »
D’après un scénario de Francis Munteanu (Kilomètre 1314) et Titus Popovici, musique de Theodor Grigoriu.

Ana, (Irina Petrescu 1941-2013), seule protagoniste féminine du film, photo droits réservés

Avec Irina Petrescu, Lazǎr Vrabie et le réalisateur Lucian Pintilie qui joue le rôle épisodique d’un soldat allemand.
Mihaïl, un capitaine de péniche buveur et mauvaise tête est réquisitionné par les Allemands pour remonter le Danube avec à son bord des armes et des munitions. Mais le Danube est miné. À bord du bateau l’accompagnent sa jeune femme, deux soldats allemands assez stupides et un ancien prisonnier du nom de Toma, en réalité un officier de l’armée de libération roumaine, qui doit donner le signal aux partisans de se rendre maîtres du navire afin de mettre la main sur les armes. La péniche traverse de nombreuses aventures. Mihaïl est finalement tué par les Allemands mais il prend le temps de confier auparavant sa femme à Toma. Le film prend fin sur l’image de Toma paradant dans un bel uniforme après la libération de la ville.
« Avec un sens profond de la nature, le réalisateur a pris soin de capturer sur sa pellicule les plus beaux et les plus vastes paysages fluviaux, nous reposant entre deux scènes de bataille dominées par les mitrailleuses et les bombardements. Le seul personnage féminin de cette tragédie féroce, qui joue le rôle de l’épouse héroïque du valet de chambre, est une jeune actrice de Bucarest : Irina Petrescu. Jean Nicollien – 1960 (Gazette de Lausanne)
https://youtu.be/rk-UfHZUZlk

COLLECTIF
Soko Donau
Production ORF et ZDF
Autriche
Depuis 2005, 204 épisodes et 14 tableaux (toujours en cours…)
Série criminelle autrichienne très populaire.

COUSTEAU, Jacques (1910-1997)
Le Danube
France, 1992 

Danube I : Lever de rideau
Danube II : Le rêve de Charlemagne
Danube III : Les cris du fleuve
Danube IV : Les inondations du fleuve
Documentaire (en langue anglaise) sur le fleuve en quatre parties, de ses sources à son delta qui fut tourné deux ans après la chute du mur. Son ton sans complaisance décrit les incessantes et graves atteintes environnementales faites au fleuve par les hommes.
Une ode au fleuve sauvage d’autrefois !

https://youtu.be/dpdbf3C8NoE
https://vimeo.com/237051108
https://vimeo.com/22388987
https://vimeo.com244648714

COLPI Henri (1921-2006)
Codine
France-Roumanie, 1963, 98 mn

Film franco-roumain d’Henri Colpi d’après le roman éponyme de Panaït Istrati, musique de Theodor Grigoriu, texte d’Henri Colpi.
Production Como films-Romfilm-Tamara, avec Alexandru Virgil Platon, Razvan Petresco, Françoise Brion, Nelly Borgeaud et Germaine Kerjean.
Dans les années 1900, à Brăila, port de pêche et de commerce du Bas-Danube à la population pauvre multiculturelle, l’enfance misérable du jeune Adrien Zograffi est bouleversée par l’amitié qu’il noue avec Codine, une force de la nature au passé compliqué et douloureux, ancien détenu révolté, cultivé et assoiffé de justice et d’amour. Adrien Zograffi est le témoin, dans un décor danubien omniprésent, des luttes et des déchirements de son ami jusque dans les circonstances les plus sombres.

Codine d'Henri Colpi

CÜRLIS, Hans, TÜRK, Walter
Die Donau von den Schwarzwald bis zum Schwarzen Meer
Allemagne, 1929

Institut für Kulturforschung Berlin
Documentaire

CVEJIĆ, Marko (1978)
Podunavske Švabe, The Danube Swabians (Les Souabes du Danube)
Serbie, 2011

Production Mandragora films
Un excellent drame documentaire d’un réalisateur serbe né à Zrenjanin en Voivodine, sur le destin tragique des émigrés souabes du Danube que l’histoire et ses conflits incessants n’ont pas épargné.

DANELIUC, Mircea (1943)
Croaziera 
Comédie dramatique, Roumanie, 1981, 122 mn
Des jeunes ouvriers de différentes usines de la Roumanie communiste sont invités par des cadres du régime à une croisière sur le Danube en récompense de leur travail. La croisière devient chaotique quand ils décident de mettre à profit ces jours de vacances pour vivre des aventures romantiques. Un tourbillon satirique extrêmement divertissant. Avec les acteurs Nicolae Albani, Paul Lavric, Tora Visilescu… 

DAQUIN, Louis (1908-1980)
Les Chardons du Baragan
Comédie dramatique, France, 1958, 116 mn


D’après le livre éponyme de Panaït Istrati. Film réalisé en partenariat avec le réalisateur  roumain Gheorghe Vitanidis (1929-1994), musique de Radu Paladi (1927-2013).
Dans la Roumanie de 1906, sur la plaine aride du Baragan, Mataké, un adolescent, et ses parents paysans, vivent péniblement de la terre. Il quittent leur village dans l’espoir de trouver un meilleur sort, mais la mère meurt après un accident. Pour subsister, le père se fait engager dans une ferme. Après un vol, le propriétaire, un riche boyard l’accuse, et lâche sur lui ses chiens qui le tuent. Mataké, désormais seul, est recueilli par une famille compatissante.
Les récoltes sont mauvaises, les paysans vivent mal ; les boyards, eux, vivent bien. Au printemps 1907, les paysans poussés à bout se révoltent. La répression est sanglante, les massacres effroyables. Mataké, qui a survécu à l’horreur, décide, encore une fois, de partir.
https://youtu.be/FJMxT9xK6tM

DOROHOÏ, Sabin (1984)
Calea Dunarii (Le chemin du Danube)
Roumanie, 2012

Un court métrage plein d’émotion d’un talentueux réalisateur roumain dans le cadre somptueux danubien des Portes-de-Fer. Paysages enneigés et brumeux, rives et fleuve mélancoliques sur lequel passent des convois pour illustrer la réalité quotidien d’un jeune garçon séparés de ses parents qui sont partis travaillés à Vienne, en amont du fleuve. 
https://www.youtube.com/watch?v=kE2JQGOBres&t=88s

EPPLE, Roberto A.
Widerstand am Strom, Hainburg, der österreichische Weg
Production VIDOC, Wien/Rorschach, Suisse

Suisse, 1987, 60 mn (version courte) et 80 mn (version longue)
Un documentaire illustrant le combat de David contre Goliath ou celui des écologistes autrichiens contre le projet de barrage de Hainburg soutenu par le gouvernement et mettant en danger le patrimoine naturel exceptionnel des plaines alluviales danubiennes en aval de Vienne. L’occupation des forêts par les militants de la cause environnementale en 1984 et un référendum national au sujet de la construction de la centrale hydroélectrique qui vit le non l’emporter, obligea le gouvernement à renoncer à ce projet.
L’écologiste suisse Franz Weber (1927-2018) raconte cet épisode de l’histoire de la lutte pour la préservation du Danube sauvage et de son environnement dans son livre Le paradis sauvé, Éditions Pierre-Henri Fabre, Lausanne, 1986.

FEJÖS, Pál (1897-1963)
Gardez le sourire (Sonnenstrahl)
Tobis Klangfilm, Production Vandor
Comédie dramatique, France-Autriche, 1933, 91 mn

Réalisateur et scénariste hongrois, naturalisé américain en 1930. Film en noir et blanc. Musique de Michel Lévine et Ferenc Farkas
Avec Annabelle, Gustav Fröhlich, Hélène Darly, Robert Ozanne, Marcel Vibert.
Le film se passe à dans la Vienne des années trente où la crise économique mondiale fait des ravages. Un homme sans travail, mis à la porte par sa logeuse et prêt à se suicider dans le canal du Danube sauve une jeune femme de la noyade. Ensemble ils remonteront cahotiquement la pente vers des jours meilleurs jusqu’à l’achat d’un taxi dans un contexte urbain qui se métamorphose avec de nouvelles constructions destinées aux classes modestes. Le film a été tourné en version allemande (Sonnenstrahlen) et en version française (Gardez le sourire) en français, les seconds rôles sont tenus par des acteurs différents dans les deux versions.

Sonnenstrahl/Gardez le sourire de Pál Fejös, 1933

FORGÁCS, Péter (1950), ANDRÁSOVITS Nándor (1894-1958)
The Danube exodus, A Dunai Exodus (The Jewish exodus, the German exodus).
Hongrie, 1998, 60 mn
D
eux histoires danubiennes filmées par le capitaine Nándor Andrásovits.
The Danube Exodus : Rippling Currents of the River, (installation), 2002
DVD édité par Bit Works, Inc., 2011, version en anglais

Ces deux films racontent les exodes de populations juives chassées de Vienne et de Slovaquie pendant la deuxième guerre mondiale et du retour dramatique d’Allemands d’Europe de l’Est vers leur patrie d’origine en 1944. 900 Juifs viennois et slovaques tentent de rejoindre en plein hiver 1941 la mer Noire en montant sur des bateaux pour ensuite poursuivre leur voyage vers la Palestine. Cette histoire fait également l’objet du film d’Erez et Nachum Laufer The Darien dilemma (Le dilemme du Darien).
Le réalisateur et artiste hongrois Péter Forgács construit son scénario sur les films amateurs de Nándor Andrásovits, commandant de l’un des bateaux (Le Reine Élisabeth). Il filme les passagers pendant leurs prières, leurs sommeil ou même à l’occasion d’un mariage. À la fin de la journée, un autre exode en sens inverse se substitue au premier, celui non moins tragique des populations allemandes de Bessarabie qui s’enfuient vers la fin de la guerre devant l’invasion russe et remontent le Danube vers l’Allemagne. Le fleuve est une nouvelle fois le théâtre de la brutalité des hommes.
https://youtu.be/Z2zzc9ZDGu0

GAÁL, Béla (1893-1945)
Az aranyember (L’homme en or)
Hongrie, 1936, comédie dramatique
Adaptation du célèbre roman éponyme L’homme en or de Mór Jókai (1825-1904)
Poète, acteur, metteur en scène, directeur de théâtre, scénariste, réalisateur, Béla Gaál est le fondateur avec Géza von Bolváry de la première école de cinéma hongroise et l’auteur de nombreux films (comédies) parmi lesquels Meseautó (La voiture des rêves, 1934), grand succès adapté à l’étranger et Budai Cukrászda (Salon de thé budapestois, 1935).

GÁRDOS, Péter (1948)
Az aranyember (L’homme en or)
Hongrie, 2005
Adaptation pour la télévision hongroise du roman éponyme de Mór Jókai.

GHEORGHITA, Cornel (1958 )
Europolis, drame, 1h 38 mn avec Adriana Trandafir, Áron Dimény…    

France-Roumanie, 2011
Le film, dans lequel les personnages oscillent entre plusieurs mondes, ceux inséparables des vivants et des morts, entre Est et Ouest inconciliables, entre deux rives d’un fleuve immense, entre ici et ailleurs, entre le réel et le surnaturel, mêlant drame folklorique et récit onirique, inspiré en partie par le roman éponyme de l’écrivain roumain Jean Bart (Eugeniu Botez) raconte les périples de Nae et de sa mère depuis Sulina, petite ville portuaire située aux confins du delta et de l’Europe, riche d’un passé glorieux mais tombée aujourd’hui dans l’oubli, jusqu’en France, au bord de l’Atlantique où l’oncle Luca décédé récemment et sans argent a exprimé la volonté d’être enterré au bord du Danube dans la cité d’où il est parti. Le meilleur ami de l’oncle, un chaman leur demande de faire le voyage jusque dans le delta en accompagnant le cercueil. Mais L’âme facétieuse de Luca se joint à l’odyssée de retour et refait en quarante jours de deuil, selon une ancienne tradition roumaine le chemin de sa vie. Le neveu lui sert de passeur pour rejoindre sa dernière demeure. Luca, Nae et sa mère vont en chemin franchir les douanes célestes qui mènent finalement au jugement dernier. Nae traverse une dernière fois le fleuve accompagnant les corps de sa mère décédée et de son oncle pour aller les enterrer sur l’autre rive.
Premier long métrage du réalisateur roumain.

GERTLER, Viktor (1901-1969)
Az aranyember (L’homme en or)
Hongrie, 1962
Autre adaptation du magnifique roman éponyme « L’homme en or » de Mór Jókai. Dès le premier instant du film le fleuve est présent. On contemple, à l’image du capitaine du bateau, les rives hongroises.

GEYRHALTER, Nikolaus (1972)
Angeschwemmt (Washed ashore), Déposé par le courant
Autriche, 1994, 86 mn, documentaire
Un Danube « hors des sentiers battus ». Remarquable documentaire en noir et blanc avec de nombreux interviews de personnalités danubiennes étonnantes de Vienne et de ses environs dont celle de Joseph Fuchs, dernier fossoyeur et gardien du petit cimetière oublié des anonymes de la capitale autrichienne qui jouxte le port de commerce dans le quartier morose d’Albern, sur la rive droite, et où ont été enterrés autrefois les corps des noyé(e)s et suicidé(e)s retrouvés dans le Danube.
Le monde qui gravite autour du Danube viennois est déterminé par deux facteurs essentiels : le fleuve lui-même et les étranges caractéristiques de ceux qui peuplent ses berges. Et ils sont nombreux : pêcheurs, gardiens de cimetière, moines bouddhistes, locataires de petits jardins, mariniers ayant jeté l’ancre malgré eux, soldats et vagabonds de toutes origines…
Le grand fleuve relie tous ces gens qui vivent en marge, à « contre-courant » et entretiennent un lien singulier avec lui.
Le documentaire raconte tous ces visages, toutes ces histoires, toutes ces nostalgies. La caméra filme avec la même retenue et le même calme les tombes des innombrables noyé(e)s qui reposent au « cimetière des disparus anonymes », le marinier roumain et son épouse, exilés, immobilisés depuis plus d’un an sur leur péniche à cause du blocus du Danube pendant la guerre en ex-Yougoslavie qui leur barre le chemin du retour. N. Geyrhalter a produit depuis de nombreux documentaires d’une qualité exceptionnelle.

GLÜCK, Wolfgang (1929), tableau I et Moszkowicz, Imo (1925-2011), tableau II
Donaug’schichten
Autriche, Allemagne, France (ORTF), 1963-1965
Série télévisée en 2 tableaux et  26 épisodes
Première diffusion en 1965 (ARD) jusqu’en 1970
Willy Müller dirige la succursale d’une banque dans la petite ville danubienne de Krems en Wachau. Il lui arrive toutes sortes d’aventures avec ses clients. Malentendus, quiproquos, confusions complications… mettent sa patience à rude épreuve.
Avec Willy Millowitsch, Theo Lingen, Dominique Joos…

HOOCKER, George 
Opération Liberland
 documentaire, 2018, 94 mn
Le 13 avril 2015, l’entrepreneur, journaliste et économiste tchèque Vit Jedlička (1983) tente de poser sur une île alluviale inondable de 7 km2 formée par un Danube facétieux entre les territoires de Croatie et de la Serbie le drapeau d’un nouvel micro état dénommé République libre du Liberland, futur paradis fiscal où il n’existerait aucune taxe. Une initiative qui représente un véritable danger pour l’environnement, la faune et la flore du fleuve et de ses rives dans cette partie préservée de son cours.
https://vimeo.com/179899395
Avec Martina Babišová, Ulrik Haagensen, George Hooker…
Voir également :
This Noman’s Land of Mine, declaration of a tax haven, documentaire (37 mn)de Filip Rojík et Petr Salaba (production Studio Famu Marek Jindra) 
https://youtu.be/qWUT7UHSls4
http://www.liberlandthefilm.com
L’homme d’affaire tchèque et président du Liberland Vít Jedlička accompagné de l’eurodéputé Tomáš Zdechovský qui prétend être missioné par le parlement européen, tente de libérer « leur » territoire danubien du contrôle de la police fluviale croate et d’y créer un paradis fiscal. Une opération médiatique hasardeuse au milieu du Danube dont la légitimité ne semble pas évidente aux yeux de la police fluviale croate et qui se solde par un échec .
Voir également le documentaire d’Euronews (2015)
https://youtu.be/Cu1AwZV6eNs  
et celui plus récent de Jonathan Legg (2020)
https://youtu.be/369u54fcVfk

HORVATH, Andreas
Postcard von Somova
Hongrie, 2012, 20 mn
Documentaire. Somova, petit village « oublié » du delta du Danube roumain. Les chèvres paissent, les chats se promènent, deux pêcheurs essaient de réparer une charrette cassée pendant que le cheval patiente. Le temps se confond avec le paysage. Ce qui existait autrefois semble avoir survécu, y compris les déchets qui bordent le chemin. De manière analogue, cet état d’attente anachronique survit également dans le documentaire comme un cliché méditatif et une carte postale audiovisuelle d’une époque antérieure au progrès et à la précipitation. Un très joli documentaire filmé au rythme de la vie dans le delta.
https://youtu.be/FNDrVJlj0oc

GRAFF, Martin (1944)
Donau ohne Visum (Le Danube sans visa)
ARD et TV Donauländer
Allemagne, 1989-1991
Téléfilm sur les pays riverains du Danube et leurs habitants (Allemagne, Autriche, Tchécoslovaquie, Hongrie, Yougouslavie, Roumanie, Union soviétique).

Donauträume (Rêves danubiens). Stromaufwärts (À contre-courant vers l’Europe ou De la mer Noire à la Forêt-Noire)
Allemagne, 1998
3 x 30 mn, ZDF
Version pour Arte : Le réveil du Danube
2 x 45 mn
France-Allemagne, 1998-1999

GRUBER, Andreas (1968)
Hasenjagd-Vor lauter Feigheit gibt es kein Erbarmen (La chasse aux lièvres-Pas de pitié à cause de couardise)
Autriche, 1994

Le scénario relate la terrible chasse et le massacre, perpétués en février 1945, par les nazis et une partie de la population locale dans la région du Mühlviertel (Haute-Autriche à proximité de Linz), à l’encontre des prisonniers de guerre soviétiques, échappés du camp de concentration de Mauthausen.
Seuls onze des 500 prisonniers échappés du camp de l’horreur survécurent.

HAFNER, Franz
Wildnis am Strom – Nationalpark Donau-Auen
Autriche, ORF, 2010
Documentaire sur le Parc National des Prairies Alluviales Danubiennes (Basse-Autriche)

HARTMAN, Hugh (1903-1982)
The Blue Danube, MGM
USA, 1939

Dessin animé musical sur l’oeuvre éponyme de J. Strauss fils.

IVAN, Oana
Viaţa intre Ape, La vie entre les eaux
Roumanie, 2016
documentaire
« Les gens ont souvent tendance, lorsqu’ils parlent du Delta du Danube, à se rapporter aux nénuphars, aux pélicans et à la nature vierge, à l’exclusion des personnes qui font partie de cet écosystème. Nous ne savons pas comment ils vivent, quelles sont leurs habitudes qui sont la plupart du temps perçues à travers de nombreux préjugés. Je voulais montrer en profondeur le mode de vie de cette communauté pour qu’on la comprenne et qu’on l’accepte finalement. »
Oana Ivan
Docteur en anthropologie, Oana Ivan a collaboré avec la National Geographic Society et a été consultante sur les questions locales et environnementales pour la Banque mondiale et l’Académie roumaine. Elle a séjourné 7 années dans le delta du Danube pour étudier les populations locales et leur mode de vie, préparer et réaliser le tournage de son documentaire.
https://youtu.be/QcKi_KpRmP0

JACOBS, Werner (1909-1999)
Mariandl
Autriche, 1961, 85 mn
Production Sascha Film

Deuxième adaptation au cinéma de la comédie musicale de Martin Costa Der Hofrat Geiger après celle de Hans Wolff (1947). Les rives danubiennes de la Wachau servent une nouvelle fois de décor enchanteur (Spitz, Dürnstein, Emmersdorf, Aggsbach-Markt…)
Avec Hans Moser, Gunther Philipp, Conny Froboess, Rudolf Prack, Waltraut Haas…

JACOBS, Werner
Mariandl Heimkehr
Autriche, 1962, 93 mn
Production Sascha Film
Après le succès du premier Mariandl  une suite avec une « happy end » s’imposait.

JACOBY, Georg (1882-1964)
Das Kind der Donau
Autriche, 1950
Production Nova-Film, Wien Film
Comédie musicale autrichienne de 1950, 111 mn, musique de Nico Dostal (1895-1981)
Premier film en couleur autrichien avec l’actrice, chanteuse et danseuse Marika Rökk, épouse du réalisateur allemand Georg Jacoby.
Avec Marika Rökk, Fred Liewehr, Harry Fuß, Fritz Muliar…
Trois amis cherchent le long du Danube un logement pour l’été mais comme ni la logeuse ni le prix de la chambre ne correspondent à leurs attentes, l’un d’eux, Georg, écrivain, s’installe seul sur un vieux bateau qui semble abandonné. Pendant ce temps les deux autres font une halte dans une auberge proche où ils admirent Marika qui danse et écoutent ses chansons. Séduits, ils envisagent déjà d’en faire une star. Georg a trouvé un lit sur la péniche et s’étonne quand pendant la nuit Marika le réveille brutalement. Elle habite sur le bateau qui appartenait autrefois à son père. Georg et Marika s’entendent bien jusqu’à ce que Georg s’absente une nuit et ne revienne sur le bateau qu’au petit matin. Alors que Marika pense qu’il est allé flâner, Georg a en réalité postulé dans un journal et a été affecté à l’équipe de nuit pour emballer les journaux. Il prévoit d’utiliser l’argent pour réaliser le plus grand rêve de Marika : remettre le bateau à flot et pouvoir naviguer sur le Danube comme avant.

De leur côté, Heinrich et Oskar essaient de faire passer Marika pour une star du théâtre. Lorsque le directeur du théâtre annule tous les entretiens d’embauche en raison de la crise théâtrale, les acteurs décident de monter leur propre pièce de théâtre sous la direction de Marika, dans un vieil amphithéâtre non loin du Danube. La répétition générale se déroule sans problème et la première représentation affiche déjà complet. Georg ignore ce que préparent ses amis car il dort le jour et travaille la nuit. Une collègue, qui lui a rendu visite une fois sur le bateau et dont Marika suppose qu’elle avait une relation avec Georg, a provoqué des tensions entre eux deux. Georg est heureux d’annoncer à Marika la décision de son rédacteur en chef : Il a accepté que Georg écrive une série de reportages sur sa vie à bord d’un bateau qui navigue sur le Danube. Le journal veut également prendre en charge les frais de remise à flot du bateau et d’entretien pendant les trajets. Marika décide cependant de ne pas y participer car elle ne veut pas, en tant qu’actrice principale, laisser tomber la troupe de théâtre. Une rupture survient entre Marika et Georg qui quitte le bateau pendant un orage. Pendant ce même orage, la foudre frappe le théâtre et un incendie le détruit.
Georg qui a appris la catastrophe par le journal, revient auprès de Marika. Il convainc la troupe de prendre un nouveau départ dans un autre théâtre et, malgré les difficultés, lance un article dans le journal demandant le soutien des lecteurs à la troupe de théâtre. Peu de temps après, c’est chose faite : dans un théâtre bien plus grand que la première salle, la pièce folklorique de la troupe commence. Comme le ténor ne peut pas se produire en raison d’un enrouement, c’est Georg, auteur de la pièce qui reprend son rôle. Marika n’est tout d’abord pas très enthousiaste lorsqu’elle se retrouve face à lui sur scène, mais tous deux se rapprochent pendant la représentation et finissent par se réconcilier.
https://youtu.be/dShu59qCoJI

KOBUSIEWICZ, Ada (1978)
Danube Treasure
Serbie, 2012

Documentaire vidéo expérimental, (5 mn)
« Danube Treasure » de la réalisatrice polonaise Ada Kobusiewicz déploie ses jeux de lumière sur le Danube, révélant la monstrueuse beauté des pollutions de la rivière. Il s’agit d’un documentaire vidéo expérimental sur la condition du monde contemporain à travers le problème des déchets rejetés dans le Danube. Le cadre poétique de ce film reflète le temps qui passe et interroge l’avenir de notre planète. La forme abstraite et floue qui y apparaît représente la fragilité, tout en restant ouverte à des interprétations multiples.
www.adakobusiewicz.com

KORDA, Sándor (1883-1956)
Omul de aur/Az aranyember (L’homme en or) – Der rote Halbmond (la demi-lune rouge) 
Hongrie, 1918, 84 mn
Avec Oszkár Beregi (Tímár Mihály) et Ica von Lenkeffy (Noémi)
Sándor Korda quittera la Hongrie pour l’Angleterre en 1919 après avoir déjà réalisé plus de 25 films. Le jeune réalisateur hongrois de 26 ans s’inspire d’un grand classique de la littérature hongroise, L’homme en or de Mór Jókai (1872). Ce film qui connaîtra un immense succès en Hongrie durait quatre heures à l’origine. Seule une version en langue allemande a subsisté (Der rote Halmond)

L’homme en or, navigation dans le défilé des Portes-de-Fer

Un riche pacha turc, sur le point d’être arbitrairement arrêté, s’enfuit avec sa fille à l’étranger et s’embarque pour remonter le Danube sur un navire marchand commandé par Michael Timar. Proche de la mort, le pacha lui confie sa fille que le capitaine va épouser après avoir mis la main sur la fortune du défunt. Mais c’est un mariage de convenance, sans amour…

KORDA, Sándor (1883-1956), Az aranyember (L’homme en or), 1918 

KRAFT, Sybille (1958)
Damals in Passau, (Autrefois à Passau), documentaire (série « Sous notre ciel »)
Damals in Ingolstadt (Autrefois à Ingolstadt), documentaire (série « Sous notre ciel »)
Damals in Regensburg, (Autrefois à Ratisbonne) documentaire (série « Sous notre ciel »)
Allemagne (?)
Sybille Kraft est une réalisatrice, journaliste, écrivaine, commissaire d’exposition allemande, collaboratrice de la Radio-télévision bavaroise, auteure, parmi de nombreux autres films, de plusieurs remarquables documentaires sur des villes bavaroises des bords du Danube. Ses oeuvres ont été récompensées à de nombreuses reprises.
www.br.de/unter-unserem-himmel112.html

KUSTURICA, Emir (1954)
Chat noir, chat blanc
Franco-germano-yougoslave, 1998
Comédie policière, 130 mn
Avec Barjam Severdzan (Matko Destanov), Srdan Todorovic(Dadan), Branka Katic (Ida)…
Matko le tzigane, son fils Zare et ses amis installés au bord du Danube trafiquent sans grand succès avec les mariniers russes qui passent devant sa cabane. Ayant besoin d’argent pour détourner un train de wagons d’essence, il va trouver un vieil ami de son père et parrain de la communauté gitane pour l’aider à monter son opération. Grga Pitic accepte de lui prêter de l’argent. Matko commet toutefois la maladresse de mettre dans le coup Dadan, un autre trafiquant en apparence plus malin que lui mais le destin, grâce à son père et à son fils intègre et amoureux d’une jeune serveuse, va sourire à sa famille. Une comédie délirante sur fonds d’un fleuve qui bouscule la vie quotidienne de la communauté et de truculantes musiques des Balkans.
Une grande farce danubienne qui se moque du matérialisme et fait triompher l’amour désintéressé !
Lion d’argent, Festival de Venise, 1998

KUSTURICA, Emir
Underground
France-Allemagne-Hongrie, 1995, 170 mn
Musique de Goran Bregović
Chaos, destins croisés, poésie et négation de la vie dans cet inextricable labyrinthe des Balkans du réalisateur né à Sarajevo où se tissent et s’entrecroisent sans cesse, rêves et réalités, quotidien et éternité, traditions et modernité illusoire, raison et magie sur fond de  paysages danubiens.

LAUFER, Erez, LAUFER, Nachum
The Darien dilemma, (Le dilemme du Darien)
Israel, 2006 (2008 ?), 90 mn, hébreu, sous-titré en anglais

Documentaire, drame
Le film raconte la tragédie d’un millier de Juifs viennois, polonais et slovaques bloqués à bord de bateaux sur le Danube gelé pendant l’hiver 1940-1941 et attendant d’être sauvés ou abandonnés à leur sort par un agent des services secrets israéliens, Ruth Kliger (1907 ou 1914-1979) et ses collaborateurs hébergés dans un hôtel d’Istanboul.
Cette tragédie de l’exode est également le sujet de la première partie du film  de Peter FORGÁCS, Péter et Nándor ANDRÁSOVITS  The Danube exodus, (A Dunai Exodus). 
Nachum Laufer a d’abord eu l’intention de raconter comment il avait fui l’Europe avec sa mère mais au cours de ses recherches, il a découvert l’histoire de Ruth Kliger « La Dame du Mossad » et du choix dramatique auquel elle a été confrontée. Le scénario  
reconstitue le dilemme de Ruth Kliger afin comprendre son attitude dans le contexte d’un épisode historique particulièrement douloureux.
Le film est disponible au Musée de la Shoah et au Musée Juif de Paris.

LEROY Annik (1953)
Vers la mer
Belgique, 1999

Film sélectionné à la Berlinale
Essai cinématographique en forme de « road movie », des sources du Danube jusqu’au delta par une réalisatrice, photographe et vidéaste bruxelloise inspirée.

« Vers la mer » d’Annik Leroy est le cas modèle d’un film qui propose différents niveaux de récit et qui engage le spectateur de façon multiple en stimulant sa fantaisie et son imagination. Il thématise ce que dans un film peut signifier le « récit » et en propose un projet propre ainsi que des réponses propres.
À travers un voyage, le film livre un aperçu de l’histoire et du présent européens. Il se divise en des épisodes qui sont alignés comme les perles d’un collier. L’alignement semble aléatoire, mais il est pourtant systématique dans la mesure où les épisodes se rapportent toujours en fin de compte à tes thèmes proches les uns des autres.
Le thème du fleuve, le Danube, que le film suit de la source jusqu’à l’embouchure, introduit d’abord un effet de grand calme. l’oeil du spectateur se repose, le mouvement s’apparente à celui de l’eau, lent cependant continu, engendrant un sentiment du temps, de la durée, un sentiment de l’être en marche. En cela réside la dynamique propre du film.
Des rencontres et des observations que l’on trouve dans le film résulte un panorama historique. « Vers la mer » n’est pas seulement un essai poétique, mais il rassemble aussi des expériences européennes qui s’éclairent mutuellement. Elles sont toutes ancrées dans une sphère propre. Chaque personnage du film « interlocuteur » ou « personne interviewée » serait une expression inadéquate  parle d’un environnement spécifique qui devient à chaque fois un miroir du monde, parfois une métaphore – des souvenirs de l’époque monarchique du propriétaire d’un café viennois à l’Holocauste et au camp de Mauthausen avec son escalier, image clé de ce film, en passant par le rappel de disputes politiques et de luttes sociales. Entretemps est évoqué un souvenir de Kafka ; et puis on est mis en présence de manière très distincte des traces du socialisme « réellement existant », toujours visibles dans les pays du Danube qui y étaient exposés, et de la manière dont s’expriment ces traces dans des visages, des architectures, des paysages et des symboles visuels…
Le film renonce à la beauté conventionnelle et fixe bien plutôt un climat d’introspection, de méditation. Il existe à la fois une observation de la réalité, tel un assemblage d’images et de sons authentiques et en même temps une concentration poétique, tel un discours, tel une trace de la réflexion. Abandonnant le récit habituel mais aussi le principe du reportage, il propose des rapports et des chaînes d’association tout à fait libres. « Vers la mer » est un film qui se présente dans sa structure et dans ses principes formels comme un produit et un manifeste de l’imagination… »
Ulrich Gregor, Vers la mer. Pensées à propos d’un film, traduit par Alexander Schnell.

LHOTSZKY, Georg (1937-2016)
Moos auf den Steinen (La Mousse des pierres)
Autriche, 1968, 82 mn

Réalisateur autrichien né à Opava en Silésie (aujourd’hui en République tchèque)
Un film  de l’année 1968 inspiré par « La Dolce Vita », »Le Léopard » et la Nouvelle vague, mais avant tout autrichien dans sa sentimentalité et son ambiance nostalgique en particulier du temps de la « bonne vieille monarchie habsbourgeoise ». Musique du pianiste et compositeur autrichien Friedrich Gulda.

Moos auf den Steinen (La Mousse des pierres) de Georg Lhotszky, 1937

 LUTHER, Miloslav (1945) 
Le sentier à travers le Danube (Chodník cez Dunaj)
Slovaquie, 89 mn, film dramatique réalisé pour la télévision tchécoslovaque
Un employé de la compagnie ferroviaire slovaque, Viktor Lesa, livre régulièrement du courrier à la gare de la ville frontalière de Ludendorf (Břeclav) à l’époque du protectorat de Bohême-Moravie instauré par le régime nazi après l’invasion de la Tchécoslovaquie. Il détourne volontairement une d’importantes livraisons de courrier. Après l’arrivée de la Gestapo dans la ville, il est contraint de fuir de l’autre côté de la frontière avec son collègue tchécoslovaque et employé des postes juif, František Ticháček.

MAÁR, Gyula (1934-2013)
Balkán! Balkán! (Chira Chiralina)
Hongrie-Roumanie, 1993
Drame. Le film est inspiré du roman éponyme de l’écrivain roumain de Brăila, Panait Istrati
Ce roman a inspiré également un film muet tournée en Ukraine soviétique en 1927, produit par le VUFKU et un long métrage du réalisateur roumain Dan Pita (1938), Kira Kiralina (2014). Ce cinéaste a participé au documentaire collectif L’eau telle un buffle noir. (1971)

MĂRGINEANU, Nicolae (1938 )
La porte blanche Poarta albǎ, (La porte blanche)
Roumanie, 2014, 86 mn 
Le film est basé sur le livre « Le cousin Alexandre », écrit par Adrian Oprescu. Scénario de Nicolae Mărgineanu et Oana Maria Cajal. Avec Cristian Bota, Maria Ploae, Marius Chivu, Sergiu Bucur, Ion Besoiu, Ion Grosu. Produit par Ager Film.
L’aventure tragique de la construction du canal Danube-mer Noire appartient aussi à l’histoire du fleuve.
Adrian et Ninel se retrouvent côte à côte avec des détenus entassés dans des wagons de marchandises qui viennent d’arriver dans l’un des camps de travaux forcés du canal Danube-Mer Noire. Parmi les autres condamnés des enseignants, des avocats, des poètes, des philosophes, des paysans, des artistes, des scientifiques dont le régime communiste se méfie. Tous se rendent compte que ce travail a pour but de créer un lieu de souffrance organisée où il faut exterminer les indésirables et les opposants au régime communiste.
https://youtu.be/dXmduNc5Sb8

MARISCHKA, Ernst (1893-1963)
Sissi
Autriche, 1955, 102 mn

Le film mythique d’Ernst Marischka est une biographie romancée de la vie d’Élisabeth de Bavière, futur femme de l’empereur François-Joseph de Habsbourg.
Impossible de ne pas voir ce film au moins une fois dans sa vie pour le jeu et la beauté de Romy Schneider.

Romy Schneider incarnant le personnage de Sissi dans le film d’Ernst Marischka

MIKLÓS, Markos (1924-1920)
A Dunai Hajos
Hongrie, 1974, 99 mn
Une adaptation du roman de Jules Verne Le pilote du Danube.

MUNDRUCZÓ, Kornél (1975)
Delta
Hongrie, 2008, 92 mn

Scénario : Yvette Bíró, Kornél Mundruczó, Image : Mátyás Erdély, Montage : Dávid Janscó, Musique : Félix Lajkó, Coproduction : Proton Cinema, Essential Filmproduktion, ZDF/Das kleine Fernsehspiel, ARTE
À la mort de son père, un jeune homme taciturne retourne dans le village de son enfance, dans le delta du Danube, labyrinthe d’eau et de végétation coupé du reste du monde. Il fait alors connaissance de sa jeune sœur, dont il ignorait jusque-là l’existence. Bien que frêle et timide, celle-ci est décidée à quitter le village pour le rejoindre dans la cabane délabrée où son frère s’est retiré. Ensemble, ils entreprennent la construction d’une maison sur pilotis au milieu du Danube, comme au milieu de nulle part. C’est une véritable histoire d’amour qui se tisse au fur et à mesure, presque silencieusement entre eux. Mais cette relation incestueuse n’est pas du goût des autres habitants. Au cours d’un repas auquel les deux jeunes gens convient leurs voisins, ils se retrouvent confrontés à une réalité brutale.
Le cinéaste hongrois Kornél Mundruczó, diplômé de l’Université d’Art Dramatique et Cinématographique de Budapest (Színház-és Filmművészeti Főiskola), a  réussi un troisième long métrage d’une grande beauté. Tout à la fois paisible et sombre, servi par une mise en scène contemplative, il propose une relecture originale de la philosophie rousseauiste et questionne la liberté face au tabou universel qu’est l’inceste. L’interprétation elliptique et pleine de pudeur de Félix Lajkó et d’Orsolya Tóth (actrice fétiche du réalisateur hongrois) donne toute sa place au somptueux paysage du delta du Danube, traité dans ce film magnifique et d’un grand réalisme comme un personnage central à part entière.
Ce film a reçu le Grand Prix de la Fédération Internationale de la Presse Cinématographique au Festival de cannes (2008).

NAGHI, Gheorghe (1932-2019)
Alarmă în deltă (Alarme dans le delta)
Roumanie, 1975, 68 mn
Scénario Petre Luscalov et Gheorghe Naghi, production Casa de Filme Trei
Film d’aventure se déroulant en partie dans le delta du Danube. Voinicel (Sorin Vasiliu) et Azimioara (Dan Popescu), deux enfants d’un village du Delta, sont involontairement impliqués dans une série d’aventures dangereuses. Des criminels ont dérobé au Musée de Constanţa des pièces de collection avec lesquelles ils ont l’intention de traverser la frontière. Les jeunes détectives vont contrecarrer les plans des trafiquants. Gheorghe joue le rôle d’un mécanicien dans ce film.
https://youtu.be/dmWhQItMcKE

NOWOTNY, Franz (1949)
Exit-nur keine Panik (Sortie, mais pas de panique)
Autriche-RFA, 1980, 96 mn
Réalisateur et scénariste autrichien né à Vienne.
Ce film  de gangsters tragi-comique est devenu un film culte. Avec Hanno Pöschl (Kirchhoff), Paulus Manker (Plachinger), Isolde Barth (Gerti), Eddie Constantine (Poisgrard), Peter Weibel (Langner), Kurt Kren (Voyeur), Hans Georg Nenning…

PINTILIE, Lucian (1933-2018)
Un été inoubliable
France-Roumanie, 1994, 94 mn

Scénario d’après la nouvelle La salade de l’écrivain roumain Petru Dumitriu
Production MK2-Filmex Roumanie, 1994
Dans les années 20 le capitaine Dimitriu et sa famille sont mutés dans une garnison isolée en Dobrogée, de l’autre côté du Bas-Danube, sur la rive droite, en territoire bulgare occupé par les Roumains. Tandis que le capitaine reçoit l’ordre de prendre en otage des villageois et de les faire fusiller, sa femme se lie au contraire d’amitié avec eux.
Fable tragique anti-militariste historique et chronique intimiste sur fond de superbes paysages de la Dobrogée danubienne.
Le réalisateur et metteur en scène roumain Lucian Pintilie, né en Bessarabie, malmené par le régime communiste, s’exile en France après la censure de son deuxième film La reconstitution (1969). Pendant longtemps figure emblématique du cinéma roumain, Il revient dans son pays en 1990 et tourne Le chêne en 1992, Un été inoubliable (1994), Trop tard (1996), Terminus Paradis (1998), L’après-midi d’un tortionnaire (2001) et Niki et Flo (2003).

Lucian Pintilie, Un été inoubliable

PIŢA, Dan (1938), GRIGORESCU, Ioan (1930-2011)
Kira Kiralina

Roumanie, 90 mn, 2014
Adaptation cinématographique du roman éponyme de Panait Istrati, « Kira Kiralina » qui raconte l’histoire d’une belle et mystérieuse femme qui, aux côtés de sa mère, finit par vendre ses charmes aux hommes.
Le film a une aura orientale qui rappelle l’atmosphère magique des « Mille et Une Nuits ». Les héroïnes sont vues à travers les yeux de Dragomir, frère et fils des deux femmes. Plusieurs autres cinéastes se sont également inspirés de ce roman pour réaliser des longs métrages dont le hongrois Gyula Maár.
Avec Florin Zamfirescu, Iulia Dumitru, Stefan Iancu, Corneliu Ulici, Iulia, produit par Castel Film.

POPESCU, Mircea, D.
Salutare din Ada-Kaleh (Salutations d’Ada-Kaleh)
Roumanie, 1968

Documentaire sur l’île engloutie d’Ada-Kaleh

S-au deschis Porţile din Fier ale Dunǎrii (les Portes-de-Fer se sont ouvertes)
Roumanie-Yougoslavie, 1972

Documentaire sur l’histoire de la navigation et les aménagements du fleuve à la hauteur des Portes-de-Fer, les derniers pilotes des cataractes de l’ancienne Orşova, sur la disparition de l’île turque d’Ada-Kaleh et des autres villages noyés par les eaux du nouveau lac artificiel.
Commentaire final : « Les Portes de fer du Danube, jusque-là encloses, se sont ouvertes ».
https://youtu.be/uHFMPAFXOn0

PROHASKA, Reiner(1966), SCHMIDT, Carola (Autriche)
Boring River (Un fleuve ennuyeux)
Autriche, 2014
Documentaire
Un voyage artistique de l’artiste autrichien Reiner Prohaska, né sur les bords du Danube à Krems, à bord du  trimaran »MS Cargo » de Melk (Autriche) jusqu’à la mer Noire.
www.rainer-prohaska.net/cargo

QUEST, Hans (1915-1997)
Die Lindenwirtin vom Donaustrand (L’aubergiste de la plage du Danube)
Autriche-RFA, 1954, 91 mn
Musique de Hans Lang (1908-1992), compositeur de la musique du film Der Hofreit Geiger et de la chanson Mariandl.
Production Sascha-Film, Lux-Film Production
Comédie
Le village inconnu d’Arnstein dans la Wachau fête son nouveau débarcadère et attend avec impatience les premiers touristes. Une seule jeune femme descend du bateau pour rendre visite à son ancienne nurse. Helga qui étudie l’architecture d’intérieur à Vienne s’est séparée de son fiancé peu avant la fin de ses études et elle a maintenant besoin de s’éloigner de la grande ville. Mais son amie a elle-même des problèmes. Les affaires vont mal, elle est fortement endettée et l’auberge elle-même est délabrée. De plus elle est poursuivie avec une méchanceté acariâtre par un boucher local, car elle a non seulement refusé ses avances mais elle a aussi hérité de l’auberge du Tilleul. Celui-ci a racheté toutes les factures impayées de Thérèse et exige d’elle qu’elle le rembourse.
Lors d’une promenade, Helga est surprise par un orage et se réfugie dans une forêt. Celle-ci fait partie du domaine privé du château d’Arnstein et il est interdit d’y pénétrer. L’intendant du château n’est pas très content de voir Helga, mais il lui propose de venir au château où elle pourra faire sécher ses vêtements. La jeune employée du château, Rosl, est tout de suite enthousiaste, car Fred n’amène jamais de dame au château. Grâce à ses romans, elle imagine immédiatement une histoire d’amour romantique entre Fred et Helga. Dans l’après-midi, Fred ramène même Helga au village. Pendant que Thérèse tente d’obtenir un crédit auprès de la banque à Vienne, Helga transforme l’auberge. Elle reçoit l’aide surprenante de Fred qui fait venir tout le mobilier du château en prêt. De plus, il est tombé amoureux d’Helga. L’auberge est désormais aménagée mais les touristes manquent toujours à l’appel. Helga et Fred décident d’organiser une fête à Arnstein puisque c’est le 500e anniversaire de la construction du château. Il y aura finalement plusieurs jours de fête. Thérèse récolte enfin assez d’argent pour rembourser ses dettes.

Die Lindenwirtin vom Donaustrand d’Hans Quest, photo droits réservés

Les complications ne manquent pas : Jimmy, le neveu de M. Stone arrive à Arnstein avec deux amis et s’étonne de la disparition des meubles du château. Mais il se fait rapidement une amie en la personne de Rosl et tous deux finissent par se marier. Helga reçoit la visite inattendue de son ex-fiancé, le professeur Herdmenger qui essaie de la convaincre de partir avec lui à l’université d’Ankara en tant qu’assistante et se montre horrifié lorsque Helga affirme vouloir dans la Wachau. Il se doute qu’Helga a une relation avec Fred et tente de le persuader qu’il est un obstacle à la carrière d’Helga. Comme Fred lui-même a dû abandonner ses études d’architecture à cause de la Seconde Guerre mondiale et qu’il ne les a jamais terminées après la fin de la guerre, il renonce à Helga.
Mr. Stone arrive à Arnstein par surprise et s’arrête d’abord à l’auberge où il reconnaît tout son mobilier. Helga parvient à le convaincre de ne pas licencier Fred. Elle-même a décidé de quitter Arnstein. Lorsque M. Stone raconte à Fred combien Helga l’a défendu et que Thérèse rapporte également qu’Helga a mis le professeur Herdmenger à la porte de la maison, Fred court après Helga et se réconcilie avec elle. Il s’ensuit un double mariage : outre Rosl et Jimmy, qui veulent partir en Amérique, Helga et Fred se marient également. Tous deux partent à Vienne pour y travailler ensemble comme architectes.

RADEMANN, Wolfgang
Die Donauprinzessin (La Princesse du Danube), série télévisée allemande en 13 épisodes produite par Wolfgang Rademann et la ZDF, Allemagne, 1993
La comtesse et veuve Verena Schönwald (Gaby Dohm) et la propriétaire d’un château-hôtel près d’Arstetten, Julia Wandel, (Brigitte Karner) sont les deux égéries de la vie du capitaine Rick Reimers (Oliver Tobias), qui commande le Donauprinzessin et navigue désormais sur le Danube de Passau à Budapest après vingt années de croisières sur le Nil.

RADVÁNYI, Géza von (1907-1986)
Quelque part en Europe
Hongrie, 1947, 104 mn
Drame
Quelque part au bord du Danube en 1944. Des enfants, victimes de drames terribles, surgissent d’un peu partout. Ils maraudent pour vivre et mènent une existence à moitié sauvage, craignant autant leurs semblables que les adultes…
L’atmosphère sombre et lugubre du film, drame néoréaliste, avec des extraits de reportages terrifiants de l’après-guerre en Hongrie, évolue peu à peu grâce à la rencontre par les enfants, d’un chef d’orchestre original et bienveillant, réfugié dans une forteresse à demi en ruine.
Geza von Radványi est le frère de l’écrivain hongrois Sándor Márai.

REBIC, Goran (1968)
Donau, Dunaj, Duna, Dunav, Dunarea
Autriche, 2003 (France, 2004)

Réalisateur né en 1968 à Vršac en Voïvodine (Serbie).
Donau, Duna, Dunaj, Dunav, Dunarea, film d’inspiration poétique raconte le dernier voyage vers la mer d’un vieux bateau rouillé Le Danube, de Franz, son capitaine au mauvais caractère et de passagers singuliers.

Un équipage et des passagers hétéroclites et attachants...

Quand un jeune homme monte à bord avec le cercueil d’une femme et le désir d’exaucer ses dernières volontés, il n’a pas d’autre choix que de partir avec son vieux navire de Vienne vers la mer Noire. Un orphelin, un déserteur, un toxicomane et divers autres individus profondément déracinés font le voyage avec Franz, le jeune homme et le cercueil, un voyage de deux mille kilomètres vers l’est, où ils pourront peut-être trouver un foyer accueillant sur les rivages lointains du Danube.
http://youtu.be/dSXpcVER3cA

REED, Carol (1906-1976)
The Third Man (Le Troisième Homme)
Grande-Bretagne, 1950
Drame

Ce film culte, inspiré de la nouvelle au titre éponyme de Graham Greene (1904-1991), se passe à Vienne à l’heure de la guerre froide. Holly Martins voudrait comprendre comment un de ses amis, Harry Lime, qui l’avait invité pour un séjour, est mort. L’amie de Harry, Anna tente de l’en décourager. Holly apprend par la police britannique que son ami est un trafiquant de pénicilline. Celui-ci est vivant, une autre personne ayant été enterrée sous son nom. Holly Martins participe à sa poursuite dans les égouts de la ville. Cerné, Harry demande alors à son ami Holly de le tuer.

REINERT, Emile Edwin (1903-1953) et RODE, Alfred (1905-1979)
Le Danube bleu
France, 1938

L’action se passe dans un camp de tziganes. Anika est aimée du pauvre Sandor et du riche Féry. Elle aime Sandor mais accepte les cadeaux de Féry. D’où une jalousie violente entre les deux hommes qui un jour en viennent aux mains. Le lendemain, on retrouve Féry assassiné. Sandor est accusé du meurtre et chassé du camp. Anika, qui ne peut croire à sa culpabilité, se promet de découvrir le coupable. Elle a bientôt la preuve que le meurtrier est Rakos qui la courtise et a tué Féry par cupidité. C’est au tour de Rakos d’être chassé du camp. Il trouve en fuyant une mort dramatique. Anika recherche Sandor ; elle le retrouve chanteur aux Ambassadeurs de Budapest. Mais elle n’est pas venue seule. Toute la tribu est là qui obtient grand succès auprès du public du théâtre. Le directeur souhaiterait les engager tous, mais ils préfèrent leur liberté. Et accompagnés de Sandor, ils regagnent leur camp.
Sources :
Les fiches du cinéma 2001, La Cinémathèque française

REITZ, Edgar (1932)
L’histoire du tailleur Berblinger d’Ulm
Allemagne, 120 mn, 1979
Avec Tilo Pruckner, Vadim Glowna, Hannelore Elsner…
La « véritable » histoire tragi-comique du tailleur Albrecht Berblinger (1770-1829) qui conçut une machine volante à la fin du XVIIIe siècle. Son vol raté du 31 mai 1811, depuis la cathédrale d’Ulm se termina… dans le Danube où il fut secouru par des pêcheurs. Inventeur de génie, Berblinger, malgré le fait qu’il fut désormais pris pour un bonimenteur et dut quitter la ville, n’abandonna jamais son ambition de voler.

SAIZESCU, Geo (1932-2013 )
Le Bal du samedi soir (Balul de Sambata Seara)
Roumanie, 2010, 108 mn

SCHELL, Maximilian (1930-2014)
Légendes de la forêt viennoise
Autriche 1979

Acteur, cinéaste, scénariste et producteur autrichien, naturalisé suisse. Il fait partie des rares acteurs européens à avoir réussi à Hollywood.

SCHROETER, Werner (1945-2010)
Malina
Allemagne, 1991

Scénario d’Elfriede Jelinek
Déambulations d’une poétesse, partagée entre son mari, Malina, qui veille sur elle, et son amant, Ivan, dérouté par cette femme éprise de liberté. La solitude et ses obsessions la mèneront peu à peu vers la folie.

SCHULZ, Fritz (1896-1972) 
Gruß und Kiss aus der Wachau
Autriche, 1950, 95 mn
Production Viktoria Film Wien

Comédie d’après l’opérette du compositeur tchèque Jára Benes (1897-1949) sur un livret de Hugo Wiener et Kurt Breuer.
Trois jeunes et jolies Viennoises en âge de se marier, Anni, Resi et Franzi gagnent modestement leur vie en travaillant dans une fabrique de cigarettes. Devant la difficulté de trouver un mari  l’une d’elles a l’idée de glisser dans les paquets de cigarettes des invitations amusantes à l’intention des hommes, les invitant à se présenter à une prochaine fête de danse afin de faire plus ample connaissance. Trois jeunes hommes se présentent. Anni, Resi et Franzi se voient soudain confrontées à une concurrence non négligeable en la personne de Violet Hutton, une riche Californienne légèrement survoltée, qui n’est certes plus toute jeune mais qui a l’intention d’acheter un château dans la Wachau. Elle ne séduit pas l’un des jeunes hommes mais le père de l’un d’eux qui présente l’avantage d’avoir déjà un château à vendre. Un final en Happy end permet à chacune des quatre femmes de séduire l’homme de ses rêves.
Avec Waltraut Haas, Marian Schönauer, Nina Sandt, Gretl Schörg, Rolf Wanka, Louis Soldan…

SELLNER, Rudolf (1905-1990)
Die Bernauerin
Allemagne, 1958, 105 mn

Drame, téléfilm
Scénario de Carl Orff. Avec Maximilian Schell, Margot Trooger, Hans Clarin, Rolf Castell…

SIDNEY, George (1916-2002)
Le Danube rouge (The red Danube)
États-Unis, 1954, 119 mn
Production MGM

Drame
Musique du compositeur hongrois émigré aux USA Miklós Rózsa (1907-1995)
Avec Walter Pidgeon, Ethel Barrymore, Janet Leigh, Peter Lawford…

The red Danube de George Sidney, 1954

SCHWARZENBERGER, Xaver (1946)
Tafelspitz
Allemagne-Autriche, 1993, 99 mn
Production  Wega Film / TV 60 Filmproduktion / Iduna-Film.
Cette comédie est tournée en partie en Wachau (Krems-Stein, Rossatz, Weissenkirchen, Spitz…). Avec Christiane Hörbiger, Annika Pages, Jan Nikklas, Otto Schenk, Fritz Eckhart, Lotte Ledl.
Xaver Schwarzenberger a été le directeur de la photographie de plusieurs films de Reiner Werner Fassbinder dont Lili Marleen et Berliner Alexanderplatz.

SCHWEIKART, Hans (1895-1975)
An der schönen blauen Donau, La princesse du Danube bleu (titre français)
Autriche, 1955, 90 mn (noir et blanc)
Avec Hardy Krüger, Nicole Besnard, Paul Hörbiger, Renée Saint-Cyr, Jean Wahl…
Musique de Franz Grothe (1928-1982), un des compositeurs (musique de films) et chef d’orchestre les plus populaire de son temps.
Le jeune roi d’un royaume moderne doit prendre épouse avant ses vingt ans. Il déclare qu’il choisira une bourgeoise mais une rencontre fortuite avec une princesse autrichienne ruinée lui fera changer d’avis.

SEMJAN, Štefan (1960)
Na krásnom modrom Dunaji (Sur le beau Danube bleu)
Tragicomédie, Slovaquie, 1994, 123 mn
Production Slovenský filmový ústav Bratislava, Slovenská televízia Bratislava, JMB Film & TV 
Premier film du réalisateur slovaque  Štefan Semjan.
Une comédie contemporaine loufoque post révolution de 1989 en compagnie de trois amis bohèmes et insouciants, dont l’excitation pour des aventures à la limite de la loi, des divertissements effrénés, la liberté sexuelle, la joie des choses sans importance, les conduiront jusqu’à tenter de voler un célèbre tableau d’Andy Warhol lors d’une exposition à Bratislava.

STEINWENDNER Kurt (1920-1972)
Wiennerinen-Schrei nach Liebe (Viennoises – cri d’amour)
Autriche, 1952

Réalisateur autrichien le plus important des années 1950-1960. Son premier film Der Rabe (Le corbeau), réalisé avec Wolfgang Kudrnovsky est considéré comme le premier film expérimental autrichien après la seconde guerre mondiale.
« Un des épisodes du film se déroule dans le cadre désolé du port viennois du faubourg d’Albern où se noue une relation triangulaire entre un capitaine de bateau du Danube, une prostituée au prénom d’Olga et un proxénète. La désolation des entrepôts d’Albern est un cadre exceptionnellement en symbiose avec l’histoire, d’une grande tristesse. Pourtant, même dans cette production en marge, le fleuve autorise finalement les protagonistes à un voyage fluvial en forme de vague happy end. »1
Pierre Burlaud, Danube-Rapshodie, Images, mythes et représentation d’un fleuve européen, Partage du savoir, Éditions Grasset/Le Monde, Paris, 2001

STEMMLE, Robert, Adolf (1903-1973)
Donauschiffer (LesBateliers du Danube)
Production Wien-Film GmbH
Allemagne – Autriche, 1940

Réalisateur et scénariste allemand
Drame sentimental
Avec le grand acteur hongrois Pál Jávor (1899-1979)
Les Bateliers du Danube, a pour théâtre le cours du fleuve entre Vienne et la mer Noire. L’équipage du vapeur Fortuna joue les rôles principaux, un équipage bigarré, cosmopolite, une cuisinière roumaine, des machinistes hongrois, mais sous les ordres d’un capitaine germanophone. L’entente est plutôt cordiale. Au gré des différentes escales, Budapest, Belgrade, Braïla et Sulina, des personnages inattendus montent à bord ou quittent le navire, chacun avec ses attentes, ses roueries, parfois sa cocasserie…
Quiproquos, ruses, tensions. Des conflits se nouent, qui peuvent devenir aigus, mais – comédie oblige – s’évanouissent comme par enchantement. »
Ce merveilleux vieux film est comme une métaphore de l’histoire de l’empire austro-hongrois et des peuples qui bordent les rives du Danube.1
Pierre Burlaud, Danube-Rapshodie, Images, mythes et représentation d’un fleuve européen, Partage du savoir, Éditions Grasset/Le Monde, Paris, 2001 

Donauschiffer

Donauschiffer (Les bateliers du Danube) de Robert Stemmle, 1940

SIDNEY, George (1916-2002)
The Red Danube, (Le Danube rouge),
États-Unis, 1949
Comédie dramatique.Le film est basé sur la nouvelle Vespers in Vienna (1947) de l’écrivain Bruce Marshall. George Sidney est aussi l’auteur des Trois mousquetaires et de Scaramouche.

SZÉCHELY, István (Steve, 1899-1979)
Duna-parti randevú
Hongrie, 1936, 65 mn

Réalisateur hongrois émigré aux USA
Comédie

TECHYNSKYI, Oleksandr (1979)
Delta
Ukraine/Allemagne, 82 mn, 2017
Production MaGiKa Film Company, faktura film, Honest Fish Documentary Stories
Chronique naturaliste (documentaire) tournée dans la partie ukrainienne du delta du Danube (bras septentrional de Kilia) par un réalisateur originaire de Dnipetrovsk. Oleksandr Techynskiy, auparavant assistant médical puis photographe, est l’un des trois co-réalisateurs d’All Things Ablaze (2014), probablement le meilleur film qui ait été fait sur la Révolution de Maïdan.

Le réalisateur donne dans son dernier film, le rôle principal au delta du Danube ce qu’accentue  ses images sans musique, filmant à la mauvaise saison (fin d’automne-début du printemps) le travail quotidien, la vie, les coutumes et les croyances de cette petite communauté vieillissante de pêcheurs et d’agriculteurs (grands fumeurs et grands buveurs devant l’éternel) de ce labyrinthe aquatique de cette région oubliée de l’Europe et désertée par les jeunes où l’hiver est craint et où certains rêvent encore d’attraper miraculeusement un dernier esturgeon Beluga.

TERZIEV, Ivan (1934-2021)
Silna voda
Bulgarie, 1975, 85 mn
Drame
Scénario de Boyan Papasov d’après la nouvelle « Silna Voda » de Gencho Stoyev.
Une petite ville bulgare au bord du Danube souffre paradoxalement d’une pénurie d’eau potable. Des forages ont été entrepris dans l’espoir de découvrir une puissante source souterraine mais les recherches restent infructueuses. Tant l’équipe de forage que les habitants le comprennent. Le maire refuse de faire dépolluer l’eau du fleuve et encourage l’équipe du forage à mentir. En faisant semblant de travailler, les ouvriers ne font que perdre leur  temps. L’un deux, Chiko, lassé du mensonge, vend la mèche et s’oppose à son contremaître. Il exige aussi que ses collègues fassent de même et réussit grâce à sa foi inébranlable.
Le film se caractérise par des conflits et des tensions interpersonnels. Le Danube qui s’écoule à proximité toujours de la même manière, représente l’élément stable face aux conflits et aux tensions entre les êtres humains.

WOLFF, Hans (1911-1979)
Der Hofrat Geiger
Production Willy Forst Film
Autriche, 1947, 93 mn, sortie française sous le titre de « Coeurs de Vienne« , 1949
Comédie

Réalisateur, scénariste et acteur allemand.
Ce film en noir et blanc basé sur la comédie musicale du même nom de Martin Costa célèbre l’atmosphère et les paysages du Danube dans sa traversée de la Wachau. Avec le légendaire Hans Moser, Paul Hörbiger, Maria Andergast, Waltraut Hass…

Sources :
BURLAUD, Pierre, Danube-Rapshodie, Images, mythes et représentation d’un fleuve européen, Partage du savoir, Éditions Grasset/Le Monde, Paris, 2001
DEWALD, Christian, LOEBENSTEIN, Michael, SCHWARZ ,Werner Michael ((Herausgegeben von), Wien im Film, Wien Museum, Czernin Verlag, Wien, 2010
MACHU, Franck, Un cinéaste nommé Cousteau : Une oeuvre dans le siècle, Éditions du Rocher, 2011
MILLER, Matthew D., « Bottled Messages for Europe’s Future? The Danube in Contemporary Transnational Cinema », in MITTERBAUER, Helga, SMITH-PREI, Carrie, Crossing Central Europe, Continuities and Transformations, 1900 and 2000, University of Toronto Press, Toronto, 2017
https://www.jstor.org/stable/10.3138/j.ctt1whm94t.13

RÎPEANU, Bujor T., Filmat în România, Un repertoriu filmografic 1911-1969, Éditions Fundaţiei Pro, Bucureşti, 2004
TUŢUI, Marian, Ada-Kakeh sau Orientul scufundat, Noi Media Print, Bucureşti, 2010
films.oeil-écran.com

Eric Baude, mis à jour septembre 2022, pour Danube-culture © tous droits réservés

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