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La restauration de la forteresse médiévale de Saint Ladislas, surnommée également « Le donjon de Coronini », sur une colline de la rive gauche roumaine du Danube, est désormais achevée après neuf année de travaux conséquents. Il s’agit de l’un des monuments historiques les plus remarquables de l’entrée des Portes-de-Fer avec la forteresse de Golubac sur la rive méridionale.

La défense du « donjon de Coronini », construit au XVe siècle, sous le règne de Sigismond de Luxembourg (1368-1437), roi de Hongrie, de Bohême et empereur du Saint Empire romain germanique (1411-1437), à l’emplacement d’une place forte dace, a d’abord été confiée à des chevaliers teutoniques. Elle constituait un maillon essentiel du système défensif du royaume de Hongrie et a de ce fait joué un rôle essentiel dans la protection des frontières et de la chrétienté face aux conquêtes ottomanes.
Le projet de restauration financé en particulier par des fonds européens, a pris en compte non seulement la sauvegarde des remparts mais a eu pour objectif de faire de la de la forteresse un lieu où dialoguent architecture médiévale et contemporaine. C’est pourquoi, après la restauration des remparts et du donjon principal, des structures et des passerelles métalliques sont venues compléter l’édifice d’origine.
Les plateformes d’observation offrent un panorama spectaculaire sur le Danube, le rocher de Babakaï, la forteresse serbe de Golubac (rive droite), le village de Coronini et l’entrée des défilés des Portes-de-Fer. Le site qui est équipé d’un dispositif de mise en lumière, doit accueillir également plusieurs événements culturels pendant la saison touristique.
Danube-culture, © droits réservés, mis à jour juin 2026