Vienne et le Danube : attraction et répulsion ou une relation schizophrénique

Vienne est avec Bratislava (Slovaquie), Budapest (Hongrie) et Belgrade (Serbie), l’une des quatre capitales qui se trouvent au bord du Danube ou que le fleuve traverse.
La relation de la capitale autrichienne et de ses habitants avec celui-ci est compliquée, ressemblant à une sorte de jeu d’attraction-répulsion. Se dessine à travers l’histoire de la ville un lien au fleuve intime mais schizophrénique où se mêlent fascination, angoisse, admiration, répulsion, incompréhension, reconnaissance et exaspération.
Chacune des quatre capitales que le Danube baigne, entretient par ailleurs un rapport au fleuve singulier.

« Mélange (prononcé mélannche), ce mot qui désigne le café viennois à la crème, c’était, en ce fin-de-siècle, le mot-clef de la ville entière ; galimafrée de races où déjà la germanique disparaissait sous la cohue slave, turque, juive, ruthène, croate, serbe, roumaine, galicienne ou dalmate. Et les Autrichiens, jusque-là souffre-douleur des plaisanteries bismarkiennes, commençaient à devenir les arlequins d’une sorte de Mardi Gras oriental, dont la capitale constituait le décor permanent.

    Ce carnaval durait d’un bout de l’année à l’autre, à peine interrompu par une deuil de Cour, par une bronchite de l’Empereur, ou par l’écho, dans une des casemates voûtées où était tapie la plus vieille administration du monde, de quelque coup de feu mettant fin à la fin carrière d’un haut fonctionnaire surpris en flagrant délit d’espionnage au profit du tzar.

   Habitée par cent peuples, Vienne 1900 ne se divisait qu’en deux univers : les admis au Palais, les hoffähig, et les exclus. »

Paul Morand, « Vienne 1895 », Fin de siècle, L’imaginaire Gallimard, Paris, 1963, p. 11 

« On lit sur un panneau de signalisation à l’entrée de Nußdorf, un quartier périphérique de Vienne au bord du Danube : « Dernière métropole danubienne, avant d’arriver à Budapest ». Seul un Viennois peut avoir écrit cette phrase. Le viennois est en effet méchant, il est fâché contre tout, bien évidemment la plupart du temps avec lui-même et la haine est par conséquence sa vertu préférée. Mais si il y a quelque chose que le Viennois déteste encore plus que lui-même et les autres habitants de sa ville défigurée par les cacas de pigeons c’est l’eau. Il n’y a rien que le Viennois abhorre plus que l’eau ! »

Andreas Dusl, « Wien am Inn », Ein etymologischer Essay, Das Wiener Donaubuch, Ein Führer durch Alltag und Geschichte am Strom, Édition S, Wien, 1987, p. 133

Il est vrai que le Danube avec ses inondations répétitives, a fait payer par le passé à la capitale autrichienne et à sa population des quartiers riverains comme celui de Léopoldstadt (mais c’est aussi le cas pour Budapest et d’autres villes danubiennes) un lourd tribut en vies humaines.

Un grand moment de l’histoire de l’empire d’Autriche et du Danube viennois : l’accueil de Sissi au débarcadère de Nußdorf par son fiancé l’empereur François-Joseph le 22 avril 1854

C’est une des raisons, avec la volonté d’améliorer la navigation et par conséquence de faciliter le transports des marchandises et des passagers, pour laquelle son cours a été sévèrement détourné, rectifié, canalisé, éloigné d’une ville dont la périphérie s’étend aujourd’hui de part et d’autre d’un fleuve métamorphosé et qui ne ressemble guère à celui d’il y a moins de deux siècles.

Autre grand évènement de l’histoire du Danube viennois : l’inauguration du Danube canalisé en 1875

Le Danube a été endigué sur la presque totalité de son parcours autrichien à trois exceptions près et ne retrouve provisoirement sa liberté qu’en aval de Vienne et ce jusqu’à Bratislava. La partie exclusivement autrichienne de ce tronçon naturel faillit pourtant, elle aussi disparaître, avec le projet de construction d’une gigantesque centrale hydroélectrique à la hauteur de la petite cité médiévale de Hainburg (rive droite, km 1884) dans les années 1980. Ce projet fut heureusement abandonné après la mobilisation de la population et des écologistes. Le fleuve peut arroser, entre les deux capitales, distantes d’environ 60 km, le magnifique territoire du Parc Naturel des Prairies Alluviales Danubiennes, situé principalement situé sur la rive gauche.

Dans le Parc National des Prairies Alluviales Danubiennes, photo © Danube-culture, droits réservés

La capitale impériale n’a jamais fait vraiment confiance au grand fleuve. Elle s’en est prudemment éloignée ou plutôt ses responsables se sont obstinés à éloigner le fleuve de son coeur par de gigantesques travaux d’aménagement, en particulier au XIXème siècle, époque où Vienne connait quelques-unes des inondations les plus catastrophiques de son histoire. Seul un Danube au cours principal canalisé, de bateaux de croisière et de ports de plaisance bétonnés, de production d’énergie et de transport fluvial, traversé par des ponts, ferroviaires, routiers et autoroutiers, fleurtant avec les hautes tours du nouveau quartier de Kaisermühlen sur la rive gauche, frôle désormais la capitale.  

Un rare petit oasis de poésie sur la rive droite du fleuve viennois, en amont de la centrale hydroélectrique de Freudenau, photo © Danube-culture, droits réservés    

Vienne et ses habitants, comme la plupart des citadins, apprécient pourtant la présence du fleuve et celle de la nature mais sous une forme domestiquée, apaisée, apprivoisée. Le visiteur qui y arrive pour la première fois ne peut être que surpris et dérouté lorsqu’il cherche le Danube sur un plan du centre ville. C’est le Donaukanal qu’il rencontre, un ancien bras du fleuve sévèrement urbanisé (un nouveau projet d’aménagement est en cours) et bordé de nombreux bâtiments historiques, de pistes cyclables (une grande réussite viennoise !), de routes et d’autoroutes, de murs tagués, de cafés en tous genres aux larges terrasses, de petits jardins alternatifs, d’embarcadères, d’un bateau piscine, de rives encore une fois goudronnées, du réseau du métro et de quais bruyants sacrifiés aux voitures et, en s’éloignant vers l’aval, toujours bordé de routes et de pistes cyclables, d’une ribambelle colorée de cabanes de pêcheurs qui adoucissent la sévérité du paysage urbain. C’est dans ce canal que se jette la Vienne (Die Wien), cette petite rivière qui descend joyeusement des collines boisées des environs de la capitale, de la « Forêt viennoise » (Wienerwald) et qui a offert son nom à la ville. Entièrement canalisée,  elle se jette dans le Donaukanal à la hauteur du bâtiment Urania, construit en 1910 par un élève d’Otto Wagner, Max Fabiani (1865-1962) et dont le nom rappelle qu’il est aussi, avant d’être un cinéma et un café, un laboratoire astronomique. 

L’immeuble Urania domine le confluent de la Vienne avec le Danube, photo © Danube-culture, droits réservés

Bras principal du fleuve au Moyen-Âge, longtemps fréquenté par les bateliers et leurs embarcations ainsi que par les pécheurs puis devenu par la suite secondaire et dénommé « Petit Danube », ce canal a été aménagé pendant les années 1870-1874 pour protéger la ville, à la suite des graves inondations de 1862.

L’autre Danube est ailleurs !
De nombreux indices de sa présence sont certes visibles mais le bras principal lui-même est bien invisible au coeur de la ville. Ce ne sont que le grand parc très fréquenté du Prater et certains quartiers périphériques industriels, encore populaires, qui voisinent ainsi sur la rive droite avec lui. Mais même du Prater, désormais amputé, on ne l’aperçoit guère aujourd’hui sauf si l’on choisit de faire un tour de la célèbre grande roue ou des manèges plus récents dont les nacelles montent et descendent à une vitesse vertigineuse. 

Carte du Prater et de la ville en 1830 ; un Danube au cours encore sinueux

Le Danube à Vienne se conjugue au pluriel

Le Danube lui même ou bras principal (navigation de croisière, transport fluvial et installations portuaires, promenades, pistes cyclables…)

Le Nouveau Danube (loisirs nautiques, baignades, plages, pistes cyclables, promenades…), séparé du Danube par l’île artificielle du Danube (Donauinsel) avec une réplique de phare, qui commence en amont de Vienne, au km 1938,10 et finit  en aval au km 1915,8 à la hauteur du Parc National de la Lobau.

La trilogie Danubienne viennoise actuelle : le Danube, le Nouveau Danube, à droite du fleuve séparé de celui-ci par l’île du Danube (Donauinsel), le bras mort du Vieux Danube en forme d’arc-de-cercle avec ses deux îles. Le canal du Danube serpente dans la ville (à gauche) et longe le Prater, source Wikipedia, 2011

Le bras mort du Vieux Danube (loisirs nautiques, baignades, pêche, plages, parc aquatique, promenades) avec ses deux îles, Großer Gänselhäufel et Kleine Gänsehäufel

Le Donaukanal ou « Canal du Danube », seul élément fluvial avec la Wien à trouver réellement sa place au centre de la ville.

Vue du « Petit Danube » avant sa transformation en canal et du pont Ferdinand, 1828, peinture de C. L. Hoffmeister, collection Musée de la Ville de Vienne

Un ersatz de fleuve ?
Le grand fleuve impérial d’autrefois, « découpé » et aménagé, méconnaissable, ne serait-il plus qu’une succession de mythes, de souvenirs et d’images littéraires éloignées de la réalité, un arrière-plan de cinéma, un décor de théâtre et de festivals, une suite de valses, une île et des plages artificielles, des bases de loisirs aquatiques, des quais tristes et bétonnés, des installations portuaires en périphérie, des succession d’entrepôts, d’usines hydroélectriques aux écluses gigantesques, des autoroutes, des ponts, un parc national piégé sur la rive gauche dans l’environnement urbain où subsistent quelques souvenirs des guerres napoléoniennes et un canal abandonné  où des enfants viennois en « classe verte » visitent des expositions sur la biodiversité et tentent de se réconcilier avec la nature, un réseau impressionnant de pistes cyclables, des chemins ou des allées de jogging très fréquentées, un espace naturiste (FKK) ? Le Danube ne servirait-il plus que de faire-valoir à un tourisme fluvial pour visiteur pressé de rejoindre on ne sait quel ailleurs ?

Que reste t-il de l’esprit du Danube d’autrefois à Vienne ? Rien ou si peu ! Ce qu’on voit désormais c’est un ersatz du fleuve sauvage d’autrefois, un Danube urbain corrigé par la main prométhéenne de l’homme. Amoureux du Danube, passez votre chemin sans vous arrêter à Vienne !

Rive droite : un Danube fonctionnel aménagé et malheureusement urbanisé à outrance, photo © Danube-culture, droits réservés

Le Danube viennois est peut-être le moins esthétique, le moins romantique des Danube autrichiens. Même à Linz celui-ci a meilleure allure, exception faite des rives conquises par le port industriel et les industries métallurgiques de la rive droite.
Le Danube viennois peut se contempler à la rigueur d’en haut des 484 m du Kalhenberg, des 425 m du Léopoldsberg ou des 542 m du Hermannskogel. Mais sur les quais monotones et bétonnés, le Danube est-il encore un fleuve ? Oubliés les paysages harmonieux en amont de la capitale et le Danube des belles Strudengau, Nibelungengau ou Wachau.

À Vienne, Le Danube n’est décidément plus le Danube !

Les nouveaux quartiers de la rive gauche (Kaisermülhen) et au premier plan l’île du Danube. Bien peu d’originalité dans les nouveaux aménagements de l’île et de la rive gauche. photo © Danube-culture, droits réservés

Le dernier bac viennois transportant des voitures relie Klosterneuburg à Korneuburg, photo © Danube-culture, droits réservés

Un bac pour changer de rive et d’atmosphère ?
On peut encore de nos jours, ô bonne surprise, traverser le Danube avec un dernier bac accessible aux voitures en amont de Vienne, de Klosterneuburg à Korneuburg. La petite route qui y amène circule dans un environnement de résidences secondaires parfois croquignolesques mais toujours bien entretenues, perchées sur des pilotis, inondations obligent ! Le bac à fil à l’allure typique, est évidemment aussi très apprécié des cyclistes et autres randonneurs qui sillonnent à vive allure les bords aménagés du fleuve en particulier le weekend.

Eric Baude, révisé le 29 septembre 2019, © Danube-culture,  droits réservés


Lectures viennoises…

La liste ci-dessous n’est évidemment pas exhaustive tant les littératures viennoises et sur Vienne sont abondantes.

Au Prater
« Le Prater, que je n’ai vu que lorsqu’il était dépouillé de sa verdure, n’avait pas perdu pour autant toute ses beautés ; les jours de neige surtout, il présente un coup d’oeil charmant, et la foule venait de nouveau envahir ses nombreux cafés, ses casinos et ses pavillons élégants, trahis tout d’abord par la nudité de leurs bocages. Les troupes de chevreuils parcourent en liberté ce parc où on les nourrit, et plusieurs bras du Danube coupent les îles, les bois et les prairies. À gauche commence le chemin de Vienne à Brünn. À un quart d’heure de lieue plus loin coule le Danube (car Vienne n’est pas plus sur le Danube que Strasbourg sur le Rhin). Tels sont les Champs-Élysées de cette capitale. »

Gérard de Nerval (1808-1855), Vienne, Récit, Éditions Magellan, Paris, 2010.

G. de Nerval séjourne à Vienne du 19 novembre 1839 au 1er mars 1840. Il a trente ans. Il arpente la ville, son centre, ses parcs dont le fameux parc du Prater, va au spectacle, fait des rencontres et s’aperçoit qu’on le surveille dans ses moindre allées et venues !

« Le Danube était un fleuve gris, plat et boueux qui traversait très loin de là le second Bezirk1, la zone russe où gisait le Prater écrasé, désolé, envahi d’herbes folles au-dessus duquel la Grande Roue tournait lentement parmi les fondations des manèges de chevaux de bois, semblables à des meules abandonnées, de la ferraille rouillée de tanks détruits que personne n’avait déblayés et d’herbes brûlées par le gel aux endroits où la couche de neige était mince. »
1 Bezirk, arrondissement de Vienne
Graham Greene, Le Troisième Homme, Éditions Robert Laffon, Paris, 1950

« Vivre et laisser vivre, telle est la sagesse de Vienne, tolérance libérale qui peut tourner à l’indifférence cynique, comme disait Alfred Polgar à « Mourir et laisser mourir. » Le cimetière Biedermeier de Sankt Marx est complètement à l’abandon. Sur les tombes dévorées de rouilles, les ornements de fer partent en morceaux et les inscriptions s’effacent, l’adjectif « éternels » accompagnant le mot « regrets » se dissout dans l’oubli. C’est une forêt d’anges sans tête, avec une végétation envahissante qui recouvre les sépulcres, des stèles prises dans la jungle : un ange au flambeau renversé et portant la main à la tête en signe de douleur indique la tombe où on avait enseveli Mozart : les chrysanthèmes qu’une main a déposé sur ce modeste cénotaphe sont tout frais…. »

Les Bains de Diane au bord du Canal disparus…
« Cette énorme bâtisse longeant le canal du Danube, au n° 95 de l’obere Donaustrasse, est le siège d’I.B.M. Une plaque, à l’entrée principale, rappelle que c’est à cet endroit, dans les locaux des bains de Diane, qui aujourd’hui n’existent plus, que Johann Strauss (fils) a exécuté pour la première fois, le 15 février 1867, Le beau Danube bleu.

Les Bains de Diane au bord du bras du Danube transformé ultérieurement en canal, gravure de l’époque

Les bains de Diane étaient certainement plus attrayants que cette espèce de grosse boite, mais les calculatrices et les cerveaux électroniques installés à présent dans cet ancien temple de l’éphémère, dans lequel toute une civilisation demandait à la légèreté d’écarter la tragédie ne troublent pas le tournoiement de cette valse qui, comme l’a génialement vu Stanley Kubrik dans 2001 Odyssée de l’espace, exprime l’unisson du rythme et du souffle des mondes… »
Claudio Magris, « Odyssée de l’espace », in Danube, Éditions Gallimard, Paris, 1988

« Le Danube n’est pas bleu (décidément !), comme le voudraient les vers de Karl Isidor Beck qui ont inspiré à Johann Strauss le titre séduisant et mensonger de sa valse. Le Danube est blond « a szöke Duna », comme disent les Hongrois, mais ce blond est une galanterie magyare ou française : Le beau Danube blond, l’appelait Gaston Lavergnolle en 1904. Moins exalté, Jules Verne avait envisagé d’intituler un de ses romans Le Beau Danube jaune. Jaune de boue — car l’eau se trouble au bas de cet escalier… »
Claudio Magris, Danube, Éditions Gallimard, Paris, 1988

Sur Vienne…

ALTENBERG, Peter, Nouvelles esquisses viennoises, Éditions Actes Sud, Arles, 1994

BORSI, Franco et GODOLI, Ezio, Vienne, architecture 1900, Éditions Flammarion, Paris, 1985

CANETTI, Elias, Écrits autobiographiques, Éditions Albin Michel, Paris, 1998

GREENE, Graham, Le Troisième Homme, Éditions Robert Laffont, Paris, 1950

JANIK, A. et TOULMIN, S., Wittgenstein, Vienne et la modernité, Perspectives critiques, Éditions PUF, Paris, 1981

JELINEK, Elfrida, La Pianiste, Éditions J. Chambon, Paris, 1989

JESENSKA, Milena, Vivre, Éditions Lieu commun, Paris ?, 1985

KAFKA, Franz, Oeuvres complètes, Bibliothèque de la Pléiade, Éditions Gallimard, Paris, 1976

KRAUS, Karl, Dits et contredits, Éditions Champs libres, Paris, 1975

LANDER, X. Y., Vienne, Collection Points Plan Planète, Éditions du Seuil, Paris, 1989

LERNET-HOLENIA, Alexander, Le comte Luna, Christian Bourgeois éditeur, Paris, 1994

LEMAIRE, Gérard-Georges (textes choisis et présentés par), Le goût de Vienne, Éditions du Mercure de France, Paris, 2003

MAGRIS, Claudio, Le Mythe et l’empire dans la littérature autrichienne moderne, Éditions de L’Arpenteur, Paris, 1991

MAGRIS, Claudio, Danube, Éditions Gallimard, Paris, 1988

MUSIL, Robert, L’homme sans qualités, Éditions du Seuil, Paris, 1957

POLGAR, Alfred, Théorie des cafés, Tome 2, Éditions Eric Koehler/Éditions de l’IMEC, Paris, 1997

ROTH, Joseph, Conte de la 1002ème nuit, Éditions Robert Lafont, Paris, 1956

ROTH, Joseph, La crypte des capucins, Éditions du Seuil, Paris, 1983

SCHORSKE, Carl E., Vienne fin de siècle, politique et culture, Éditions du Seuil, Paris, 1983

VON DODERER, Heimito, Les Démons, L’Étrangère, Gallimard, Paris, 1965

WORTHLEY MONTAGU, Lady, Lettres d’ailleurs, Éditions José Corti, Paris, 1997

ZWEIG, Stefan, Pays, villes, paysages, écrits de voyage, Éditions Belfond, Paris, 1996

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nec nunc massa non diam leo.