Le Danube et l’espace danubien…

« L’Océan et Téthys engendrèrent les Fleuves à l’onde tourbillonnante : Le Nil, l’Alphée, l’Eridan qui bouillonne, le Strymon, le Méandre, l’Istros [le Danube] au cours magnifique… »
Hésiode

Nous vous souhaitons la bienvenue sur la page d’accueil de danube-culture.org, un site en langue française consacré au deuxième plus grand fleuve du continent européen.

Ce site aborde le fleuve dans une perspective holistique : on y parle d’histoire, de littérature, d’ethnologie, d’environnement, de navigation, de climatologie, de destins liés au Danube, d’hydrographie, d’îles, d’oiseaux, de poissons, de musique, de cuisine et de vins, de croisières, de cinéma, de festivals, de littérature, de souvenirs, de mythologie, de savoirs et savoir-faire, de légendes… L’une d’elles, parmi les plus connues ne raconte-t-elle pas que Jason et ses compagnons auraient remonté le Danube au retour de leur périlleuse expédition pour la conquête de la Toison d’or, de l’une de ses bouches jusqu’au-delà des Portes-de-Fer ?

Seul fleuve européen important à se diriger dans un axe général d’ouest en est, il a une double naissance, à la problématique non encore tout à fait résolue, en Forêt-Noire. Il traverse le continent au gré des reliefs qui lui dictent son chemin pour se jeter, en se partageant en trois grands bras et de multiples ramifications secondaires, par un grandiose delta, prodigue en biodiversité, dans la mer Noire, une mer fermée appartenant à part égale à l’Asie et à l’Europe.

Le Danube est, sur de nombreux des aspects un fleuve fascinant et au destin complexe. Son histoire commence longtemps avant que les hommes ne viennent peupler et coloniser son delta, ses rives puis son bassin.

Le Danube et les hommes

On trouve sur les rives du Danube des témoignages de la présence humaine parmi les plus anciens du continent européen. Plusieurs représentations féminines et mythiques de la préhistoire dites Vénus symbolisent le lien intime des hommes avec le fleuve dès le Paléolithique comme la Vénus de Hohle Fels découverte en 2008 dans une grotte du Jura souabe, près d’Ulm (Allemagne), sculptée dans de l’ivoire de mammouth et datée d’env. 35 000- 40 000 ans av. J.-C., celle de Galgenberg ou « Fany von Galgenberg« , statuette en serpentine verte trouvée en 1988 à Strautzing, près de Krems, dans la Wachau (Autriche), datée de plus de 32 000 ans avant J.-C., la Vénus de Willendorf, découverte en 1908 à Willendorf (Wachau), divinité fluviale aux formes généreuses de l’époque glaciaire (entre 30 000 et 20 000 avant J.-C.) en calcaire et leur cadette Nefertiti, découverte sur l’extraordinaire site archéologique de Vinča (Serbie), lieu sur lequel les hommes s’étaient installés dès la première période du Néolithique moyen, époque que  le poète romain Ovide a appelé plus tard « l’âge d’or du genre humain ». Tout comme celui de Vinča, le site serbe encore plus ancien de Lepensky Vir (9500 – 6200 av. J.-C.) témoigne également du haut degré de savoir faire de ces premières civilisations danubiennes et de leur lien avec le fleuve.

Les premiers navigateurs à s’aventurer sur le delta du Danube seraient les Phéniciens suivis des Égyptiens et des Grecs.

Longtemps après s’installent sur les rives danubiennes les Thraces, les Scythes, les Grecs, les Macédoniens, les Ylliriens, les Celtes dont la langue pourraient être à  l’origine du nom de Danube, puis les Romains qui font du fleuve une de leurs principales frontières, leur « Limes », contre les barbares ainsi qu’un axe commercial et de communication. Leur flotte militaire, adaptée au contexte fluvial, stationne près des garnisons réparties le long du Danube.

S’implantent ultérieurement des tributs que le bassin danubien occidental séduisait tout autant : Huns, Avars, Magyars, Germains, Slaves, Francs, Tsiganes, et autres peuplent venus des steppes et d’autres continents. Puis, à la fin de l’empire byzantin et des deux empires bulgares, leurs succèdent à l’est tout d’abord les Mongols puis les Ottomans aux velléités de conquêtes européennes. Ils avancent et s’étendent vers l’ouest. Les Ottomans seront difficilement repoussés trois siècles plus tard et à plusieurs reprises par des coalitions d’armées catholiques venues prêtées main forte aux troupes de l’empire menacé des Habsbourg. Tous comme les Romains, les Ottomans avaient bien compris les intérêts stratégiques et économiques de maîtriser la navigation sur le Danube et s’y emploient avec succès. Ils s’appuient pour leurs conquêtes (et pour leurs échanges commerciaux !) sur des embarcations bien adaptées aux conditions particulières et complexes de la navigation danubienne. Les Russes s’empareront par la suite du bas-Danube au détriment des Ottomans.

Longue est la liste des empires du bassin danubien qui connaissent d’abord une expansion puis déclinent, se replient sur leur territoire d’origine voire disparaissent. Il y a là pour l’Europe d’aujourd’hui une édifiante leçon d’histoire.

Malgré des conflits récurrents le fleuve est aussi resté un axe sur lequel et le long duquel les échanges et des routes commerciaux se sont développés.

Les enjeux internationaux du fleuve : le long processus de la navigation commerciale

Aux exceptions notables de l’Empire romain et, pour  la partie inférieure du fleuve, de l’Empire Ottoman, la navigation sur le fleuve est jusqu’au XIXème siècle aux mains des nations riveraines et de leurs représentants locaux plus ou moins officiels.

Le XIXème sera l’époque qui verra enfin naître l’idée d’un statut international pour le fleuve, idée (inspirée de la révolution française) qui, à cause des nationalisme qui vont agiter les peuples danubiens, de l’obstiné centralisme viennois et de la guerre de Crimée, ne pourra se concrétisera qu’en 1856.

Le premier phare construit par la Commission Européenne du Danube à Sulina sur le bras du même nom, aujourd’hui transformé en Musée (photo droits réservés)

Le traité de Paris est signé le 18 mars 1856 et en vertu de l’article 16 de celui-ci une première commission internationale voit le jour, la Commission Européenne du Danube qui est chargée des travaux d’aménagement « nécessaires, depuis Isaktcha [Isaccea, rive droite mille 56,05], pour dégager les embouchures du Danube, ainsi que les parties de la mer y avoisinant, des sables et autres obstacles qui les obstruent, afin de mettre cette partie du fleuve et lesdites parties de la mer dans les meilleures conditions possibles de navigabilité. » Le mandat de la CED qui n’était initialement que de deux ans fut prolongé jusqu’à la fin des travaux puis il sera à nouveau prolongé à plusieurs reprises jusqu’en 1939, date à laquelle la CED transmettra à la Roumanie la gestion des aménagements réalisés dans le delta du Danube. Une nouvelle convention sera signée en 1921, après la première guerre mondiale pendant laquelle le Danube a lui-même été le théâtre d’affrontements tragiques. Une Commission Internationale du Danube (CID) est instituée, complémentaire de la Commission Européenne du Danube qui s’occupe du secteur Brăila-mer noire. La CID s’occupe des problèmes de navigation sur le reste du fleuve et des affluents correspondant.  Elle est dissoute en 1940 à la conférence de Vienne, sous la pression des nazis. La navigation danubienne commerciale est totalement interrompue pendant la deuxième guerre mondiale.
Une nouvelle commission internationale, la Commission du Danube est établie à la suite de la Convention relative au régime de navigation sur le Danube, signée le 18 août 1948 à Belgrade. Elle a son siège à Budapest. Ses compétences en terme de navigation s’exercent depuis cette date et s’étendent d’Ulm (Allemagne) à Braïla (Roumanie). Une Administration du Bas Danube roumaine, dit « Danube maritime », gère en complément, le secteur de Braïla à Sulina.

Navigation maritime sur le bras aménagé de Sulina

Le Danube n’a aucune nationalité, il n’appartient à aucun pays. Il n’est ni allemand,  ni autrichien, ni slovaque ou hongrois, croate, serbe, roumain, bulgare, ukrainien ou moldave, le Danube est le Danube.

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Danubiennement vôtre !

Le Danube en quelques chiffres

Une longueur  fluctuante… selon les sources
Longueur totale du Danube, de Sulina (kilomètre 0, Roumanie) jusqu’à la source de la Breg en Forêt-Noire (Furtwangen, Allemagne) : 2 888 km. Il occupe la vingt-et-unième place parmi les plus grands fleuves du monde. C’est le plus long fleuve d’Europe après la Volga (3 740 km). Le Danube franchit de la Forêt-Noire jusqu’à la mer Noire 22 longitudes.

Le Danube mesure 2 840 km de Sulina (Roumanie) jusqu’à Donaueschingen (Allemagne) où la Breg et la Brigach, deux petits cours d’eau du vieux massif de la Forêt-Noire, se rejoignent et forment officiellement le Danube.

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Un lieu magique et une des sources du Danube : la source de la petite Breg à Furtwangen en Forêt-Noire (Allemagne)

Deux particularités pour ce fleuve :
– sa longueur se mesure exceptionnellement d’aval en amont,
– cette longueur varie suivant que l’on mesure le nombre de kilomètres depuis Sulina jusqu’à Donaueschingen (2 840 km), lieu où le fleuve prend officiellement son nom de Danube ou de Sulina jusqu’aux sources de la Breg ou de la Brigach (2 888 km). Il semble difficile de s’entendre sur la longueur totale exacte du fleuve. Certaines sources avancent le chiffre de 3019 km.

De Sulina (km 0) à Galaţi (km 151), le parcours du fleuve est considéré comme une route maritime, aussi il se mesure sur ce bras navigable du delta par conséquent en milles marins (1 mille marin = 1, 852 km).

La distance en ligne droite, entre le confluent de la Breg et de la Brigach à Donaueschingen et l’embouchure du fleuve est de 1 630 km, donnant ainsi un coefficient de sinuosité de 1,7.

Sur le bras de Sulina

Dénivelé
Le dénivelé total du fleuve, depuis Donaueschingen jusqu’à la mer Noire n’est que de 678 m. La pente moyenne est donc très faible et n’est égale qu’à 25 cm/km.

Débit
Le fleuve a un débit annuel moyen d’environ 203 millions m3 (6 500 m3/s).

Coucher de soleil sur le moyen-Danube (photo droits réservés)

Régime
Rassemblant des eaux en provenance des hautes montagnes et de leurs contreforts, de hauts plateaux, de bassins et de plaines, le Danube possède un régime très varié dont le caractère évolue d’une rivière de montagne jusqu’à celui d’un grand fleuve de basse plaine. De nombreuses crues affectant en particulier le Haut et le Moyen Danube caractérise son histoire.

Principales crues historiques : 1342, 1501, 1787, 1838, 1899, 1954, 1965, 1970, 2002, 2006, 2010.

Principaux affluents
Le Danube reçoit au long de son cours plus de 300 affluents parmi lesquels certains d’entre eux sont de véritables fleuves : d’amont en aval, l’Iller, le Lech, l’Isar, l’Inn (515 km), rivière alpine dont certains disent que son débit serait supérieur à celui du Danube en amont de son confluent avec celui-ci à Passau (Bavière), l’Enns (349 km), la Traun, la Morava ou March (329 km), la Leitha (Lajta, Litava), la Váh ou Waag (378 km), la Gran ou Hron, l’Ipoly ou Eipel (232 km), la Drava (707 km), la Tisza ou Tisa ou Theiß (970 km), la Sava ou Save (940 km), le Timiş, la Velika Morava (245 km), le Timok (184 km), le Jiu (331 km), l’Iskǎr, l’Olé ou l’Olt (670 km), la Yantra, l’Argeş (327 km), le Siret (726 km) et le Prut ou Prout (967 km). Tous ces affluents prennent leurs sources dans l’un des trois massifs montagneux récents que le fleuve côtoie : les Alpes, les Carpates et les Balkans.

Le Prut, un grand affluent de la rive gauche du bas-Danube (photo droits réservés)

Les enjeux environnementaux du Danube : un fleuve régulé, canalisé sur une grande partie de son cours et une nature fragilisée
Les premiers travaux de régulation ont eu lieu dès l’époque romaine mais c’est à partir de la fin du XVIIIème  que les  grandes initiatives d’aménagement pour la navigation commencèrent. Elles se poursuivirent tout au long des deux siècles suivant avec pour conséquence, conjointement à l’industrialisation d’une partie des rives danubiennes et la construction de nombreux et grands barrages au XXème siècle, en particulier sur les cours allemands et autrichiens du fleuve mais aussi en Slovaquie (Gabčikovo) et dans les Portes de Fer (Djerdap I et II), la disparition, à quelques exceptions près, de la plupart des zones humides qui caractérisaient le fleuve dans ses parties hautes et moyennes ainsi qu’une sévère réduction des habitats et de la biodiversité. Plus de 80% de la longueur du fleuve ont ainsi été aménagés et sévèrement régulés par l’homme. Plus de 700 barrages et déversoirs ont aussi été édifiés le long de ses principaux affluents.

Le barrage roumano-serbe Djerdap I, dans les Portes de Fer, a certes amélioré la navigation dans cette partie du fleuve autrefois problématique et offert une énergie hydraulique abondante. Ce fut toutefois au détriment d’un patrimoine culturel et environnemental d’exception. (photo droits réservés).

Ce n’est que depuis les 30 dernières années que des efforts pour inverser la tendance et tenter de restaurer ou de préserver les espaces naturels ceux-ci ont été entrepris. Une plate-forme internationale, www.danubeparks.org, rassemble des importantes réserves naturelles de biosphère dont celle du delta et les principaux parcs nationaux danubiens de 8 des 10 pays riverains du fleuve (Moldavie et Ukraine exceptées). Scientifiques et chercheurs collaborent dans le cadre d’initiatives transfrontalières pour la protection de l’environnement et la reconstitution de milieux naturels danubiens endommagés par l’homme. Des actions en faveur de la biodiversité sont aussi initiées par le WWF comme le repeuplement du delta et du Bas-Danube roumain, bulgare et ukrainien par les esturgeons, aujourd’hui espèce menacée d’extinction, et des associations locales de protection de l’environnement. Mais de nombreux dangers et difficultés subsistent.

Le Pélican, oiseau emblématique du delta du Danube a bien failli disparaître. Aujourd’hui pélicans blancs et frisés sont protégés mais leur nombre a considérablement diminué depuis le début du XXème siècle.

Bassin versant
Son bassin versant, qui occupe le vingt-cinquième rang mondial, représente une superficie totale de 817 000 km2 (environ un douzième du continent européen), englobe totalité ou partie 19 pays européens pour une population d’environ 83 millions d’habitants. Il s’étend à partir de 8° 09’ (sources de la Breg et de la Brigach) jusqu’ 29° 45’ de longitude est (delta sur la mer Noire).
Le point le plus méridional du bassin danubien se situe au 42° 05’ de latitude nord, à la source de son affluent l’Iskar dans le massif du Rila, et son point le plus septentrional à 50° 15’ de latitude nord, à la source de la Morava (March).

Selon sa structure géologique et géographique, le bassin versant du Danube peut-être divisé en 3 régions : Le Haut-Danube, le Moyen-Danube et le Bas-Danube.
Un tiers de ce bassin appartient aux grands massifs montagneux récents (Alpes, Carpates, Balkans, Monts dinariques) et les deux autres tiers sont représentés par des montagnes moyennes de formation plus ancienne (Forêt-Noire, Jura souabe et franconien, Forêts de Bavière et de Bohême, Hauteurs tchéco-moraves), des plateaux (Dobroudja, Ludogorie, plateau moldave, Podolie) et de grandes plaines (plaine panonienne ou Alföld, plaine roumano-bulgare).

Bassin-du-Danube

Bassin du Danube ; le fleuve au coeur d’un important réseau hydrographique (sources Wikipedia)

Le bassin du Danube avoisine à l’Ouest et au Nord-Ouest, près de ses deux sources, le bassin du Rhin, confine au Nord au bassin de la Weser, de l’Elbe, de l’Oder et de la Vistule, au Nord-Est au bassin du Dniestr et au Sud aux bassins versants des fleuves tributaires de la mer Adriatique et de la mer Égée.

Climat
En raison de sa forme allongé d’Ouest en Est et de la variété de son relief, le bassin versant du Danube reflète des conditions climatiques très diversifiées : influences océaniques (Haut Danube), influences méditerranéennes dans les territoires traversés par deux de ses affluents, la Drava et la Sava (Haut et Moyen Danube), climat continental aux hivers rigoureux dans les régions danubiennes orientales (Bas Danube). Le climat est également tributaire de l’altitude et de l’exposition au vent ou non. Ensoleillement, nébulosité, régime des précipitations et des vents contribuent à complexifier le climat et sont à l’origine de nombreux microclimats sur les rives danubiennes.

Un fleuve et un bassin multiculturels
Le bassin danubien se caractérise d’abord et ce depuis l’antiquité, comme un territoire de nombreuses migrations et invasions, un espace habité en conséquence par des populations d’une très grande diversité ethnique ainsi que par la présence d’un magnifique patrimoine naturel et multiculturel.

De nombreuses langues sont parlées sur les rives du fleuve parmi lesquelles l’allemand, le slovaque, le hongrois, le serbo-croate, le roumain, le bulgare, le moldave, l’ukrainien, le russe, l’hébreu, le romani, le turc, le tchèque, le ruthène… Des centaines de dialectes locaux et régionaux symbolisent également l’extraordinaire et complexe mosaïque linguistique et culturelle du bassin danubien.

Plusieurs alphabets, latin, arabe, vieux-slavon et cyrillique cohabitent où cohabitèrent ensemble sur les rives du fleuve où à proximité.

Le fleuve le plus international au monde !
10 pays se tiennent sur les rives du Danube ce qui en fait le fleuve le plus international au monde de ses sources jusqu’à la mer Noire : Allemagne, Autriche, Slovaquie, Hongrie, Croatie, Serbie, Roumanie, Bulgarie, Moldavie, Ukraine.

Le Danube à Vienne depuis la rive gauche : un fleuve domestiqué et urbanisé (photo droits réservés)

Quatre capitales dont trois de pays appartenant actuellement à l’Union Européenne ont « fenêtre » sur le Danube : Vienne (Autriche), Bratislava (Slovaquie), Budapest (Hongrie) et Belgrade (Serbie).

De nombreuses grandes villes et petites cités au patrimoine historique et culturel d’exception se tiennent sur les rives du fleuve parmi lesquelles Donaueschingen considéré comme l’une des sources officielles du fleuve, Ulm, Ingolstadt, Regensburg, Passau (Allemagne), Linz, Ybbs, Melk, Krems, Vienne, Tulln, Hainburg (Autriche), Györ, Esztergom, Szentendre, Budapest, Baja, Mohács (Hongrie), Vukovar (Croatie), Novi Sad, Belgrade, Kladovo (Serbie), Orşova, Drobeta-Turnu Severin, Brăila, Galaţi,  Sulina (Roumanie), Ruse, Vidin, Silistra (Bulgarie), Ismaïl, Vilkovo (Ukraine) pour ne citer que quelques-unes d’entre elles.

L’abbaye bénédictine de Melk au bord du fleuve, joyaux du Baroque autrichien (photo droits réservés)

Navigation
La navigation et les aménagements sur le fleuve ont commencé dès l’antiquité. 
Le Danube est navigable sous certaines conditions pour de petites unités depuis Ulm (Bavière, Allemagne) et de Kelheim pour de grosses unités jusqu’à la mer Noire (bras de Sulina), soit sur une distance officielle de 2 414, 72 km.

Transport fluvial sur le Danube slovaque (photo droits réservés)

Le régime de sa navigation est administré depuis Kelheim jusqu’à Sulina par la Convention de Belgrade de 1948 et deux protocoles additionnels de 1998 dont la mise en application est confiée à une commission internationale, la Commission du Danube qui siège à Budapest.

Le delta du Danube : un monde à part, une histoire singulière, une biodiversité extraordinaire, un espace à préserver.
Le Danube et ses trois principaux bras de Saint-Georges (sud), Sulina (médian) et Chilia (ou Kilia, nord) et une multitude de ramifications secondaires forme avant de se jeter dans la mer Noire un exceptionnel delta alluvionnaire en constante progression. Ce territoire unique, à la biodiversité exceptionnelle, habité dès l’antiquité est en partie désormais protégé (Réserve de Biosphère du delta du Danube).
Superficie du delta du Danube : environ 5 640 km2
Longueur du delta d’ouest en est : 75 km
Largeur : 150 km

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Apothéose d’un fleuve : photo du delta du Danube prise par le satellite Landsat en 2000

 

 

 

 

 

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